Autoblog du Hollandais Volant

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Lecture : Surveillance:// par Tristan Nitot

Tue, 10 Jan 2017 20:03:54 +0100 - (source)

Je viens de lire le livre surveillance://, écrit par T. Nitot (ancien président de Mozilla Europe, a été membre du CNN et est actuellement chez Cozy-Cloud et membre à la CNIL). Il se consacre à la défense des libertés numériques et de la Neutralité du Net.

surveillance:// a pour but de sensibiliser le lecteur a tout ce qui touche de près ou de loin la vie privée sur internet et les libertés numériques.

Cela passe évidemment de tout ce qui concerne l’affaire Snowden et la NSA, mais aussi (et surtout) ce que des entreprises comme Google ou Facebook peuvent faire avec les données qu’ils récupèrent constamment sur les utilisateurs (en partie parce que l’on leur donne volontairement), jusqu’à des notions de chiffrement et un peu de sécurité informatique (intérêt du HTTPS, par exemple), en passant par la nécessité des logiciels libres et de revenir si possible à des solutions décentralisées.

En soi, pour moi rien de nouveau : ça fait des années que je partage ici-même des articles expliquant ce qui se trame dans l’ombre des géants du net. Ce qui est intéressant en revanche, c’est de prendre conscience de l’ampleur des possibilités que la surveillance offre à ces entreprises (surtout les premiers chapitres), et pourquoi leur argument marketing n’est la plupart du temps que du flan.

Bien-sûr là aussi j’avais déjà partagé quelques scénarios (par exemple avec le Linky, mais pas seulement), mais T. Nitot commence son ouvrage par en lister un bon paquet, et dont les conséquences peuvent être minimes comme très grandes (par exemple faire basculer le résultat d’une élection…).

Le livre n’est pas là pour faire peur, ni pour rendre tout le monde paranoïaque, mais il a une dimension explicative et éducative qu’il convient de partager au plus grande nombre. Il donne quelques idées, des solutions applicables par tous (ou presque) pour réduire la surveillance opérée à notre insu et reprendre le contrôle de nos données et notre vie numérique.
Il donne aussi à la fin tout un tas d’astuce pour configurer divers programmes et divers sites pour accroître un peu la sécurité et la diffusion de nos données (par exemple sur les réseaux sociaux).

De l’autre côté le bouquin met aussi l’accent sur la surveillance opérée par les gouvernements : comment est-il possible qu’aujourd‘hui il soit devenu parfaitement acceptable (et accepté) qu’une surveillance de masse s’installe impunément alors que des institutions que la Ligue des Droits de l’Homme ou l’ONU s’insurgent contre ça, et quand bien même le droit et le respect de la vie privée soient inscrits dans tous les grands traités (DUDH, DDHC, etc.) ?
Aujourd’hui plus que jamais, une prise de conscience par le public des enjeux de la vie privée est nécessaire, et ce bouquin constitue un bon début à ça également.

Bref, pour moins de 20 €, je vous en conseille la lecture, même si vous êtes du milieu. Il constitue une bonne référence, avec beaucoup de citations, de références, et d’exemples. Le livre est il pas technique du tout (les quelques points techniques sont très bien vulgarisés), facile à lire et il se lit en quelques heures seulement.


Pointeur laser et pile rechargeable

Wed, 04 Jan 2017 16:43:50 +0100 - (source)

Parfois la connaissance d’un peu de physique de base permet de comprendre des choses.

Aujourd’hui par exemple : j’ai reçu deux pointeurs laser vert (532 nm). Voulant les essayer, je met deux piles dedans. Ça ne marche pas.

C’est étrange, mais j’essaye deux autres piles : même résultat.
Manifestement quelque chose ne va pas avec ce pointeur laser. J’essaye dans le second : idem. Peut être que ça vient des piles ? J’utilise depuis des années des piles rechargeables, et ces piles sont censées être chargées, toutes.

Je remarque cependant que le pointeur laser (qui doit émettre un faisceau vert) émet plutôt un très faible faisceau rouge. Ceci n’est pas une surprise : le fonctionnement de ces pointeurs est tel que c’est une diode rouge qui excite un semi-conducteur, qui va à son tour émettre un faisceau infra-rouge de 1064 nm ; faisceau qui va finalement passer à travers un filtre KTP qui va diviser la longueur d’onde par deux, et on retombe bien sur nos 532 nm de lumière verte.
Bref, ici donc, il n’y a pas de production de la dite lumière verte. Cette lumière rouge n’est visible par ailleurs que quand les piles sont vides, ce qui n’est pas bien logique : comme j’ai dis, elles sont chargées…

Il se trouve que j’ai également un pointeur laser bleu (405 nm).
Après tests, mes piles fonctionnement parfaitement dedans, elles sont donc bien chargées.

C’est là que je me suis souvenu : les piles rechargeables habituelles (Ni-MH) ont une tension de sortie de 1,2 V. Deux piles totalisent donc une tension de 2,4 V. Les piles non-rechargeables (alcalines) ont une tension nominale de 1,5 V, et donc deux piles fournissent 3,0 V.
En général, que ce soit dans un Game-Boy, une lampe torche, ou une manette de XBox, ceci n’a aucune importance.

Dans un laser, la différence a une grande importance.

Pour qu’un pointeur laser (ou toute source laser d’ailleurs) fonctionne, il faut que les électrons dans la source laser soient excités. Plus précisément, la population d’électrons excités doit être plus importante que la population d’électrons désexcités.
Ces électrons excités vont se désexciter et émettre un photon qui va lui-même engendrer d’autres photons en passant à côté des autres électrons : c’est ce qu’on appelle l’émission stimulée (le « S » dans « LASER »). Si les électrons se désexcitent avant que les autres soient excités, alors l’émission stimulée ne fonctionne pas. Et c’est ce qui se passe ici : la trop faible tension des piles rechargeables ne suffit pas à provoquer l’émission stimulée et donc à produire un faisceau laser : tout ce qu’on voit c’est une très faible lueur rouge…

La raison à cela est la nature d’une diode (lumineuse ou non) : les diodes ont une tension de seuil, en dessous de laquelle elles ne laissent pas passer le courant, ou alors très peu (voire trop peu) comme dans le cas présent. C’est la raison qui fait que la diode rouge ne produit pas assez de photons et qui empêche l’émission laser.

Pour parvenir à cette conclusion, j’ai légèrement réchauffé les piles rechargeables : ne les frottant dans les mains ou en les posant une minute ou deux contre un radiateur. Et là… miracle : le pointeur laser fonctionne ! Faiblement, certes, mais ça fonctionne. Le fait de réchauffer les piles a pour effet d’augmenter légèrement la tension de sortie, et cette augmentation a dû suffire pour dépasser la tension de seuil de la diode.

Je suis ensuite allé chercher des piles alcalines au coin de la rue : sans surprises, le pointeur laser fonctionne parfaitement avec des piles alcalines.
Ce qui est un peu normal au fond : le pointeur laser est prévu pour fonctionner sous 3 V de tension, et ici, une tension plus basse ne pardonne pas…

Au passage, si mes piles rechargeables à 1,2 V permettent à mon pointeur laser bleu de fonctionner, c’est simplement que le circuit électronique de ce pointeur utiliser une source laser différente, avec probablement une autre diode, dont la tension de seuil est plus basse, et donc atteinte même avec 2,4 V.

Bref, aujourd’hui la science a permis à deux piles rechargeables de ne pas finir à la benne :D


Une vision cosmique

Wed, 21 Dec 2016 20:11:19 +0100 - (source)

the stage cover
Le groupe de heavy metal Avenged Sevenfold (A7X) a sorti récemment son dernier album The Stage. Si je n’accroche toujours pas spécialement d’un point de vu musical, cet album est très orienté vers la science, en particulier la cosmologie et notre place dans l’univers.

La dernière chanson, Exist (écouter sur YouTube), raconte (à l’image d’une symphonie classique) l’histoire de notre univers de façon musicale du Big Bang au présent. Dans le dernier mouvement de la chanson, on peut entendre l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson prononcer un discours.

Le contenu du discours s’articule sur trois éléments : l’état actuel (et déplorable) du monde, une façon de s’en sortir en tant que civilisation, et pour terminer une description de ce qui nous attend si nous renonçons à solutionner les problèmes actuels.

Voici la retranscription du discours :


We have one collective hope: The Earth.
And yet uncounted people remain hopeless. Famine and calamity abound. Sufferers hurl themselves into the arms of war. People kill and get killed in the name of someone else's concept of God.

Dare we admit that our thoughts and behaviors spring from a belief that the world revolves around us?
Each fabricated conflict, self murdering bomb, vanished airplane, every fictionalized dictator, biased partisan and wayward son part the curtains of society's racial, ethnic, religious, national and cultural conflicts? And you find the human ego turning the knobs and pulling the levers…

When I track the orbits of asteroids, comets, and planets, each one a pirouetting dancer in a cosmic ballet, choreographed by the forces of gravity, I see beyond the plight of humans. I see a universe ever expanding with its galaxies embedded within the ever-stretching, four-dimensional fabric of space and time.

However big our world is — in our hearts, our minds, in our out-sized atlases, the universe is even bigger.
There are more stars in the universe than grains of sand on the world's beaches. More stars in the universe than seconds of time that have passed since Earth formed. More stars than words and sounds ever uttered by all humans who have ever lived.

The day we cease exploration of the cosmos is the day we threaten the continuance of our species. In that bleak world, arms-bearing, resource-hungry people and nations would be prone to act on their low contracted prejudices and would have seen the last gasp of human enlightenment; until the rise of a visionary new culture once again embraces the cosmic perspective; a perspective in which we are one, fitting neither above, nor below, but within.

Que je traduis ici en français :

Nous avons tous en commun un espoir : la Terre.
Pourtant, bien des êtres humaines demeurent sans espoir. Les famines et le malheur abondent. Leur victimes se ruent à la guerre. Des gens tuent et se font tuer au nom d’un Dieu appartenant à quelqu’un d’autre.

Osons nous avouer que nos croyances et nos agissements jaillissent de la conviction selon laquelle le monde tourne autour de nous ? Que chaque conflit orchestré, chaque ceinture de bombes ou avion détourné, chaque dictateur fictionnalisé, partisan biaisé et enfant rebelle sont le reflet des conflits raciaux, ethniques, religieux, nationaux et culturels de notre société ? Et l’on trouve l’égo des humains à leur commande…

Quand j’observe les orbites des astéroïdes, comètes et planètes, chacun pris dans un tournoyant ballet cosmique chorégraphié par les forces de gravitation, mon regard surplombe le désarroi humain. Je vois un univers en perpétuelle expansion avec ses galaxies prises au pièges dans un maillage quadridimensionnelle, d’espace et de temps, s’étirant pour l’éternité.

Aussi grand que peut sembler notre monde, dans nos cœurs, nos esprits, dans nos énormes atlas, l’univers est encore plus vaste.
On trouve plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable sur les plages du monde. Plus d’étoiles dans l’univers que de secondes écoulées depuis la formation de la Terre. Plus d’étoiles que de mots prononcés ou de sons émis par tous les humains qui ont jamais vécu.

Le jour où nous arrêterons d’explorer le cosmos sera le jour où nous mettrons en péril perpétuation de notre espèce. Dans ce monde terni, des humains, des peuples, armés et avides, n’auront plus qu’à répondre de leur médiocres préjugés, ayant assisté à l’extinction du dernier soupir de l’illumination humaine, jusqu’à ce que la naissance d’une culture nouvelle et visionnaire embrase de nouveau une ambition cosmique ; ambition dans laquelle nous serions unis, où nous ne serions ni en bas, ni en haut, mais dedans.

Je trouve ce discours magnifique et prenant, presque envoûtant. Il rejoint en fait le discours A Pale Blue Dot de Carl Sagan.
Pleine de vérité et d’humilité, il ajoute par rapport au discours de Carl Sagan qui ne fait qu’un état des lieux du monde, une solution, à savoir unir notre espèce autour de la question de sa survie et de son avancement, plutôt que sa division par des guerres d’égo.

La dernière partie peut montrer ce qui risque d’arriver si notre civilisation renonce à voir au delà de l’égo de chacun : sa disparition, pure et simple.

Maintenant, quand je parle de la survie de notre espèce, je parle ici de nous protéger de nous même, ainsi que le reste de la vie et de la nature ; et au delà de la Terre, de poursuivre l’exploration de l’univers pour continuer à évoluer.
Or quand je regarde la voie prise par des nations comme les États-Unis d’Amérique qui était — jadis — porteur de l’espoir en matière de progrès technique d’une planète entière et que je vois que les programmes spatiaux et scientifiques américains se réduire peu à peu à rien et que ce même pays vient de choisir comme leader une personne voulant foutre la nature et la planète en l’air, j’ai bien peur de devoir dire que je n’ai que peu d’espoir pour mon espèce, au moins dans un futur proche…


Nope, toujours pas de pub chez moi

Mon, 19 Dec 2016 22:06:11 +0100 - (source)

Une régie de pub me contacte pour me proposer d’aider à monétiser mon site. Je ne suis toujours pas intéressé par de la publicité sur mes sites, mais c’est toujours intéressant de voir ce qu’ils proposent (et plus généralement de voir ce qu’il y a sur le marché).

Fait intéressant, ils ont un simulateur.
Alors simulons : parmi tout ce qu’ils proposent, je choisis un carrée de pub en haut, une bannière en bas. J’inclue également l’option « mobile » (qui ajoute de la pub sur les téléphones) et des boutons en bas des articles (au total 3 blocs de pub sur une page) et j’entre le nombre de pages vues par mois pour mon site.

Le truc me sort ça sur ce site : « 2940 € HT à 5460 € HT par mois* ».
Et pour mon blog scientifique : « 931 € HT à 1729 € HT par mois* ».

Ok.

Le petit astérisque indique qu’il faut évidemment déduire les visites qui se font avec un Ad-Block (la majorité sur LHV, j’imagine — disons 50% au bas mot). À mon humble avis, je pense qu’on peut aussi tenir compte du fait que ces chiffres sont tout simplement gonflés (on réduit encore de moitié, juste pour être sûr).

En gros, en étant plus ou moins réaliste on divise ça par quatre, il reste 700 € à 1 300 € pour ce site seul (dont il faudrait encore retirer les charges et impôts).

Mouais. Ça me semble vraiment beaucoup pour un site comme le miens.

Quoi qu’il en soit, est-ce que ça vaut le coup pour moi ? Nope.

Pas que je m’assoie sur le fric, mais plutôt parce que j’en ai pas « besoin » et que de plus, je me bats depuis longtemps contre la pub et pour les solutions alternatives. Je ne veux pas pourrir le temps de cerveau plus que la télé/médias/politiques/panneaux de pub dans la rue… ne le font déjà.

Oui, j’encourage la création, l’écriture, le partage, l’expression (tout ce que j’ai toujours fait ici même), et j’aimerai que ces choses là soient un jour rémunérés (partout et en général, si possible sans intermédiaires), mais je ne vois toujours pas la publicité comme quelque chose qu’il faille encourager ni comme une véritable solution avec laquelle on peut vivre (du moins, avec la conscience de jouer avec le temps de cerveau de ceux qui me lisent).

Je pense que les solutions comme Patreon ou Tipeee ne sont pas mal : d’un côté elles encouragent directement la création (y compris exclusive pour ceux qui contribuent) et de l’autre elles incitent le public à s’investir, avec un réel retour possible. La relation entre le public et le créateur est largement plus directe que dans le cas de la publicité (ou même que ne l’était Flattr ou les simples dons).

==
Pour finir, j’en profite pour redire qu’en ce qui me concerne, il y a quelques personnes qui me proposent parfois des dons, justement, que ce soit pour l’un ou l’autre de mes blogs ou pour tout ce que je fais en plus. Notez qu’actuellement je ne les accepte plus du tout.

J’encourage plutôt de donner à Framasoft, Mozilla, LQDN ou encore Wikipédia, éventuellement en mon nom, mais c’est tout. L’argent sera dépensé pour le mieux.


L’avis de passage « imaginaire »

Sat, 26 Nov 2016 09:17:57 +0100 - (source)

Oui, avec le « i » égal à la racine carrée de −1, c’est bien celui-là.

J’avais déjà râlé contre les transporteurs une fois. Là, la poste vient d’inventer un autre dispositif : ça s’appelle l’avis de passage imaginaire.

Tu sais que le facteur est déjà passé 3 fois dans la semaine car tu as reçu un e-mail par jour depuis trois jours et qu’il décide à chaque fois de garder le colis et de repasser le lendemain, un autre jour ouvré où je ne suis pas là¹.
Le dernier jour, justement, il me laisse le fameux avis de passage imaginaire : tu le vois pas dans la boîte aux lettres, mais il est bien là : il suffit de l’imaginer.

Le principe est le même qu’avec un avis de passage classique : tu le prends et tu vas au bureau de poste avec. Le guichetier n’est pas imaginatif, donc l’avis de passage imaginaire sera inutile à partir de maintenant. Il faut juste lui demander si — par hasard — il n’aurait pas un colis pour toi. Et normalement il y a des chances qu’il en ait un (c’est marqué sur le colis qu’un avis de passage a été passé. Il a oublié le « imaginaire » par contre : le mot doit être trop long…).

Bon là j’ai résolu le problème parce que je savais que qu’il était passé grâce à un e-mail envoyé par le service de suivi du colis. Mais si y avait pas d’e-mail d’envoyé ? Je fais quoi ? Je dois tout deviner ?
C’est la deuxième fois que ça arrive en moins d’un mois. La première fois j’avais pas reçu d’e-mail. C’est en me rendant à la poste pour autre chose qu’on me dit que j’avais aussi un colis en attente depuis quelques jours. Une semaine de plus et ils le renvoyaient dans son pays.

J’ai mis le guichetier au courant. J’espère que l’info va remonter.

¹ ouais, je suis tellement con aussi d’avoir un travail, et de pas rester chez moi comme tout le monde pour attendre le facteur, ou EDF, ou le service des eaux, ou je ne sais pas qui s’imaginant qu’on a que ça à faire de sa vie.


Vive les mises à jour Windows, encore une fois

Fri, 25 Nov 2016 18:31:24 +0100 - (source)

Cher Microsoft :

La prochaine fois que tu mets à jour MON ordinateur, pourras tu éviter de :
- prendre 5 heures pour faire la mise à jour ;
- remettre ton navigateur de merde (Edge) en navigateur par défaut (et me supplier avec 3 popup de pas mettre Firefox par défaut) ;
- remettre cortona et toute ta panoplie d'applications débiles (netflix, candycrush, twitter & co) ;
- wiper Firefox et mes programmes ;
- virer l'antivirus ;
- supprimer mes fichiers personnels ;
- changer mon fond d'écran ;
- tout mettre en anglais.

En attendant, tu me fais chier.
Va bien cordialement aller te faire foutre.

PS : t'as de chance que certains jeux ne fonctionnent qu'avec un système de merde comme le tiens.


Trump Président

Wed, 09 Nov 2016 18:08:55 +0100 - (source)

À cette heure, Donald Trump est pratiquement président des États-Unis.

Entre « on est fichu » ou « bordel de merde », je ne sais pas encore où je suis.
Beaucoup, y compris les médias qui se sont amusés de la campagne présidentielle, pensaient que c’était une blague, qu’il n’aurait aucune chance, etc.

Ben voilà.
Maintenant faut assumer d’avoir un psychopathe à la tête de la première puissance mondiale.

Pour le reste, je me contenterais de ça :

Qu'il soit élu maintenant, ça soulève d'énormes questions. S'il est élu pour un second mandat, on aura les énormes réponses.
[François Pérusse]

Car on peut toujours tomber plus bas.


Je dis oui à l’USB-C

Sat, 05 Nov 2016 12:58:58 +0100 - (source)

Ça y est, Apple a sorti (en grande pompes) sa version annuelle de ses pc portables, et évidemment tout le monde râle.

La « nouveauté » cette année, qui concerne également les tout derniers iPhone, c’est le remplacement de toutes les prises (USB, Jack sur l’iPhone, HDMI, chargeur…) par des prises USB-C, censées remplacer tout le reste.

Cette nouveauté avait déjà fait râler à propos de l’iPhone (on ne peut plus brancher un casque normal sans passer par un adaptateur), il fait aussi rager les utilisateurs des Mac Book qui doivent maintenant refaire le plein d’adaptateurs pour connecter leur équipement.

J’ai plusieurs remarques à faire sur tout ça.

Premièrement je pense qu’on est tous d’accord : le fait que les adaptateurs ne soient pas fournis avec l’ordinateur (et soient si chers) c’est honteux, surtout pour un ordinateur vendu 2 000 dollars. Mais bon, tout le monde connaît Apple. Si depuis le temps y en a encore qui s’en étonnent, je ne peux rien pour vous.

Ensuite, concernant l’USB-C lui-même, je trouve que c’est plutôt une bonne avancée dans le domaine, et on était déjà passé par là quand on est passé à l‘USB au début des années 2000 : perso j’ai encore des souris d’ordinateur et des claviers avec le port PS/2, avant que ça passe tout en USB. À l’époque, les imprimantes et les écrans avaient également leur propre port spécifique.

Or, aujourd’hui, d’une vingtaine de ports différents, on passe aujourd’hui à un seul, par où on peut tout faire passer : le port USB-C, qui peut recevoir des périphériques de stockage, des claviers, des écrans, des connecteurs réseau, des prises casques et sert même de port de charge. Niveau simplicité, je vois pas comment on peut faire mieux (à part passer par du sans-fil).

L’USB classique, que ce soit l’USB2 ou l’USB3, on peut brancher ce qu’on veut dessus. L’USB-C a en revanche changé de forme et oui, ça nécessitera de passer par des adaptateurs pendant un moment.

Mais dans quelques années, je pense que tout le monde sera largement content : aussi bien nous, les utilisateurs, car on n’aura plus besoin de se demander si tel ou tel PC va pouvoir accueillir tel ou tel périphérique, mais aussi les constructeurs, qui n’auront plus à choisir entre un port DVI ou un port HDMI à mettre sur leur machine.
Sans oublier le fait qu’on n’aura plus de misérable port exotique (firewire, infrarouge…) qui ne sert jamais, mais à la place un port USB-C qui pourra accueillir ce qu’on veut.

En attendant ce moment où tout sera devenu à peu près standard, et voyant encore très peu (voire par du tout) d’appareils USB-C natifs, je comprends que les constructeurs veuillent aller de l’avant. C’est chiant, oui et ils pourraient faire des efforts pour les adaptateurs, mais je pense qu’on sera gagnant sur la simplicité dans quelques années.


Retour Dell XPS 15 (9550)

Sat, 03 Sep 2016 10:44:07 +0200 - (source)

Comme d’hab après un achat de matos, il est intéressant de faire un retour, pour aider les prochains à faire un choix ou même pour mettre de côté quelques notes pour le futur.
Ici je parlerai comme promis du Dell XPS 15 (9550).

Les caractéristiques matérielles complètes sont données sur la page, je résume ici vite fait le contenu de ce portable :

Le cahier des charges

Mes besoins en terme de PC sont devenus spécifiques avec le temps. Aujourd’hui je ne me vois plus utiliser autre chose qu’un écran mate et un clavier lumineux. Je veux et j’ai besoin d’un ordinateur qui soit entièrement compatible GNU/Linux (Mint/Ubuntu).
Le 15 pouces me semble un bon compromis entre nomadisme et machine de travail fixe (le 17" est un peu gros, pour l’avoir vécu durant 3 ans, et le 13 pouces est un peu petit pour le confort, mais très pratique).

Sur ce type d’écran, le meilleur choix pour moi reste un écran Full-HD. C’est moins la résolution qui m’importe que la définition : le nombre de pixels indique le nombre de fenêtres que je peux afficher côte à côte. Je peux prendre un second écran chez moi (c’est fait, d’ailleurs), mais je me vois mal m’installer avec un 27" dans le train.

Les Dell offraient la possibilité de choisir un écran tactile en 4K (3240×2160). Bien-sûr un tel écran sur du 15 pouces ne se lit pas en résolution native. Si Windows (et Ubuntu) gèrent la mise à l’échelle, je n’ai pas trouvé la même chose sous Linux Mint Mate : on peut tout mettre en grand, mais sans tirer partie de la résolution plus grande et ça reste pixelisé ; autant dire, donc, qu’un tel écran ne sert strictement à rien sous ces conditions. Je ne vois également que peu d’intérêt à avoir un écran tactile (coucou les traces de doigts !).

Ah et enfin, je veux un PC démontable. Je veux pouvoir ajouter de la mémoire ou changer le disque dur sans sortir la tronçonneuse.

Maintenant, il faut choisir un modèle de PC dans le commerce.

J’ai tout de suite écarté les marques HP, Acer, Packard Bell. Ce sont des PC de loisir et pas pour bosser (je n’ai pas regardé leur gamme pro, ceci dit). En plus, je n’ai que des mauvaises expériences avec : peu solides, des défauts partout et surtout une plaie à démonter.
J’ai également écarté Asus. Malgré de bon produits, ils ont choisi de faire le pacte avec Microsoft et du coup tout changement de matériel ou d’OS est difficile. Hors de question d’avoir ça.
J’ai enfin aussi écarté Apple. J’ai toujours admiré leurs portables sur tous les plans sauf un seul : ils sont indémontables, donc non.

Il me reste quoi ? Ben… pas grand chose.
Je tourne sur du Clevo depuis 5 ans, et je connais Dell.

Clevo : leurs PC sont bien. Très configurables et démontable (avec manuel technique de 150 pages dispo sur leur site), les revendeurs le livrent souvent sans OS (pas de taxe Windows) et ils sont robustes. J’ai eu 3 PC de 17 pouces Clevo qui tournent tous encore dans la famille. Leur choix en 15 pouces est plus réduit.

Dell : j’ai un petit Dell XPS 13 depuis quelques temps, acheté d’occasion. Il se démonte (à part la Ram) et il est fulgurant de rapidité. J’ai une très bonne expérience avec ce petit PC et je veux la même chose sur un PC principal.
Leur gamme Inspiron s’est améliorée avec le temps (niveau finitions) mais les configurations ne sont pas tout à fait à la hauteur de ce que je cherche (un peu de performance quand même, avec une carte graphique dédiée).

Mon choix s’est donc porté sur le XPS-15 : un portable compact et puissant à la fois.

Un avantage (largement mis en avant par Dell) du XPS-15, est qu’il se vante comme étant le plus petit PC 15 pouces au monde : en effet, la bordure de l’écran ne dépasse pas 6 mm en haut et sur les côtés (contre 1,0~1,5 cm sur les autres portables). C’est un détail, mais ça donne un 15 pouces dans un châssis de 14 pouces. Niveau mobilité, c’est un plus.

Review

Le châssis aluminium-carbone
Si je commence par plus gros avantage, c’est le châssis : il est en aluminium (dessous) et en carbone (dessus), ce qui lui assure une grande légèreté, mais pas seulement !

Ces matériaux dissipent la chaleur.
Non seulement le portable reste froid et on ne se brûle pas les doigts ou la main sur le repose poignée (problème que j’avais sur mon Clevo W670, à cause du SSD à côté de la puce Wifi dans un recoin non ventilé), mais en plus il reste très silencieux. On a à peine un petit soufflement, très constant qui est complètement inaudible avec un casque sur les oreilles et qui est même caché par la frappe sur le clavier ou la musique.

Les deux ventilateurs latéraux sont une très bonne configuration pour refroidir l’ensemble du PC. La prise d’air est sous le portable (toute la largeur) et la sortie se fait sur le dos, au niveau de la charnière de l’écran, là aussi, sur toute la largeur. En usage normal pour moi (bureautique/prog, musique, surf), le CPU est ainsi à 30~33 °C et le disque dur est là à 34 °C (la température ambiante est 24 °C). Comparé à mes précédents PC, c’est entre 5 et 10 °C en moins.
Lors de tâches plus gourmandes en ressources (CPU et GPU), le CPU monte à environ 50 °C et le châssis également (~45 °C) mais là encore, c’est moins que les 50~60 °C brûlants sur certains de mes anciens PC.

Certaines reviews disent que le portable chauffe, mais de mon expérience personnelle, c’est le portable qui chauffe le moins, et de loin (j’imagine que c’est toujours plus qu’un Mac, pris en référence généralement).

Le clavier
Beaucoup n’aiment pas les claviers de portables car le retour n’est pas assez important (1,3 mm sur le XPS, ce qui est vraiment très peu). Perso j’aime bien le clavier, ça doit venir de l’habitude des claviers de portables.
Le clavier lumineux est bon, mais le clavier dans son ensemble n’est pas top et fait cheap. C’est en fait la structure entre les touches qui n’est pas égal partout et l’ensemble n’est donc pas plat. Pour un PC d’une telle gamme, ce n’est pas normal.

Une fonction que j’ai pas encore cherché à configurer et que j’avais déjà sur le XPS 13, c’est que la lumière du clavier s’éteint doucement après 10 secondes d’inactivité (du clavier ou du clickpad). Je suis assez mitigé pour ça : parfois c’est pratique, parfois moins. Je vais laisser ainsi.

Le clavier n’a pas de pavé numérique, ce qui pour moi est un gros plus : le bloc alphabétique est alors bien centré et pas décalé vers la gauche. En revanche, je maintiens qu’il manque des touches sur le clavier. Les boutons Home, PgUp/PgDn, Fin et la touche du menu contextuel sont absentes. À la place ce sont des touches de fonction, ce qui n’est pas vraiment pratique. Ils auraient pu ajouter une colonne de touches à droite avec ces quatre touches.
C’est aussi dommage que les touches fléchées soient des demi-touches. Ça ne me gêne pas pour jouer (ZQSD powa), mais c’est totalement ridicule quand même.

Divers
Quand j’ai reçu le PC, il avait Windows 10 avec lui. La première action à faire au premier allumage c’est aller dans le BIOS et désactiver le Secure-Boot (touches pour le Bios : F12) qui bloque le lancement d’autres OS et pilotes que ceux prévu par le constructeur et Windows. Après ça, on peut installer Windows 10 (qui ne me servira que pour les jeux).

Autre chose, le PC vient avec un HDD d’un tera-octet (5400 tpm) et un petit SSD M.2 de 32 Gio pour un système très rapide.
Ici, ce SSD n’était même pas formaté et Windows était sur le HDD. C’est un peu débile d’avoir fait comme ça de la part de Dell, mais au final ça m’a arrangé : le SSD est pour moi réservé à Linux Mint et ceci m’a évité le tracas de déplacer Windows 10 du SDD vers le HDD et éventuellement avoir une surprise de réactivation de Windows.

Aussi, pour partitionner le HDD, vu que Windows 10 y a mis ses 7 partitions mal agencées avec espace libre entre les partitions (pas de doute, on est bien chez Microsoft), il faut passer par la gestion des disques de Windows (GParted ne peut rien faire sans effacer des trucs). Ceci est un problème mais l’outil de Windows 10 fonctionne très bien, donc ça allait.

Le bloc d’alimentation ne possède pas de LED. Cette dernière est déportée sur le connecteur, qui se branche dans le PC. C’est assez stylé mais la LED reste bien trop forte et dérange si l’ordinateur se trouve dans la chambre.
Concernant la batterie, l’appareil dispose d’un bouton sur le côté avec des LED pour voir la charge présente dans la batterie. Même éteint, on peut voir la charge qu’il reste (en 0 % et 100 %, par palier de 20 %, ce qui est largement suffisant). L’utilité reste à mon avis encore à démontrer, mais ça peut être lié à la fonction PowerShare des prises USB : on profite de l’alim USB même quand l’ordi est éteint.

Niveau connectique, il n’y a que deux ports USB-3.0 (un peu juste) et un port USB-3.1-type C. Ce dernier est aussi un port Thunderbolt-3 (les deux sont unifiés et ont le même connecteur) mais il faut quand même acheter les adaptateurs à part (pour brancher une prise Lan ou DP dessus). Le port Thunderbolt-3 / USB-C a un débit de fou (40 Gb/s) qui permet de brancher des écrans 5K et d’autres trucs, mais à part ça, il ne sert à rien : il n’y a toujours pas beaucoup de matériel qui s’en sert. L’ordi a aussi une prise HDMI et Kensinton.

Concernant la double carte graphique : le basculement entre la carte Intel et nVidia sous Linux Mint fonctionne (il faut juste redémarrer X, donc se déconnecter et se reconnecter après un changement manuel), mais les pilotes nVidia ne proposent pas la synchronisation verticale (wtf!). Les graphismes sont donc meilleures avec la carte Intel pourrie qu’avec la carte nVidia beaucoup plus puissante, ce qui est un peu navrant. Mais bon, perso je m’en fiche de ça : ce n’est le cas que sous Linux et je ne joue pas sous Linux, donc ma carte Intel suffit.
Sous Windows 10, le bascullement sur la carte nVidia est automatique quand je lance un jeu. La carte est assez puissante pour lancer mes vieux jeux en 4K (Portal1/2, HL, IL2, Unreal tournament, LFS…).

Une autre chose à noter sur ce PC (première fois que je vois ça) : à part le bouton de mise en route qui possède une LED, et le cordon d’alimentation donc, il n’y a aucun témoin lumineux. Ni pour le Wifi, ni pour les accès disques. Pas que ça me dérange, mais ça change. Je ne sais jamais vraiment si le disque dur gratte ou pas. Ce n’est pas problématique sous Linux Mint, mais sous Windows un peu plus (pas moyen de savoir quand l’OS a fini de charger).

Conclusion

Niveau performance, je n’ai rien à dire : j’ai pris ce portable également pour jouer il s’en sort bien pour faire tourner des jeux de ~5 ans sur du 4K (graphismes moyen-haut). Le seul regret c’est peut-être que le disque tourne à 5400 rpm. Comme j’ai souvent dit, un disque dur à 7200 rpm fait beaucoup de différence pour un investissement relativement faible (un SSD d’un tera-octet c’est déjà plus cher).

Niveau hardware, à part la structure du clavier qui est un peu cheap et les touches « oubliées », c’est du bon. Le choix des matériaux et l’agencement des composants et des entrées d’air sont bien pensés et ont un but précis : refroidir la machine ; et ça marche très bien.

Pour la compatibilité Linux : tout fonctionne, j’ai juste encore un petit problème de mise en veille : avec mon Kernel 4.4.0.22, la mise en veille ne se fait pas toujours. Mais quand ça marche, la sortie fonctionne bien. Je n’ai pas encore bien cherché la cause de ça, même si je vois que je ne suis pas le seul avec ce problème et qu’a priori, ça vient de la carte Wifi. Il faut encore que j’essaye avec une autre carte Wifi (celle de mon ancien PC).

Enfin, comme d’hab, ma checklist Linux Mint a été mise à jour (LM18) et j’ai ajouté beaucoup de choses.

MÀJ : pour le problème de mise en veille, il suffisait de mettre à jour le kernel. Le bug ne semble plus être présent dans le 4.4.0.36. Sous Linux Mint, les kernel ne sont plus mis à jours comme avant, il faut les mettre à jour à la main dans le gestionnaire de mise à jour. Mint a choisis cette philosophie pour des raisons de stabilité du système.


Interdire tous les signes religieux ? Chiche !

Mon, 15 Aug 2016 16:37:03 +0200 - (source)

Ah tiens, un Maire veut interdire les signes musul… religieux ostentatoires.
Ben, je lui souhaite bonne chance. Certes, il interdira les burqas, les croix, les étoiles de David autour du cou. Mais bon, pourquoi s’arrêter là ?

La culture française, et même occidentale dans son ensemble est largement basée sur une culture chrétienne. Inutile de le nier, c’est juste comme ça et on ne peut pas changer le passé. Alors changeons l’avenir : désormais, on n’a plus droit à rien qui soit d’origine religieux. Nul part.

Alors commençons par le l’année. Nous sommes en 2016, non ? Et c’est 2016 après quoi ? Jésus Christ, tout à fait. C’est pas religieux ça ? Si ! Alors il faut redéfinir une nouvelle origine pour notre calendrier.
Notre calendrier justement : nous autres utilisons tous le calendrier Grégorien. Il faudra le changer aussi car il porte le nom d’un pape, Grégoire XIII, qui l’a imposé partout où il faisait figure d’autorité en remplacement du calendrier Julien (nommé d’après Jules César), car plus précis.
Au passage, avez-vu la date de publication de cet article ? Un 15 août. Ce jour ne sera plus férié dorénavant (comme une bonne partie d’autres jours fériés). Vous l’avez cherché.

Ensuite, on va rester dans les dates encore : les jours de la semaine (lundi, mardi, mercredi…) et les mois de l’année, qui portent pour certains le nom de divinités greco-romaines : mercredi vient de Mercure, une divinité romaine, mars et mardi vient de Mars, mai vient de Maïa, vendredi vient de Vénus, qui est une autre divinité romaine, etc. Faudra changer tout ça, hein.

Tiens, dites, vous avez regardé les étoiles filantes récemment ? Je parle des Perséides. D’ailleurs je vous interdit de parler comme ça : ce nom fait référence à Persée, fils de Zeus dans la mythologie grecque : encore de la religion, bon sang (pardon : ce juron est également d’origine religieux).
Et puisqu’on a la tête dans les étoiles, il faudra aussi rebaptiser (oops, re-pardon) renommer les planètes et leurs lunes : toutes, à l’exception des lunes d’Uranus, portent le nom de divinités gréco-romaines.

Revenons sur Terre et constatons que bon nombre de bâtiments ont une connotation religieuses : églises, cathédrales, mosquées, abbayes… Faudra démolir tout ça, hein. Même chose pour les monuments aux morts en forme de croix et les tombes dans les cimetières.
On prendra soin également de renommer certaines villes : Saint Étienne, Saint Denis, Saint-Malo dont le nom évoque des personnalités religieuses, ce qui est intolérable dans un état qui refuse ce type de signes.

Pour continuer sur les personnalités religieuses, l’on retirera le nom des calendriers et on demandera à tous ceux qui portent un de ces noms de bien vouloir — au choix — soit en changer, soit accepter d’être foutu dehors : on est un pays sans signe religieux, oui ma p'tite dame !

Bon, j’arrête ici, mais vous avez, je l’espère, compris : deux millénaires d’histoire chrétienne ça fait beaucoup d’héritage culturel.
Mais bon, c’est à vous de voir : on va remettre les années à zéro et renommer les jours de la semaine et les astres ? Et après on ira brûler les livres, les toiles, démolir les églises, les cathédrales, les mosquées, les châteaux ? On change le nom de toutes les personnes avec un nom venu calendrier ? Simplement pour avoir le droit de se dire « 100 % laïc » (ce qui, au passage, est débile, considérant la définition de « laïc ») ?

Parce qu’on peut aussi garder tout ça et autoriser les signes religieux, dans leur ensemble. D’une communauté aseptisée reniant son histoire et celle des autres, on passerait plutôt pour une communauté ouverte, tolérante, multiethnique.

Oh, oui, ça doit être horrible d’être tolérant et ouvert, sans doutes qu’on va tous mourir et que la société va s’effondrer dans les flammes et le sang. Mais on peut au moins essayer, non ?

Ou sinon, sinon on peut aussi interdire juste les signes musulmans, comme ils sont en train de faire maintenant.
Mais dans ce cas je ne veux plus jamais entendre que la France est un pays tolérant ou laïc ou qu’elle n’est pas ouvertement raciste, les élus comme ceux qui votent pour eux, car ça serait un mensonge et une insulte à la définition de ces mots. Et va falloir assumer d’être la risée du monde et en tirer les conséquences, aussi.


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