Autoblog de mangetamain.frhttp://mangetamain.fr/http://mangetamain.fr/ Rendez-moi mes pop-up porno, je ne veux pas de votre web gratuithttp://www.mangetamain.fr/?p=2009http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20121117_183748_Rendez-moi_mes_pop-up_porno__je_ne_veux_pas_de_votre_web_gratuitSat, 17 Nov 2012 17:37:48 +0000Lire la Suite ]]>2012. L’internet des enfants gâtés.

Hier, je tombe sur cet article de Korben : « Télécharger un MP3 sur Spotify ». Je n’ai même pas envie d’en faire un lien tellement ce blog me dégoute. L’auteur raconte qu’une version web de Spotify est dispo en beta mais il explique surtout comment télécharger les morceaux que l’on y écoute grâce à une négligence des développeurs.

Les commentaires volent aussi haut que l’article lui-même (on a l’audience qu’on mérite).

Y’a moyen de récupérer les fichier en 320 kbps sans être premium ? :)

ou

Avec un compte premium, Spotydl  [aka un logiciel de pompage de son] est tout simplement impressionnant, récupérer ses playlist et qui plus est en conservant le format ogg vorbis et en 320kbs c’est le top.

et j’en passe. Les h4x0rs sont de sortie quoi. Je fouille un peu le blog et je tombe sur ce billet : « Spotify – Contourner la limite des 5 écoutes » qui date d’avril 2012. Ce qui me fait marrer, c’est qu’en cliquant sur le titre du billet pour le lire en entier, j’arrive là dessus :

Sucer le travail d’une boite qui propose une super offre légale, faut déjà être un blaireau level 99. Mais avoir le culot de mettre un pop-in aussi intrusif sur le billet en question pour se faire du blé, c’est de la haute voltige. « Tenez, voila comment piller le web mais quand vous êtes chez moi, prière de désactiver vos anti-pop-in/anti-pop-up/anti-ads. Cordialement. »

D’autres billets sympas que j’ai trouvé au hasard :

  • « Zapper les pubs sur Youtube »;
  • « Comment supprimer les pubs de Foxit Reader »;
  • Et mon préféré, la perle des perles : « Détecter Ad blocker et faites passer un message à vos internautes » où il explique comment afficher un message aux internautes qui utilisent un bloqueur de pub, pour les inciter à vous faire des dons. On. Se. Marre.

Je me focalise sur le blog de Korben parce que c’est du pain béni niveau illustration, mais il est juste un mouton dans le reste du troupeau. Je n’avais rien contre lui, je ne l’ai jamais lu.

Un problème de conscience

Télécharger les titres de Spotify pour les mettre sur son DD n’a peut-être rien d’illégal… en fait je m’en fous. C’est le principe qui est ignoble.

Les enfants pourris-gâtés du web2 râlent : « ouinn ouinn, les méchants majors de l’industrie du disque, ils font que nous empêcher d’écouter de la musique et d’accéder à la cultureeeeeuhh ». Ce sont les mêmes qui pillent Spotify comme des voleurs quand Alibaba ouvre la porte.

Cette mentalité on la retrouve à peu près partout :

  • Un mec troll sur Google parce que Google se sert de ses info perso pour créer de la richesse, mais le mec en question utilise Gmail, Gdoc, Gdrive, Gtalk, G+, GMaps et Youtube tous les jours (heu non pardon, personne n’utilise vraiment G+ #trollinthetroll);
  • Une nana peste parce que Facebook décide de changer l’organisation de ses profils : « RENDAIT NOU LANSIEN FACEBOK SVP !!! MARK PPTI CON CAITÉ MIEU AVAT PTIN ». Quitte le site ma grosse, au lieu d’abîmer ton capslock;
  • Un gars rage sur la pub intrusive de son site d’actu favori mais le consulte tous les jours sans débourser un centime (Numerama & co);

Cette question du respect des services gratuits me pose un vrai problème de conscience. Personnellement, je télécharge illégalement toutes les séries que je veux regarder parce qu’on ne me propose aucune offre légale pour faire autrement. Pourtant, j’y ai mis de la bonne volonté : j’ai hésité à prendre un VPS pour accéder aux offres US; mais ça me semblait tiré par les cheveux de contourner la loi pour respecter la loi.

Quand une offre légale nous tend la main, on ne lui bouffe pas le bras. Quand un market propose des applis à 99ct, on ne les pirate pas. Quand des mecs développent un logiciel gratuitement, on ne cherche pas à contourner les quelques pubs qui les font vivre.

La dématérialisation du contenu et le modèle « free with ads » ont transformé les gens en porcs cybernétiques, qui se goinfrent sans respecter les créateurs. Tout doit être livré sur un plateau, gratuitement, selon leur convenance. Quand une pub apparaît, on cherche immédiatement un moyen de la faire disparaître. Quand il faut payer, on cherche à contourner.

Hommage à ceux qui quittent le bateau

Je n’utilise plus beaucoup de logiciels libres « en bout de chaîne ». Je veux dire par là que j’ai arrêté d’utiliser un OS libre et que j’utilise globalement très peu de logiciels de bureau libres, voir aucun. Ils partent dans tous les sens, ils ne me semblent plus aboutis et j’en suis dégoûté en tant qu’utilisateur final. La philosophie est superbe, mais la finalité n’est pas assez sexy à mon goût.

Par contre l’open-source en tant que développeur, c’est top. Contribuer à un projet, ouvrir son projet, utiliser des outils libres pour le développement ou pour l’utilisation avancée de sa machine, très bien.

Et justement… j’admire les gens passionnés par le libre qui cherchent des alternatives à toutes les solutions gratuites financées par la pub. Des gens arrêtent d’utiliser Google pour aller sur DuckDuckGo. D’autres arrêtent d’utiliser Twitter et passent sur Identi.ca.

Ces gens râlent souvent sur le modèle « free with ads » parce que ça réduit l’utilisateur naïf à l’état de produit. Ils râlent pour montrer qu’ils existent mais ils ont le mérite de ne pas se complaire dans ce qu’ils dénigrent, contrairement aux autres qui bafouent les services.  En clair on est loin de Korben qui explique comment pomper Spotify. Pourtant, j’ai cru comprendre que les mecs dans son genre aimaient bien se branler sur le web libre, open, l’accès à la culture et l’anti-hadopisme primaire et blablabla.

Je me fais tracker, mais j’accepte ça quand je connais les avantages qui en découlent. J’accepte la prison dorée, dirons certains. Si je refuse de me faire tracker, je quitte le service.

Je suis ad-aware et c’est avec plaisir.

 

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Si vous aimez un langage plus qu’un autre, programmez avec et fermez-lahttp://www.mangetamain.fr/?p=1974http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20120704_130434_Si_vous_aimez_un_langage_plus_qu_rsquo_un_autre__programmez_avec_et_fermez-laWed, 04 Jul 2012 11:04:34 +0000Lire la Suite ]]>Il n’y a pas plus con qu’un manichéiste. Ces gens sont des plaies infectieuses et on ne peut rien y faire, comme avec la plupart des cons.

Le manichéisme puant qu’on doit supporter en premier, c’est celui de la politique. Si tu es de droite, tu n’es pas de gauche. La période électorale est un vivier manichéiste où les sympathisants se masturbent entre eux en fracassant l’opposant. Il y a les gentils (eux) et les méchants (les autres). Pas possible de piquer des idées ici et là. Tu les piques ou ici, ou là. Au passage, c’est la base de notre modèle démocratique titubant. Je ne blâme pas les militants, ils ne sont que les toutous des politiciens.

Je suis désolé de voir que ces idéologies se transposent dans le monde de l’informatique. Je ne parle pas des trolls « Mac ou PC » ou « Windows ou Linux » qui n’ont d’ailleurs rien d’informatique. Ce sont des débats de comptoirs qui n’intéressent personne. Je parle plutôt de MySQL/PostgreSQL, PHP/Python etc.

L’autre jour, je tweetais un truc un peu moche qui m’avait fait rire dans la doc MySQL. Le troll anti-MySQL-pro-PostgreSQL est vite arrivé. Je défends MySQL comme je peux  (sans jamais parler de PostgreSQL) face à des arguments qui avaient une décennie de retard quand je reçois finalement le tweet de la mort : « et qu’est-ce que tu reproches à PostgreSQL alors ? Contre-arguments ?« .

Dingue ! Impossible d’apprécier MySQL sans être taxé d’anti-PostgreSQL. C’est symptomatique du manichéisme ambiant. Si tu adhères à un SGBD, tu dois trasher les autres. Puis, vient le fameux article « PHP: a fractal of bad design » qui n’est autre qu’une éloge déguisée à Python. Là aussi, on comprend qu’il est impossible d’apprécier le Python et le PHP. La réponse des pro-PHP ne s’est pas faite attendre, elle est toute aussi lamentable. PHP-centriste au possible.

Ça devient aberrant ! Hier je tweet un site qui parle de bouffe ou de je-ne-sais-quoi (mais rien à voir avec de l’info), un mec me répond qu’il n’a pas confiance parce que le site est fait en PHP. Woh.

Difficile d’aimer Windows et GNU/Linux en même temps ? Ok, pourquoi pas, il s’agit de deux mondes complètement différents et Microsoft est une entreprise qu’on peut haïr pour 42 raisons. Impossible de respecter un langage de programmation quand on en aime un autre ? L’idéologie infectieuse qui régit à peu près toute la vie en dehors d’Internet est maintenant en train de ronger nos câbles Ethernet. Le cocon cool d’Internet ne devient qu’un carbone de la vie réelle.

Tous ces geeks, qui arrivent (encore) à dire « touchez pas à mon Internet avec vos lois IRL ! » et qui calquent le manichéisme religieux et politique sur un truc des trucs les plus élémentaires : leur façon de programmer, ça me dégoute. J’ai envie de leur faire bouffer la doc PHP entière en leur versant du tabasco dans les yeux.

Si mes études d’informatique m’ont appris une chose, c’est bien celle la : tout ce qu’on touche sur un ordinateur est basé sur des théories qui nous dépassent. Un SGBD relationnel n’est pas un logiciel tombé de nulle part, c’est avant tout l’implémentation de la théorie d’Edgar Codd et de bien d’autres mecs qui ont révolutionné la discipline des modèles de données.

Un langage informatique n’est pas non plus tombé du ciel, on peut remercier Kleene, Chomsky, Schützenberger, Turing et leurs potes d’avoir étudié le problème il y a des années, avec des modèles théoriques.

D’accord, chaque étage de la conception d’un langage ne vous ramène pas nécessairement aux fondamentaux théoriques mais voir des abrutis de nerds, fascinés par la dernière appli iPhone à la mode, critiquer sans connaissance théorique un langage conçu par des ingénieurs, ça me fait de la peine.

Les gens débattent-ils de la théorie des cordes ? Non, ils n’y connaissent rien. Débattent-ils de la politique économique Européenne ? Oui. Pourquoi ? Sûrement parce que la télé en parle, alors ça rend le truc évident et accessible. Pourtant, ils n’y connaissent rien non plus.

J’adore l’évolution du web : quand j’étais petit, c’était assez compliqué d’apprendre un nouveau langage informatique sans acheter des livres. Je me rappelle encore des dimanches passés avec mon père qui m’apprenait les bases du C sur Dev-cpp. Aujourd’hui, n’importe qui peut apprendre n’importe quel langage, tout est simple et accessible. Parallélisme avec l’économie ? C’est accessible, alors peut-être que le moindre beauf se permet de donner son avis dessus. Les réseaux sociaux et l’égo par dessus, ça donne à peu près la couleur du web actuel.

En informatique, le côté « hipster » des techno a toujours beaucoup compté. Apple doit ses premiers succès à son « think different ». Linux est apprécié des Linuxiens parce qu’il n’est pas spécialement accessible et j’en passe (lire « OMG, je viens de me faire clasher par ma boulangère !« ). PHP est devenu mainstream, normal qu’il soit critiqué. Ses détracteurs n’ont qu’une chose à mettre en avant : leurs connaissances en Python. Bien triste, et je doute qu’ils grandissent. Qu’ils critiquent PHP sur la forme (incohérence des noms dans les fonctions etc), grand bien leur fasse mais quel intérêt ? C’est futile, c’est de la branlette, ça n’intéresse que les aficionados d’autres langages qui aiment lire, pour une fois, qu’ils ont fait le bon choix en apprenant un autre langage.

Vous n’êtes pas obligés d’avoir un avis sur tout. Si vous aimez un langage, programmez avec et fermez-la, vous gagnerez du temps et de la bande passante.

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Découvrez les attaques par canaux auxiliaires sur cryptoprocesseurshttp://www.mangetamain.fr/?p=1912http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20120609_205926_Decouvrez_les_attaques_par_canaux_auxiliaires_sur_cryptoprocesseursSat, 09 Jun 2012 18:59:26 +0000Lire la Suite ]]>Cet article sera largement détaillé mais ne sera pas spécialement vulgarisé. S’il vous intéresse mais que je suis allez trop vite sur certaines notions, n’hésitez pas à m’envoyer un mail !

J’ai découvert le concept d’attaque par canaux auxiliaires dans un numéro hors-série de MISC (Multi-system and Internet Security Cookbook). Quand j’ai lu l’article en question, j’ai eu une montée d’adrénaline et je me suis dis JE VEUX ESSAYER JE VEUX ESSAYER JE VEUX ESSAYER, PLEAAAAAAAASE §§ Alors j’ai ouvert mes bouquins de crypto et j’ai plongé.

Je vous mets dans le contexte. Quand vous allez chez le docteur, il prend votre carte Vitale et la met dans une machine spéciale qui la lit et envoie plein d’info à votre sécu. Heureusement, la communication entre la machine du docteur et votre sécu est super bien protégée, sinon n’importe quel voyou de l’internet pourrait intercepter vos info et vous faire du tort. Le principe est le même pour les terminaux de paiement par carte bancaire dans les magasins où vous faites vos courses.

L’algorithme qui nous protège au quotidien dans ces 2 situations est bien connu, c’est le Rivest Shamir Adleman (RSA) et ses fameux échanges de clefs. Je ne vous l’explique pas ici, il est plutôt simple à comprendre à partir du moment où vous connaissez l’opérateur mathématique modulo (le reste de la division euclidienne entre deux entiers).

Bref, le principe de RSA, c’est de permettre à 2 personnes de discuter à distance sur un réseau sans que personne ne puissent comprendre ce qu’elles se racontent (et donc empêcher un pirate de capter votre numéro de CB quand vous payez vos fringues à Zara). Si ça marche aussi bien, c’est grâce aux maths ! A moins de disposer de tous les ordinateurs de la planète pendant 3000 ans, aucun pirate ne pourrait aujourd’hui déchiffrer vos communications secrètes (ah bon ? un ordinateur quantique, où ça ?).

Ben ça parait COOL NON ? Ho regardez, le ciel s’assombrit… *breudeubooonnn breuudeuboonn* (<= bruit du tonnerre, c’est pour l’ambiance !)

Si les maths ne peuvent pas venir à bout de RSA et de la sécurité des terminaux de paiement, les attaques par canaux auxiliaires le peuvent. En fait, un algo aura beau être sûr à 99,999%, son implémentation matérielle pourra lui faire défaut. C’est le principe des canaux auxiliaires.

Vous avez déjà vu un mauvais joueur de poker ? Il suinte de rictus et autres TOC pendant ses parties. On peut dire qu’une attaque par canal auxiliaire sur sa tronche ferait plutôt mal. Un canal auxiliaire, c’est une fuite d’informations provenant d’un système, à l’insu de son administrateur (et encore pire, de son fabriquant !).

Dans la vie réelle, les attaques par canaux auxiliaires se font sur des cryptoprocesseurs. Des cryptoprocesseurs, il y en a dans la machine du docteur pour la carte Vitale, dans les terminaux de paiement à Zara ou H&M mais aussi dans le bazar militaire (radar, brouilleur de signal et j’en passe).

Quelle différence entre un cryptoprocesseur et un bon vieux processeur Intel des familles me direz-vous ?

A priori, aucune. Un processeur, ça reste un processeur, pas de souci là dessus. Par contre, les cryptoprocesseurs embarquent certaines instructions que nos processeurs à nous n’embarquent pas, comme l’exponentiation modulaire, très utilisée dans les opérations cryptographiques. Certains cryptoprocesseurs sont conçus pour résister aux radiations, d’autres pour économiser de l’énergie. Mais il y a une autre différence cool ! Ces processeurs sont généralement protégés contre les attaques par canaux auxiliaires.

4 types d’attaques par canaux auxiliaires

Si je veux powned la machine de mon docteur pour piquer les info de ses patients, je vais m’attaquer à son processeur parce que c’est là dedans qu’il y a des informations intéressantes et des calculs cryptographiques qui me permettront de déchiffrer la discussion entre la machine elle-même et la sécu. Partons du principe que mon médecin a acheté sa machine sur Ebay en solde et que du coup, elle ne possède pas un cryptoprocesseur, mais un bête processeur.

Voila comment je pourrais l’attaquer :

  1. Grâce à une étude temporelle (timing attack);
  2. Grâce à une étude électromagnétique locale (electromagnetic analysis)
  3. Grâce aux fuites photoniques;
  4. Grâce à une attaque par consommation (power analysis)

Timing Attack, whatzat ?

La timing attack ne date pas d’hier, elle a été expliquée en 1996 par môssieur Kocher dans son article « Timing attacks on implementations of Diffie-Hellman, RSA, DSS and other systems« . Rien que ça. Il a montré comment une implémentation de l’exponentiation modulaire pouvait fuir par canaux auxiliaires.

Je vous fais grâce du code mais en gros, imaginez une boucle qui permet de faire grimper un entier N à la puissance b, le tout modulo c. En fonction de la valeur de b, l’algorithme ne prendra pas le même temps à s’exécuter, ça parait assez évident (plus b est grand, plus l’algo mettra du temps). Et ben, la voila notre fuite ! Notez que cette fuite seule ne sert à rien mais elle pourrait être UNE étape d’une attaque qui viserait à obtenir la clef de chiffrement d’un cryptoprocesseur.

Grâce à cette différence de temps (et donc de consommation d’énergie), il est possible d’attaquer le processeur et de connaître les valeurs de N, b et c. Comment ? C’est un axe de recherche très pointu, je ne vais pas pouvoir vous l’expliquer mais le concept est super intéressant. Mais les autres types d’attaque sont encore plus hallucinants !

Analyse électromagnétique et Maxwell

Vous avez sûrement déjà entendu parler de Maxwell, le physicien (fameux pour les équations qui portent son doux nom). Il a dit un jour que la circulation d’un courant dans un conducteur génère des champs électriques et magnétiques au voisinage de ce conducteur. Il a démontré que les champs électromagnétiques étaient fonction du courant traversé par le conducteur, comme l’exprime clairement cette équation (:D) :

En résumé, il est possible de connaître la consommation en courant d’un composant en étudiant ses émanations électromagnétiques. Comment on peut appeler ça… ah ben, une fuite ?

La fuite photonique

La fuite photonique suit le même concept. Les circuits électroniques fuient en émettant de la lumière ! Évidemment, ne comptez pas sur des circuits électroniques pour vous servir de lampe torche mais sachez tout de même qu’ils dégagent des photons. C’est le cas des transistors NMOS qui dégagent des photons lorsqu’ils commutent de 0 à 1. Pour capturer ces photons, il faut du matos de bourrin vous en conviendrez.

Power analysis

Enfin, l’attaque par consommation est celle que je me suis amusée à mettre en œuvre cet après-midi sur mon micro-contrôleur Arduino, fièrement équipé d’un processeur ATmega 328. Le principe est simple : en mesurant les tensions d’un circuit, on tente de découvrir les données manipulées par le circuit.

Et alors, comment protéger nos cryptoprocesseurs ?

  • Contre l’attaque temporelle, les processeurs génèrent un nombre aléatoire qu’ils insèrent dans leurs calculs pour brouiller le temps d’exécution et effectuer des opérations inutiles;
  • Contre les fuites électromagnétiques, un blindage des composants ou la génération d’un bruit magnétique rendant l’écoute impossible;
  • Contre l’étude photonique, rien ! Parce que c’est un domaine en pleine recherche et que personne ne maîtrise la technique pour le moment;

Topologie de mon attaque rudimentaire type « Power Analysis »

Je me suis tenté à une petite attaque par analyse de tensions sortantes grâce à un Arduino. Un Arduino est un micro-contrôleur, soit très vulgairement un mini-ordinateur. Il possède un processeur, de la mémoire, des entrées/sorties. Il est utilisé en électronique et en robotique.

En premier lieu, mon Arduino (à gauche) est relié à un écran LCD. L’Arduino était chargé de générer un mot aléatoire (EIFJE, XIRH ou NBOR enfin vous voyez le genre) et de l’afficher sur l’écran. Imaginez que l’Arduino est la borne « carte Vitale » de votre docteur et l’écran est le serveur qui reçoit les info dans les locaux de votre sécu. Le but était d’écouter ce qui se passait sur le circuit et de reconstituer le mot aléatoire qu’envoyait l’Arduino en boucle.

Le montage était relié à mon laptop (fraichement Ubuntisé, adieu Fedora </3). J’ai conçu un programme très simple qui fait office d’oscilloscope numérique : le PC reçoit la mesure d’une tension via le câble USB et l’affiche sur la sortie standard. Grâce à la commande tee, j’enregistre les valeurs mesurées dans un fichier que je peux ensuite transformer en graphique avec gnuplot (je suis entrain de me mettre à Qt pour générer des graphiques en « temps-réel » et avoir un vrai oscilloscope numérique).

Voila la gueule de mon oscillo numérique (4.99V représente évidemment 5V, soit un 1 logique) :

Rudimentaire, mais efficace. Sur l’avant-dernière photo, le fil blanc qui pendouille est le fil que j’utilise comme outils de mesure : la tension que reçoit ce fil est envoyée à mon programme qui l’affiche à l’écran, la masse étant branchée sur 0V.

L’attaque se passe en 3 temps :

  1. L’Arduino génère un mot aléatoire et l’envoie en boucle, lettre par lettre, au petit écran LCD, qui l’affiche (dans l’explication, le mot est « hello » pour simplifier les choses);
  2. Je me branche sur le circuit avec mon outil de mesure et je choppe 8 tensions type 0 ou 5V (donc 8 bits) pendant une période définie;
  3. Je récupère les tensions sur mon PC, et je trace des sortes de chronogrammes pour reconstituer le message de l’Arduino;

On ne se moque pas de l’écriture de sagouin, merci. A noter que la photo des chronogrammes n’a rien à voir avec l’explication courante, ce sont des brouillons photographiés au hasard, n’essayez pas de chercher des correspondances.

En mesurant les tensions émises par l’Arduino, je déduis 5 octets qu’il a transmis à l’écran LCD :

  • 0110  1000 (première lettre de mon mot aléatoire)
  • 0110  0101 (seconde lettre de mon mot aléatoire)
  • 0110 1100 (ainsi de suite…)
  • 0110 1100
  • 0110 1111

J’ai mis un petit délai entre l’envoi de chaque lettre (quelques millisecondes) pour faciliter la réception parce que mes appareils de mesure sont assez… artisanaux.

A partir de là, je me jette soit sur le datasheet du processeur si c’est lui que j’écoutais, soit sur le datasheet de l’écran LCD si c’est lui que j’écoutais. En l’occurrence, j’espionnais les tensions de mon écran, plus facile. Le processeur est beaucoup moins abordable. Le datasheet va me donner les informations qu’il me manque :

 

Je fais la correspondance entre mes octets trouvés et les caractères du tableau… « h », « e », « l », « l », « o ». Yes, c’est bien ce qu’il y a sur l’écran ! Les tensions de cet écran LCD sont très faciles à décoder, ça n’aurait pas été le cas avec tous les autres composants. En cela, ce n’est pas une vraie attaque par canaux auxiliaires parce la fuite n’en est pas une.

Ce qui m’intéressait, c’était de me rapprocher du concept : en ayant les yeux bandés, est-ce qu’il est possible de dire ce qui se passe dans un circuit et si oui, est-ce automatisable ? A priori oui, il faut juste de la patience. Prochaine étape : m’amuser à faire pareil directement sur les pins du processeur Atmega 328.

Les canaux auxiliaires ont encore de beaux jours devant eux : c’est un axe de recherche qui ne cesse pas depuis bientôt 20 ans. Est-ce que RSA va craquer, un jour, à cause de ça ? Non, l’algorithme reste « sûr ». Ce sont ses implémentations matérielles qui doivent être perfectionnées. Une attaque par canaux auxiliaires demande au pirate un accès direct au matériel, ne l’oublions pas.

J’espère que ça vous a intéressé autant que moi. Une question, une remarque, envoyez-moi un mail ! Je réponds à la vitesse d’un neutrino.

Pour approfondir :

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Cannibalisme ou science quantique, j’ai fait mon choixhttp://www.mangetamain.fr/?p=1874http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20120607_215649_Cannibalisme_ou_science_quantique__j_rsquo_ai_fait_mon_choixThu, 07 Jun 2012 19:56:49 +0000Lire la Suite ]]>J’avais le choix entre reprendre ce blog ou en ouvrir un autre (du genre MANGE TON PIED!). Le souci d’un blog perso c’est que quand nous on évolue, lui il n’évolue pas. Nos vieilles idées restent gravées dans les pixels et on ne s’y retrouve plus du tout.

Si j’ai choisi de reprendre MANGE TA MAIN!,  c’est surtout parce qu’acheter un deuxième nom de domaine à tendance cannibale passerait plutôt mal en ces temps d’apocalypse zombie.

Alors dansons la carmagnole mes amis, ce blog reprend vie ! Cependant, je pense changer assez radicalement ma façon de l’utiliser. Je m’étais toujours refusé d’y écrire des trucs scientifiques qui me passionnaient. MTM était plutôt un fourre-tout rigolo des choses du quotidien ! Fini la plaisanterie. On arrête de déconner maintenant.

Non, sans exagérer : j’aimerais utiliser MANGE TA MAIN! pour parler de choses qui m’intéressent vraiment : l’électronique, l’épistémologie (l’histoire des sciences), l’informatique quantique et peut-être l’informatique traditionnelle aussi. J’écrirai toujours des articles rigolo sans rapport avec tout ça entre deux, promis.

Je ne veux surtout pas rendre ce blog hermétique ni technique. Je veux partager mes découvertes dans ces domaines qui sont peu abordés sur le web (et c’est bien dommage). Si vous aimez découvrir des choses cools un peu underground (#hipster) alors vous allez aimer, je vous le promets ! Par contre, à tous ceux qui détestent les sciences, vous pouvez d’ores et déjà supprimer votre abonnement RSS. ADIEU.

Au passage, j’ai modifié un peu le design et j’ai viré les derniers boutons sociaux SDF qui restaient. Les commentaires sont toujours fermés, j’explique pourquoi ici. J’ai aussi désactivé les articles que je n’ai pas pris de plaisir à relire ou qui ne me correspondaient plus (ils sont toujours en ligne, si vous les cherchez depuis un moteur de recherche).

CECI EST MON BLOG, LISEZ.

C’est ainsi qu’il conclut sur une réplique à tendance mégalomaniaque, en parlant de lui à la troisième personne. A très bientôt.

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Le web est un proxénète et nous sommes ses puteshttp://www.mangetamain.fr/?p=1757http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20111026_133613_Le_web_est_un_proxenete_et_nous_sommes_ses_putesWed, 26 Oct 2011 11:36:13 +0000Lire la Suite ]]>

Cette courbe de Gauss est un peu magique : elle décrit la diffusion d’une innovation sur Internet. Imaginez : vous êtes le créateur d’un nouveau site web qui va probablement déchainer les foules. Avant que des hordes de groupies sauvages vous sautent dessus dans la rue, votre produit suivra ces 3 étapes :

  • D’abord les geeks s’intéresseront à lui parce qu’ils aiment l’innovation, ils aiment découvrir, et aussi parce qu’il est techniquement ok.
  • Ensuite, les early-adopters (« les hipsters ») suivront le pas. Ils sont visionnaires, aiment être en avance sur le grand public, puis votre site leur plait, il est joli.
  • Après ça, vous passez « The Chasm ». C’est à dire que votre produit commence à être diffusé au grand public ! Là, c’est le moment de sortir dans la rue pour pécho.

Tout ça pour dire que les geeks jouent un rôle important dans la vie d’Internet. Ce ne sont pas seulement « ceux qui programment nos jeux » ou « ceux qui créent nos sites préférés » mais ce sont aussi les premiers à diffuser des idées qui nous plaisent, ou pas.

Depuis plusieurs mois, ces geeks diffusent une idée forte que pas grand monde n’écoute.

« IL FAUT PROTÉGER NOTRE VIE PRIVÉE SUR INTERNET ! »

On ne compte plus les articles qui parlent de vie privée… pfuuuu, ce mot donne la nausée vous ne trouvez pas ? On nous en parle toute la journée, à toute les sauces. Tous les jours, on nous dit que Facebook c’est mal, que Google nous traque, que HADOPI ne respecte rien brrrr… Et alors ?

Les geeks sont les seuls à soulever ce problème. Si on suit la courbe d’innovation, les early-adopters devraient adopter l’idée pour aider sa diffusion au près du grand public. Mais… non. Les early-adopters s’en branlent, ils doivent être trop occupés à faire mumuse avec SIRI.

J’ai toujours côtoyé des idées geek assez extrêmes via des blogs ou l’IRC. Extrêmes dans le sens « Facebook c’est mal« , « Google c’est le diable » Sans prendre ces remarques en considération, elles trottaient dans ma tête et même si je ne boycotte ni Google, ni Facebook, je réfléchissais toujours à ces avis très tranchés.

Un jour, j’ai lu cet article d’un mec qui a perdu l’intégralité de son compte Google parce que Google l’a voulu. Raison évoquée ? Aucune. Support ? Aucun. Contact ? Black-out. Ce mec a perdu :

  • Des giga-octets de mails
  • Des dizaines de Google Docs
  • Son calendrier
  • Ses outils Google Apps
  • Sa liste de contacts
  • Sa liste de RSS
  • Son profil Google Plus
  • Sa synchro Android

Son histoire a fait le buzz et d’autres cas ont été signalé.

« ILS AVAIENT RAISON ! »

Béh ouais, j’ai commencé à repenser à ce que disaient les geeks. Sans pour autant boycotter Google, c’est ABSOLUMENT DINGUE la confiance qu’on lui accorde. Est-ce qu’on accorde AUTANT de confiance à une société IN THE REAL LIFE ?

Est-ce que vous confiriez vos albums photos de famille (Picasa), votre téléphone portable (Android, Google Contacts), la clef de votre boite aux lettres (Gmail), votre agenda pro et des enregistrements de toutes vos discussions entre amis (Google Agenda et Google Plus) à une société qui siège à 10.000km ou 5 mètres de chez vous ?  MAIS NON, SUREMENT PAS.

Internet nous rend bizarre, je trouve.

Bon, du coup, j’ai commencé à externaliser un peu mes services Google. Je supprime mon compte Google Plus qui ne me sert à rien, j’envoie une copie de tous mes Gmails sur mon compte mail Opera automatiquement (je fais confiance à Opera), je backup mes Google Docs et je désactive ma synchro Android pour être local.

Et pour de vrai, je me sens plus léger. Google peut clore mon compte, je m’en fiche. Je peux même le clore moi-même demain si je veux. Et vous, quel impact aurait la fermeture de votre compte Google ?

Puis un jour, j’installe Ghostery. C’est une extension dispo pour tous les navigateurs (donc le tien aussi, va vite la télécharger) qui affiche pour CHAQUE page que vous visitez, le nom de CHAQUE site qui accèdent à vos données perso. Pour être plus précis :

  • Dès que vous visitez un site qui affiche le +1 de Google Plus, Google sait que vous êtes passé par là.
  • Pareil pour le « RT » de Twitter
  • Pareil pour le « Like » de Facebook
  • Pareil pour les « share » de ShareThis
  • Pareil pour les commentaires de Disqus
  • Pareil pour Google Analytics
  • Pareil pour Xiti
  • Pareil pour des milliers d’autres services que vous ne connaissez ni d’Eve, ni d’Adams.

OK, vous allez me dire :

« Je me fais pister à longueur de journée par des sociétés que je ne connais pas : est-ce que tu crois VRAIMENT, Stéphane, qu’un employé regarde mes info perso, se moque de moi et les utilise à mauvais escient contre moi ? »

Non, bien sûr que non. Mais voila tout, on arrive sur le point de chute. On est pile-poile arrivé au fossé « Geeks VERSUS Early Adopters ». Et c’est là que les early-adopters se font avoir.

Avant le web, les Early-adopters étaient libres d’acheter un produit ou non. De lancer la mode des iPods, ou pas. De lancer la mode des smartphone, ou pas.

Maintenant, ils sont piégés : ils ont lancé la mode des réseaux sociaux, ils les utilisent et ne peuvent plus en sortir parce que c’est social et que leur vie tourne autour de ça. Du coup, quand un geek leur dit que Facebook vend des info à des sociétés privées qui les refilent ensuite à des dictatures, ils s’en fichent les hipsters, au chaud devant leurs ordi.

C’est comme quand ta mère te dit que des petits enfants noirs meurent de faim en Afrique et que toi tu veux pas manger ta soupe. C’est trop loin, trop abstrait, tu t’en fiches.

Va en Afrique pendant 2 mois et reviens en France, tu la boufferas ta soupe.

Si tu pouvais te rendre compte à quel point Facebook abuse avec tes données, tu changerais d’avis aussi.

Dire « moi, je m’en suis rendu compte » n’a rien de prétentieux. Beaucoup de gens s’en rendent compte ! Tu peux t’en rendre compte aussi et c’est pas la peine d’aller dans les locaux de Facebook pour ça. Intéresse-toi à l’actualité, regarde ce genre de brève, et pose-toi des questions.

Qu’est-ce qui te fait penser, là, dans ton fauteuil, en 2011, que dans 10 ou 20 ans, tes idées, ton orientation sexuelle, religieuse ou politique ne seront pas punies dans ton pays ? C’est ça qui est dingue. Les early-adopters ne voient pas plus loin que le bout de leur PUTAIN de nez.

Quand tu navigues sur ce site, il y a 25 sociétés qui savent que tu es passé par là, qui te suivent, qui savent ce que tu y fais, combien de temps tu y restes et d’où tu viens, quel est ton pays de connexion, la résolution de ton écran. C’est juste un exemple, si tu installes Ghostery, tu verras que c’est pareil pour la moitié des sites qu’on visite quotidiennement.

En fait c’est comme si tu rentrais dans un magasin et qu’à tour de rôle, 25 mecs en costard venaient te poser 10 questions sur toi : « pourquoi tu viens dans ce magasin, qui es-tu, que fais-tu »… Après ça, les 25 mecs restent autour de toi et te suivent pendant que tu fais ton shopping. Mais cet exemple est peut-être trop « comme celui des enfants noirs qui meurent en Afrique« , pas assez percutant pour ces teubé de hipsters.

Ghostery te permet de bloquer tous les scripts qui envoient des info sur toi à foison à des inconnus. OK, peut-être que ces sociétés ne cherchent pas à te pister TOI personnellement MAIS ALORS ? C’est ça qui est dingue : parce que 700 millions de pigeons se font sucer toutes leurs info par Facebook, tu acceptes de te faire sucer à ton tour.

Moi, je ne prône pas le boycott. Je pense qu’il y a une demi-mesure dans tout ça et que c’est justement ce manque de demi-mesure qui fait que les hipsters n’écoutent pas les geeks sur ce terrain là.

  • Pour éviter d’être tracé par des milliers de sociétés inconnus qui utilisent, vendent ou distribuent mes informations personnelles à mon insu, j’utilise Ghostery.
  • Pour ne pas me prostituer encore un peu plus à Google, je n’utilise pas un réseau social pour gonfler mon Klout ou pour me branler entre nerds sur un nombre de « +1″.
  • Pour ne pas faire plaisir à Facebook, je n’installe pas de boutons « like » sur mes pages.
  • Pour éviter que ma vie internet soit lue et pistée, je passe mon compte Twitter en privé.
  • J’utilise dorénavant Piwik pour avoir des statistiques sur mon site (merci à JC, Duncane, Chua et les autres)

Je ne fuis pas les Trusts du web à tout prix, je pense juste que j’ai déjà assez offert de ma personne. Comme on dit « si tu ne paies pas pour un produit, c’est que le produit c’est toi ». Signé : Google. Facebook. Twitter. Analytics. Myspace. Et autres.

EDIT important : Charlotte m’a envoyé cet article après coup, je pense que c’est le couteau dans la plaie « Un rapport de Google montre que l’Hexagone est en tête des demandes d’informations sur ses internautes… [Lire la suite]« 

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Le plus grand succès du web, c’est de savoir flatter l’égo des losershttp://www.mangetamain.fr/?p=1708http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20111001_145734_Le_plus_grand_succes_du_web__c_rsquo_est_de_savoir_flatter_l_rsquo_ego_des_losersSat, 01 Oct 2011 12:57:34 +0000Lire la Suite ]]>Ça fait 2 mois que j’ai fermé les commentaires de mon blog et il ne s’est jamais senti aussi bien (il me l’a dit).
J’explique brièvement pourquoi j’ai pris cette décision dans ce petit article.

Ben oui, des commentaires, vous en trouvez déjà partout : sous chaque vidéo Youtube, sous chaque article de blog, sous chaque titre de news, sous chaque statut Facebook, après n’importe quel tweet. Oui mais…

BzioUouzoUOuoUouou…. (c’est le bruit de ma machine à remonter le temps)

Quand j’étais petit, je découvrais Internet et il n’y avait pas d’espace commentaires sur le web. HO SI ! Bien sûr que si ! Il y avait les livres d’or !

Les livres d’or étaient réellement le seul moyen d’interagir avec l’auteur d’un site. Ho, évidemment, il y avait le classique e-mail… mais il y a une différence fondamentale entre un e-mail et un message dans un livre d’or. Et cette différence a été le leitmotiv du web social d’aujourd’hui.

Un livre d’or capitalise des morceaux d’égo. Un e-mail est vite oublié… tandis qu’un livre d’or affichera, tant que vous le voudrez bien, tous les messages élogieux que vos visiteurs ont pu vous laisser.

C’était le web 1.0. Un web sans relief où l’égo n’était pas encore le carburant de la créativité. Les livres d’or n’étaient que des petites friandises bien méritées.

BzioUouVuuizoUOuoUoVioOuouuou…. (back to 2011)

Aujourd’hui, c’est le web 2.0 (NB : cette expression me donne la nausée). Les blogueurs, les webmasters, les podcasteurs et tous les trucs-en-eurs ont un égo-estomac TELLEMENT ÉNORME qu’une simple friandise ne leur suffit PLUS.

Il faut un camion de bonbons ! Le livre d’or, sans considérer sa désuétude technique, ne procure pas ce sentiment de toute puissance.

Ce qui procure un tel sentiment aujourd’hui, c’est le nombre de vues sur Youtube, la courbe Google Analytics qui n’arrête pas de grimper, le nombre de commentaires sous chaque article d’un blog. Oui mais…

… qu’est-ce qui motive les gens à te suivre, à te lire, à te regarder ? Est-ce que c’est ton contenu qui est génial, ou est-ce qu’il y a autre chose ?

Je crois qu’il y a autre chose. La différence fondamentale entre le web 1 et le web 2, mis à part l’évolution des technologies, c’est la place de l’égo dans tous les processus de publication.

Aujourd’hui, on peut aimer une vidéo, on peut la commenter… et des gens peuvent aimer ton commentaire. Tellement de gens aiment ton commentaire qu’il devient TOP COMMENTAIRE et là, tout s’emballe, le nombre de like explose littéralement ! Même chose sur Facebook. Même chose sur les blogs. Même chose sur les digg-like. Même chose sur Twitter.

En lisant les commentaires des vidéos Youtube à succès (Norman par exemple), je ne me rappelle jamais ce que je suis venu y faire. Est-ce que je dois simplement regarder la vidéo, m’instruire, rire et profiter ? Ou est-ce que je dois trouver une phrase drôle à propos de la vidéo, la publier, et attendre un maximum de pouces verts ?

Ces commentateurs sont des parasites.

Autrement dit, l‘égo, c’est le moteur des créateurs mais plus seulement : c’est aussi le carburant des lecteurs.

A ce titre, Facebook est une station-essence. Le moindre fait et geste peut être liké, commenté, publié, republié, reliké, recommenté. La moindre interaction peut devenir un puits d’égo sans fond.

Twitter est identique, ou pire. Parce que si avec mes 30 amis Facebook j’arrive à susciter des réactions, ce ne sont pas 30 followers qu’il me faut pour booster mon cyber-égo. C’est plutôt 300. Ho et puis non, 1000. Pourquoi pas 2000 ? Bref, la course à l’égo n’a pas de limite.

Depuis que j’ai désactivé les commentaires de mon blog, j’ai eu pas mal de remarques « pff je veux commenter mais je peux plus maintenant ! » Oui ben… envoie moi un mail, c’est pareil.

Et alors ?

Alors c’est simple, le mec ne m’envoie jamais de mail. La satisfaction d’un commentaire ne réside pas souvent dans le fait de discuter avec l’auteur d’un article. Elle réside simplement dans le fait d’AFFICHER au monde ses idées, sa remarque, sa vanne, son troll. Voila pourquoi les commentaires furent, mais ne sont plus.

L’argument facile, c’est celui du débat. Je ne crois pas au débat dans les commentaires d’un billet. Pour exemple, depuis que Google+ se démocratise, beaucoup d’internautes hallucinent devant la densité de propos de certaines discussions sur ce réseau (il n’y a pas de limitation de caractères par message, ou alors, elle est énorme). Clairement, il est rare de voir des débats construits sur Internet, encore plus sur les blogs.

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La ménagère de 50 ans, le bobo dynamique… et l’ado qui #LIKEhttp://www.mangetamain.fr/?p=1661http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110924_123234_La_menagere_de_50_ans__le_bobo_dynamique_hellip__et_l_rsquo_ado_qui__LIKESat, 24 Sep 2011 10:32:34 +0000Lire la Suite ]]>Je marche dans la rue pour aller prendre mon train. Je passe devant un arrêt de bus que je connais bien ! Ben oui, j’ai attendu des heures à cet arrêt quand j’étais au lycée… et c’était il n’y a pas si longtemps !

Ho ! Justement, je vois le bus passer à côté de moi… Y’a un truc ÉNORME marqué tout le long de ses vitres :

POUR TA SÉCURITÉ, ÉVITE DE GESTICULER ! ;)

Qu’est-ce qu’il faut répondre ? « lol xD ok j’arrête de geiisticuler môssieur le chaffeur de bus ^^ :p » Les smileys ont été inventé sur l’Internet, qu’ils y restent.

Bon bref, j’oublie. Je monte dans mon train, je vais à la fac. Je prends un journal gratos, le 20 minutes. Surprise page 23 :

So Music, So Music… So hype, so trendy, j’ai pas besoin qu’on me parle avec des smileys, j’ai pas besoin qu’on me parle avec des « So » devant les mots non plus, monsieur le publicitaire. Le plus énervant, c’est que j’ai presque 20 ans et que la carte est JUSTEMENT réservée… aux gens de 20 ans. Je suis ciblé, tous mes amis sont ciblés…. mais je ne connais personne qui utilise « So » quand il parle.

ABDICATION. Je me dis que cette journée est nulle.

Je finis mes cours, je remonte dans le train et je geek un peu avec mon smartphone. Je regarde un peu ce qui se raconte sur Twitter, et je vois quelqu’un parler de SoSh, les nouveaux forfaits Orange pour les jeunes.

Quand un truc est fait « pour les jeunes », il faut s’inquiéter. Un truc pour les jeunes c’est par exemple une carte bancaire Twilight, la chanson d’une biatch qui fait « wizz lol mdr » ou des slogans comme #BOUGE #LIKE #PARTAGE (dédicace Charlotte !).

ALLO CRÉTIN DES BOIS ! ON CONNAIT D’AUTRES MOTS QUE « MOVE LIKE LOVE TWEET POST WIZZ » ET ON SAIT MÊME PARLER SANS HASHTAG !

Un message sur deux de Sosh, que ce soit sur Facebook ou Twitter, finit par un smiley, soit « :D » soit « :p » soit « :) ». Les mecs tweetent « « Gravé dans la Sosh » ! Bang. #SoshLine » Nan mais ils croient quoi ? Qu’on va rigoler et se dire que leurs tweets sont démentielement proches de notre façon de vivre ?

SANS BLAGUE !

Regardez cette photo :


Et regardez celle là :

So epic fail.

Heureusement, j’ai l’impression que l’effet Sosh ne prend pas. Leur page Facebook est à l’agonie côté interactivité avec les fans. C’est tout ce que je leur souhaite.

La Sorise sur le gâteau :

J’imagine les réunions de tous ces publicitaires vaseux qui raclent le fond des toilettes de l’Internet pour communiquer avec les jeunes portefeuilles sur pattes.

« Bon les mecs, on fait un produit jeune. Listez-moi toutes les frimousses avec des points virgules et des parenthèses que les jeunes utilisent, et tous les mots à la mode sur les réseaux sociaux. On va mélanger tout ça et faire un produit génial ».

Vous avez conçu des produits et des spots de pub pour « la ménagère de 50 ans ». Vous avez conçu des spots de pub et des produits pour « le jeune bobo dynamique ». Aujourd’hui, vous faites la même chose avec « l’ado de 20 ans qui wizz, qui lol et qui xD ».

A côté de vous, je respecte Jean-Pierre Pernault. Je préfère que les vieux voient les jeunes comme des loques feignantes sous-cultivées que comme des raclures de kikoolols fan de Twitlight. J’espère de tout mon cœur que vos produits seront des putains d’échecs monumentaux.

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Laissez-vous influencer, s’il-vous-plait !http://www.mangetamain.fr/?p=1617http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110830_170640_Laissez-vous_influencer__s_rsquo_il-vous-plait__Tue, 30 Aug 2011 15:06:40 +0000Lire la Suite ]]>S’il y a bien une chose sur terre que j’aime encore plus que le chocolat, c’est me faire influencer.

C’est marrant parce que sur l’Internet social, on parle beaucoup d’influence. Beaucoup trop, même. On cherche à classer les gens par critère d’influence et même qu’on invente des outils statistiques empiriques pour mesurer tout ça.

Ho mais, je me suis fait avoir moi aussi et je crois qu’on y est tous passé. Moi aussi j’ai bavé sur des classements d’influence, moi aussi j’ai suivi les « 10 façons de… » de Kriisiis, pensant que ce mec avait raison. Erreur de jeunesse, il faut y passer un jour pour se faire vacciner et prendre du recul.

Il y a un mois, je lisais la biographie de Linus Torvalds, le monsieur qui a mis au point Linux. Linux, c’est une grosse partie d’un célèbre système d’exploitation, concurrent de Windows. C’est une avancée technologique ET philosophique majeure en informatique. Je dis « philosophique » parce que Linus a démocratisé l’opensource, c’est à dire le fait de partager nos programmes informatiques librement avec le reste de la planète.

Dans sa biographie, Linus parle d’un livre d’Andrew Tanenbaum (un informaticien célèbre il y a 20 ans) qui a changé sa vie à tout jamais. « A TOUT JAMAIS ». Vous vous rappelez, vous, la dernière fois qu’un truc a changé votre vie à tout jamais ? Essayez de vous en souvenir.

Je dirai qu’en 1997, Front Page a changé ma vie à tout jamais, c’est grâce à ce logiciel que je me suis intéressé à Internet.  Et vous, qu’est-ce qui a changé votre vie, un jour, au hasard d’une rencontre ou d’une lecture ?

Beaucoup de gens mettent en parallèle « l’état d’influence » et « le leadership » L’influence n’est pas un système hiérarchique : si j’influence Bob, je ne suis pas le chef de Bob pour autant.

George Bernard Shaw disait :

« Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées. »

Pour moi, c’est ça l’influence, la belle influence. Les gens qui nous influencent ne sont pas des influenceurs mais des passionnés, avec des idées qui nous plaisent.

Sur Internet, les internautes « 2.0″ voient l’influence comme un poison. On m’a envoyé plusieurs mails en prétendant que fermer les commentaires de MANGE TA MAIN! étaient un moyen malsain d’influencer les lecteurs, parce que les commentaires des autres internautes aidaient à modérer mes propos. Je crois que ces gens n’ont rien compris.

C’est triste, l’influence ne devrait pas être considérée comme un risque, mais comme la plus belle façon de progresser. Malheureusement, la nature humaine a repris ses droits depuis longtemps et sur internet, l’influence est devenue une denrée rare, un truc à obtenir et à quantifier à tout prix. Voila pourquoi Klout et tous ces community-manager vaniteux me donnent la gerbe. Aucune passion, aucun fond, simplement de l’égo mal placé.

Bref, laissez-vous influencer et influencez-moi, s’il-vous-plait !

]]> L’influence n’est pas un poison, c’est même la plus belle des choseshttp://www.mangetamain.fr/?p=1617http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110830_160640_L_rsquo_influence_n_rsquo_est_pas_un_poison__c_rsquo_est_meme_la_plus_belle_des_chosesTue, 30 Aug 2011 14:06:40 +0000Lire la Suite ]]>S’il y a bien une chose sur terre que j’aime encore plus que le chocolat, c’est me faire influencer.

C’est marrant parce que sur l’Internet social, on parle beaucoup d’influence. Beaucoup trop, même. On cherche à classer les gens par critère d’influence et même qu’on invente des outils statistiques empiriques pour mesurer tout ça.

Ho mais, je me suis fait avoir moi aussi et je crois qu’on y est tous passé. Moi aussi j’ai bavé sur des classements d’influence, moi aussi j’ai suivi les « 10 façons de… » de Kriisiis, pensant que ce mec avait raison. Erreur de jeunesse, il faut y passer un jour pour se faire vacciner et prendre du recul.

Il y a un mois, je lisais la biographie de Linus Torvalds, le monsieur qui a mis au point Linux. Linux, c’est une grosse partie d’un célèbre système d’exploitation, concurrent de Windows. C’est une avancée technologique ET philosophique majeure en informatique. Je dis « philosophique » parce que Linus a démocratisé l’opensource, c’est à dire le fait de partager nos programmes informatiques librement avec le reste de la planète.

Dans sa biographie, Linus parle d’un livre d’Andrew Tanenbaum (un informaticien célèbre il y a 20 ans) qui a changé sa vie à tout jamais. « A TOUT JAMAIS ». Vous vous rappelez, vous, la dernière fois qu’un truc a changé votre vie à tout jamais ? Essayez de vous en souvenir.

Je dirai qu’en 1997, Front Page a changé ma vie à tout jamais, c’est grâce à ce logiciel que je me suis intéressé à Internet.  Et vous, qu’est-ce qui a changé votre vie, un jour, au hasard d’une rencontre ou d’une lecture ?

Beaucoup de gens mettent en parallèle « l’état d’influence » et « le leadership » L’influence n’est pas un système hiérarchique : si j’influence Bob, je ne suis pas le chef de Bob pour autant.

George Bernard Shaw disait :

« Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées. »

Pour moi, c’est ça l’influence, la belle influence. Les gens qui nous influencent ne sont pas des influenceurs mais des passionnés, avec des idées qui nous plaisent.

Sur Internet, les internautes « 2.0″ voient l’influence comme un poison. On m’a envoyé plusieurs mails en prétendant que fermer les commentaires de MANGE TA MAIN! étaient un moyen malsain d’influencer les lecteurs, parce que les commentaires des autres internautes aidaient à modérer mes propos. Je crois que ces gens n’ont rien compris.

C’est triste, l’influence ne devrait pas être considérée comme un risque, mais comme la plus belle façon de progresser. Malheureusement, la nature humaine a repris ses droits depuis longtemps et sur internet, l’influence est devenue une denrée rare, un truc à obtenir et à quantifier à tout prix. Voila pourquoi Klout et tous ces community-manager vaniteux me donnent la gerbe. Aucune passion, aucun fond, simplement de l’égo mal placé.

Bref, laissez-vous influencer et influencez-moi, s’il-vous-plait !

]]> OMG, je viens de me faire clasher par ma boulangère !http://www.mangetamain.fr/?p=1575http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110728_132523_OMG__je_viens_de_me_faire_clasher_par_ma_boulangere__Thu, 28 Jul 2011 11:25:23 +0000Lire la Suite ]]>Je me suis peut-être fait humilier par la boulangère, mais je sais compiler un noyau Linux, moi.

Tout a commencé avant-hier. Je faisais du shopping dans le centre de Lyon. Arrivé au rayon « homme » de chez Mango (quelle idée d’aller là bas), je demande de l’aide à une vendeuse. 

- Bonjour, je cherche un petit gilet pour l’automne, vous en avez ?

- Un gilet… un cardigan ?

- Un gilet vous savez ! Qui s’ouvre devant !

- Oui, on appelle ça un cardigan, dit-elle en gloussant.

Bon ben si tu veux, un cardigan. J’ose lui demander autre chose : un pantalon marron genre toile/coton.

- Je vois pas trop. Vous cherchez un chino ? me demande-t-elle sur un ton condescendant.

- Heu, oui, peut-être, un pantalon quoi.

Toujours gloussante, elle m’amène aux rayons des pantalons. En effet, je cherchais bien un chino.

Je choisis, je paie, je m’en vais, énervé. J’ai horreur d’être traité comme un idiot par des petits cons de vendeurs qui se considèrent comme l’élite de la mode. Je m’excuse de ne pas connaître la traduction du mot « gilet » et le « chino », connasse. Je ne reviendrai plus t’embêter, promis.

Le lendemain, journée de folie. Le midi, je me fais un repas devant la télé. Rien à regarder, je tombe sur Montagne TV (canal 177, tu arrives là quand tu as écumé toutes les autres chaines). Les paysages sont jolis alors je reste. Je me dis que si j’en avais l’occasion, j’irai bien me balader là bas un jour, dans le Vercors.

Puis le reporter interview un mec, la cinquantaine. Vous savez quoi ? Un gros troll le mec. Il râlait grave sur le mainstream qui venait passer ses vacances dans le Vercors. Il était né là, il avait grandit là, il voulait pas voir des étrangers (des étrangers français quoi) dans sa montagne. Parce que selon lui, les gens ne comprenaient pas la philosophie de la grimpette. Parce que voila, la montagne, c’est pour l’élite, pas pour Mr Michu.

Il m’a fait penser à certains Linuxiens intégristes, ou plus simplement, à certains Twittos. Ceux qui prônent Linux ou Twitter corps-et-âme à tout bout de champs mais qui râlent quand leur truc devient enfin accessible au grand public (je pense notamment à Ubuntu et à l’avènement de Twitter grâce/à cause des médias poubelles). Ce montagnard faisait pitié.

Aujourd’hui, je dois aller chercher du pain dans mon petit village. Je n’aime pas ça, je croise toujours des vieilles connaissances que je n’apprécie pas. J’y vais quand même. Je me force à sourire à la boulangère et à sa copine qui squattait à côté d’elle pour passer le temps (VDM).

- Bonjour, je voudrais une baguette et heuu, ah ben la grosse baguette là, et la plus petite juste à côté s’il-vous-plait.

- Heu non, on dit une flûte.

- Okay, je connais pas bien les noms désolé, mettez-moi une flûte !

- ça sera tout ?

- Non, mettez moi heuuu (je me penche pour lire)…. un pain au seigle. Heu non, les deux qu’il vous reste !

- Il ne me reste qu’un pain de seigle.

- Ben non j’en vois deux là.

- … *soupir* c’est un pain complet à côté monsieur.

 

OK. Je connais pas bien les noms des pains, biatch, mais je sais faire plein d’autres trucs. Je te jure. Je m’en vais avec mes pains plein de seigle et plein d’autres trucs chelou que j’ai acheté au hasard. Tout énervé.

En rentrant chez moi, je repensais à ces trois derniers jours.

J’ai toujours fréquenté des communautés internet, la première étant l’IRC. Sur les salons de tchat un peu geek, tu n’as pas le droit à l’erreur. Si tu confonds « Linux » et « GNU/Linux », on te taille. Si tu confonds « HTML » et « xHTML » on te taille. Pas le droit à l’erreur ! Il y a 5 ans, c’était underground d’utiliser Ubuntu. Quand tu disais ça sur un chan, on ne faisait pas attention. Maintenant, tu passes pour une merde, parce que Ubuntu c’est trop grand-public pour Linux.

Je n’avais jamais remarqué que les mêmes conflits idiots et les mêmes processus rentraient en jeu dans à peu prêt tous les domaines de la vie réelle. Cette vieille meuf à Mango, qui me trollait parce que je ne connaissais pas le mot « cardigan », ce vieux montagnard qui pleurait parce que sa montagne qu’il aime tant faire partager, devient enfin grand public et cette connasse de vendeuse à la boulangerie, qui a fait 3 semaines de formation pour finir par clasher les newbies du pain.

Puis, je me suis dis qu’on a tous été un peu pareil dans notre vie. Fier d’avoir appris des trucs cools par moment, on a tous joué l’élitisme un jour ou l’autre. Et bien, c’était nul. Si la boulangère m’avait expliqué un peu ce que j’achetais, j’aurais appris des trucs intéressants et j’aurai lâché plus de tune. Si la vendeuse de Mango m’avait mieux conseillé, j’aurai pris plus de fringues. C’est marketing, mais c’est surtout une preuve d’intelligence.

Je ne peux pas conclure sans poster cette vidéo :

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La blogosphère devient une immense poubelle communautairehttp://www.mangetamain.fr/?p=1523http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110727_182913_La_blogosphere_devient_une_immense_poubelle_communautaireWed, 27 Jul 2011 16:29:13 +0000Lire la Suite ]]>Plus j’avance sur le web 2.0, plus l’envie d’arracher des têtes est forte.

Il y a quelques mois, je râlais sur la blogosphère, cet amas de mouches à merde. Je parlais de la blogosphère qui rassemble des amateurs, des ado et des passionnés du web. La mère de tous les blogs.

Depuis 6 mois, je travaille pour Félix Boussa, un auteur-blogueur. Travailler sur son blog m’oblige à fréquenter, de près ou de loin, la blogosphère axée autour du développement personnel.

Peut-être avez vous déjà entendu parler du développement personnel (abrégé DP) ? Il s’agit des techniques visant à rendre votre vie meilleure. On vous explique comment ne plus remettre votre travail au lendemain, comment bien organiser vos heures de boulot etc.

En théorie, l’idée est plutôt cool ! Qui n’a pas envie de s’améliorer ?

En pratique, le DP est le nouveau sujet à la mode sur la blogosphère-marketing francophone. Pourquoi ? Parce qu’enseigner des techniques de développement personnel ne demande aucun diplôme ni aucune certification.

Demain, je peux ouvrir un blog de DP et vendre une formation intitulée « 50 conseils pour mieux dormir la nuit ». Je suis sûr que 100 pigeons achèteraient la formation si ma page de vente était bien ficelée.

Visitez quelques blogs de DP, vous comprendrez vite. Tous ces mecs ne sont animés que par la cupidité et l’ignorance. La cupidité, parce qu’ils rêvent tous de vendre un ebook PDF à leurs abonnés, comme Olivier Roland et compagnie. L’ignorance, parce que la majorité d’entre eux ne sait pas monter un blog correctement.

Ce qui me fait mal au cœur, c’est quand un de ces mecs (ici une blogueuse)  s’en prend personnellement au blogging : « 10 façons de customiser votre blog WordPress« .

Traduire son thème en passant par l’éditeur intégré à WordPress, utiliser un bout de code javascript pour ajouter des onglets dégueulasses, pousser les lecteurs à s’abonner avec une « petite boite », afficher des plugins sociaux à tout va, et FAIRE DE LA VEILLE ?

J’ai rarement vu autant d’horreurs dans un même article. Si je râle sur ce billet, c’est parce que j’avais déjà assez de mal à supporter les listes à points de Kriisiis et de ses copains community managers. Voila que les mecs du dev-perso s’en mêlent ? Bullshit !

Tout le monde peut créer un blog en quelques clics et ça c’est génial. Malheureusement, tout le monde peut aussi tomber sur ces ramassis de conseils qui ne font qu’enfoncer la blogosphère française dans sa médiocrité.

Je ne suis pas de ces geeks qui prônent l’élitisme; de ceux qui souhaitent que Linux, Google+ ou Android restent dans le petit monde fermés des nerds. Il en est de même pour les blogs : j’encourage quiconque à ouvrir à son blog.

Mais j’ai mal au cœur quand je vois les réactions de l’article su-cité :

- Excellent article, Hyper utile,

- De très bons conseils, merci.
Je confirme que c’est un métier de trafiquer dans le thème (Remarque perso : je confirme aussi)

- Excellent article

- Je viens de migrer sous wordpress et ça va bien me servir merci !

Voila comment la peste se propage à l’intérieur de la blogosphère.

Plus que jamais, les communautés Internet enferment leurs membres dans des logiques et des habitudes détestables. Une poignée de gourous distribuent des conseils et les moutons suivent. Que Lokan le fasse avec ses fanboys de 14 ans je veux bien, mais que des mecs de 30 ans se fassent piéger de la sorte, ça me dégoute.

Le point commun entre toutes les communautés  qui volent ras les pâquerettes, c’est que leurs membres se soutiennent de manière quasi-fraternelle. Je pense aux podcasteurs de 14 ans : critiquez-en un et toute la meute vous tombe dessus. C’est la même chose dans la communauté du DP, je sais qu’ils vont être nombreux à me tomber dessus à cause grâce à cet article (et ça va me faire marrer).

Mais je m’en fiche. Ce qui me pose problème, c’est que beaucoup d’internautes liront les billets-bullshit de ces mauvais blogueurs. J’imagine qu’au moins 10 % de ces lecteurs voudront ouvrir un blog à leur tour. A votre avis, que vont-ils faire en premier lieu ? Suivre les derniers conseils qu’ils ont lu, c’est légitime. Et donc rajouter du javascript n’importe où, créer une newsletter à deux balles, blinder leurs sites de pop-in et d’affiliation.

Le pire ? Croire qu’ouvrir un blog et y publier trois conseils merdiques au format PDF fera d’eux quelqu’un de riche et d’heureux.

Erk.

]]> Pourquoi les pages entreprises vont détruire Google+http://www.mangetamain.fr/?p=1481http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110708_185456_Pourquoi_les_pages_entreprises_vont_detruire_Google_Fri, 08 Jul 2011 16:54:56 +0000Lire la Suite ]]>Beaucoup de ceux qui ont eu la chance de tester Google+ le disent : ce service est beaucoup plus pratique, agréable et bien plus intelligent socialement que Facebook. Pour autant, je suis persuadé que d’ici un mois ou deux, il sera aussi gangrené que Facebook. Voilà pourquoi.

Sur Facebook, il y a deux choses qui fâchent : la masse d’abrutis analphabète et la dimension commerciale.

Pour la première, je ne me fais pas trop de soucis. Mme Michu et xXx-beîBeï-xXx ne migreront pas sur Google+ de sitôt.

Pour la seconde, je lance la pierre aux animateurs de communauté (autrement dit community manager, ce mot me donne toujours la gerbe). Ces gens sont le venin des réseaux sociaux.

Sur Twitter, ce sont eux qui dictent les lois empiriques et les bonnes manières de tweeter. Ce sont eux qui complexifient un système hyper-simple pour vendre leurs services aux entreprises complètement perdues sur Internet.

Ouais je suis CM. Je m’occupe de gérer les  flux sociaux en B2C sur divers médias 2.0… Je gère des canaux bi-directionnels marketing/animation et je récupère les feedbacks ouais.

Traduction : « Je suis un noob. Je tweet et je fais remonter les commentaires que les internautes publient à mon chef. »

Comment se faire embaucher si le service que l’on rend est à la portée de tous ? Réponse : on complexifie le truc pour se rendre crédible. C’est ce qui s’est passé sur Twitter, sur Facebook et c’est ce qui arrivera sur Google+ très rapidement.

Les early-adopters s’inquiètent des applications qui arrivent sur Google+ ? Ils ne devraient pas. Le vrai problème va venir des pages entreprises. Qui dit « pages entreprises » dit « business », qui dit « business » dit « arrivistes ». Les arrivistes ne vont pas tarder.

Je vois déjà les articles arriver :

  • 10 techniques pour que ses posts Google+ soient plussoyés
  • 15 bonnes manières de développer votre page entreprise sur Google+

Ayé, les vautours écrivent les règles. Les bonnes manières. Pourquoi ? Pour crédibiliser leurs futurs prestations. Le plus il y a de règles à respecter, le plus c’est compliqué… et le plus ils peuvent vendre leurs prestations.

Le problème, c’est qu’un web-système social a vite fait de s’enrailler parce qu’une poignée d’abrutis plus visible que les autres dicte sa loi. C’est ce qui se passe continuellement sur Twitter et qui pourrit largement le réseau : débat autour de l’influence, classement des plus influents et j’en passe.

Toujours à propos des pages entreprises et pour modérer mes propos sur Mme Michu, un autre phénomène me fait un peu flipper. La kikoololisation de Twitter date exactement de l’instant où Justin Bieber s’est installé sur le réseau. Ni plus, ni moins. En sera-t-il de même quand il viendra sur Google+ ? Lui ou un autre, peu importe.

Google+ c’était beau, c’était pur, c’était propre… Adieu Google+.

 

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Sur Facebook, les escrocs ont toujours de meilleures idées que noushttp://www.mangetamain.fr/?p=1433http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110630_201739_Sur_Facebook__les_escrocs_ont_toujours_de_meilleures_idees_que_nousThu, 30 Jun 2011 18:17:39 +0000Lire la Suite ]]>Aujourd’hui en me baladant sur Facebook, j’ai remarqué une vidéo un peu louche sur le mur d’une amie.

 

Ce genre de titre sent déjà la magouille à plein nez, mais pourquoi est-ce qu’elle a partagé cette vidéo 2 fois de suite sur son profil ? Je clique sur le lien pour voir.

Hormis la traduction plus qu’approximative, je suis invité à cliquer sur un bouton « Jaa ». Pourquoi pas ? Je clique, une fenètre popup s’ouvre et me propose de partager cette vidéo sur mon mur Facebook :


Là encore la fenêtre popup a été configurée pour s’afficher en finlandais (on voit « locale=fi_FI » dans l’URL du popup, « FI » étant le code de la Finlande). Je doute fort que le webmaster soit finlandais. A mon avis, ce choix de langue est là pour noyer le poisson. C’est plutôt malin, je suis sûr que 90% des internautes qui en sont déjà arrivés là cliquent aveuglement sur « Jaa » sans réfléchir. Un bouton « partager » leur aurait mis la puce à l’oreille !

 

Partage ou pas, en fermant le popup Facebook, on arrive (presque) à la vidéo :


J’adore l’idée du YooTube. Pour confirmer mon âge, on me demande de cliquer sur une des deux publicités ci-dessous et c’est là que ça devient intéressant et plutôt énervant.

En visionnant le code source de la page, on trouve des bouts de scripts qui appellent le domaine www.promotiontrack.mobi. Vous pouvez cliquer, il n’y a absolument rien sur l’index de ce domaine.

En fouillant un peu, on trouve pas mal de répertoires cachés  sur ce domaine, dont les accès sont bloqués :

Ce qui est très énervant, c’est qu’avec un reverse-ip, on trouve une 30aine d’autres domaines qui ont EXACTEMENT les mêmes caractéristiques que « promotiontrack.mobi » et qui hébèrgent des sites sur le même serveur que « promotiontrack.mobi » :

Le propriétaire de ces domaines (tous neufs) a pris soin de tous les anonymiser. Impossible de savoir à qui ils appartiennent et à quoi ils servent ! Apparemment, ces sites affichent les deux publicités « Vous voulez gagner une Mercedes ? » et « Partez en vacances ! »… mais impossible de savoir quelle régie pub propose ça.

 

Continuons : si vous avez toujours envie de voir votre vidéo, il vous faudra cliquer sur l’une des deux publicités. Je me lance avec « partir en vacance » ! En cliquant sur ce lien, on arrive d’abord sur impressionlead.com (tiens, on le connait celui là, cf la liste précédente) puis on est immédiatement redirigé sur clickintercom.com puis enfin sur aldaniti.net :

En deux temps trois mouvements, aldaniti.net récupère votre identité, votre adresse, votre numéro de téléphone et votre e-mail pour, je cite « ‘être contacté par e-mail, téléphone, SMS ou voie postale, ainsi que recevoir des informations commerciales qui porraient m’intéresser de la part de Hotelbono et de nos sponsors » (la faute d’orthographe est d’origine).

Parmi les sponsors, 14 sites prêts à vous spammer nuit et jour ! Mais ce qui me dégoute dans tout ça, c’est cette page chez aldaniti.net :

A savoir que ces 39 grosses sociétés profitent des données enregistrées par aldaniti pour faire du business. Voila comment ça se passe :

  1. Vous êtes sur Facebook
  2. Vous trouvez une vidéo sexy, vous allez la voir
  3. On vous demande de « confirmer votre âge » en cliquant sur une pub
  4. Vous vous faites avoir par la pub « partir en vacance » et vous lâchez vos coordonnées pour participer au concours
  5. Accor Hotel, HotelClub ou Dell achètent vos coordonnées pour vous spammer. Avec votre accord.

C’est dingue ! Aldaniti vend des coordonnées obtenues par le biais d’un attrape-nigaud sur Facebook et Dell, La Redoute et j’en passe profite de ça pour faire du ca$h. Ils peuvent tous remercier ce jeune roumain de 32 ans qui s’amuse à faire tourner des fausses vidéos virales sur Facebook (lui, il récupère une commission sur chaque identité revendue j’imagine).

 

Son système est extrêmement bien rodé et apparemment il a l’air de s’y connaitre en magouille virale sur Facebook, à en croire le contenu (mal) caché de ses autres sites :

  • Même principe avec la vidéo d’un chien qui attaque un gosse : http://youtube-video.j-up.info/landing/
  • La même magouille en version anglophone : http://x200.info/gas/gas.html
  • Avec le buzz de la fille qui met une caméra sur ses fesses : http://x200.info/summer/
  • Et là avec un jeu en 3D typique du LOL sur Facebook : http://x200.info/game/

Savoir que des grandes sociétés font du cash indirectement avec ce genre d’escroquerie de bas étage… ça fait plutôt mal au cœur. Le pire, c’est que tout ce système est très probablement 100% légal. A côté de ce trafic d’identités par des régies pub anonymisées, on fait chier les petits blogueurs pour les obliger à déclarer leurs noms sur une page « mentions légales ». TOUT VA BIEN !

En passant, j’ai écris cet article hier au soir. Aujourd’hui, la vidéo « sexy » a déjà disparue au profit d’une vidéo qui parle d’un alien. Ce mec est un vrai pro :

 

Avec tout le mal que tu te donnes, j’espère que tu arrives à te faire un SMIC par mois.

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Les 5 étapes pour lancer ou relancer son blog avec succèshttp://www.mangetamain.fr/?p=1366http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110628_164826_Les_5_etapes_pour_lancer_ou_relancer_son_blog_avec_succesTue, 28 Jun 2011 14:48:26 +0000Lire la Suite ]]>Hummhumm.. Un deux. Un deux, un deux ! TEST BLOG. Vous me recevez ? 6 mois sans nouvelle, ça fait un peu long je vous l’accorde. Mais alors quoi… ? On reste copain non ?

Beaucoup de blogueurs ont connu cette situation : un blog qui tourne bien puis d’un coup… paf ! Plus aucune inspiration, plus le temps, plus trop l’envie. Et un jour…. vous décidez de tout recommencer.

Comment faire quand 6 mois plus tard, plus personne ne se souvient de vous ? C’est simple. Suivez le guide !

 

Étape n°1 : affichez un nouveau design qui clax

(Oui, je me la pète avec mes titres qui ont des petites * devant)

Quand vous revenez après 6 mois d’absence, c’est quand même la moindre des choses de présenter un nouveau blog tout neuf à vos lecteurs.

Je profite de ce billet pour faire passer un message : ON ARRÊTE LES THÈMES AVEC DES IPHONES ET DES TASSES A CAFÉ DANS LE HEADER ! #so2009

 

WordPress propose pas loin de 1500 thèmes, trouvez autre chose ! Je ne vais pas vous mâcher tout le travail, mais il y a des thèmes comme Kitten in Pink qui mérite le détour. Hein.

Interpole recherche toujours le graphiste responsable de ça (CE MEC EST UN FOU FURIEUX !).

 

Étape n°2 : mettez à jour votre biographie

Vous allez devoir redéfinir votre identité. C’est ce que les pro du web appellent la E-REPUTATION, t’as vu. Votre première présentation est importante, elle doit vous refléter ! Parlez un peu de vous mais restez mystérieux, le lecteur aime ça.

Je m’appelle Stéphane et je suis un geek. Sur ce blog, je parlerai de tout et de rien mais surtout de rien.* Fan de hi-tech et de tractopelles.  Suivez moi sur twitter @mtm_leblog ! A bientôt

 

* Note : Le « Je parle de tout et de rien mais surtout de rien » c’est comme le thème « tasse à café et iphone », il faut vraiment arrêter ça en 2011

Cette présentation est importante parce que selon les thèmes que vous annoncez, toute une communauté viendra se greffer à vous. Vous avez envie de parler d’Apple ou de tracteurs ? Alors vous serez l’ami de Lokan ou de Theo Bouzigue (et ça, c’est vraiment pas une bonne idée si vous avez envie d’avoir des lecteurs). Si vous avez envie de faire des podcasts rigolos, alors vous serez plutôt l’ami de Mister V ou d’El Blondo. Z’avez compris : le premier article est important. BON BEN ALORS VOILA, MOI J’AI ENVIE DE PARLER DE LOLCATS ET DE WEB. Quelqu’un veut être mon ami ?

 

Étape n°3 : assurez votre présence sur les sochiol-midia

Vous avez un nouveau thème. Vous avez une nouvelle identité. Maintenant, assurez sur Twitter et Facebook !

 

8 heures plus tard, à l’affut d’un hypothétique retweet, n’hésitez pas à lâcher une bonne blague pour faire rire les quidams :

 

JE PROPOSE JUSTE.

 

Étape n°4 : ayez toujours une idée d’article derrière la tête

 

Aïe, l’article de présentation ne fait pas tout. Depuis que vous développez votre présence (comme un chef) sur les réseaux sociaux, vos lecteurs en redemandent ! Ils veulent de nouveaux articles ! Mais c’est la panne. La page blanche. Je pense que tous les blogueurs sont passés par là un jour. C’est pourquoi ils ont inventé (tacitement) le concept des 4 articles bouche-trou.  Vous retrouverez ces 4 articles sur la quasi-totalité des blogs francophones qui pataugent :

  • « Les plugins que j’utilise sur ce blog »
  • « CONCOURS : Un espace 125*125 à gagner sur mon blog »
  • « Récapitulatif de la keynote Apple de la semaine dernière » #ilEstFraisMonBlog
  • « Déballage de mon nouveau ________  (remplir à votre convenance), test à venir »

Quand vous aurez grillé vos 4 cartouches, votre blog disparaitra une nouvelle fois. Passez à l’étape 5.

 

Étape n°5 : lisez des blogs cools pour vous donner envie de tout recommencer

Depuis 6 mois, j’étais un peu resté bloqué à l’étape 4, sans savoir quoi faire. Puis je me suis rebranché sur mon compte Twitter et sur mon flux RSS. J’ai redécouvert Plug’n'geek, Sebsauvage et bien d’autres; et je me suis dis qu’avoir un blog c’était vraiment une expérience top ! Alors je retourne à l’étape 1.

 

HERE I AM ! Prêt à tout recommencer.

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Votre première recherche Google, votre premier site web, votre premier mail. Rappelez-vous.http://www.mangetamain.fr/?p=1183http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20110105_174651_Votre_premiere_recherche_Google__votre_premier_site_web__votre_premier_mail._Rappelez-vous.Wed, 05 Jan 2011 16:46:51 +0000Lire la Suite ]]> Hier, SeeMee de Blog Experience a publié un billet sympa où elle a répondu à 10 questions qui concernaient son enfance. Son billet est une « chaine » : n’importe qui peut reprendre les questions auxquelles elle a répondu et en faire un billet pour son propre blog.

J’ai décidé d’écrire un article un peu dans ce style, mais version geek. Chacun d’entre vous pourra reprendre ces questions pour son blog ou dans les commentaires de cet article et y répondre. Je suis sûr que vos réponses seront excellentes et nous replongerons dans de sacrés souvenirs ! Je vous fais confiance, ça fait longtemps que je voulais faire un billet du genre !

1/ Ta première requête Google, tu t’en rappelles ? (ou n’importe quel autre moteur)

2/ Ta première adresse e-mail, honteuse ?

3/ Ton premier blog/site web : avec quoi tu l’as fait, de quoi il parlait ?

4/ La première communauté que tu as fréquenté…. ?

5/ Le truc le plus honteux que tu as pu faire ou penser en informatique quand t’y connaissais rien ?

6/ Le premier truc sur lequel tu as trollé dans ta vie ?

7/ Le premier vrai truc sur lequel tu as geeké, c’était quoi ? Web, logiciel, jeux-vidéo ?

8/ Le premier gros plantage de ton Windows, tu t’en rappelles ? Douloureux ?

9/ Un choix ou une activité geek que tu regrettes d’avoir fait/commencé ?

10/ Ton meilleur souvenir devant un ordi… et bien sûr le pire !

Si vous êtes un blogueur et que vous écrivez un article en répondant à quelques unes de ces questions, faites un rétro-lien vers cet article pour que tout le monde en profite.

Je commence. Je préfère écrire en paragraphe plutôt qu’en liste, faites comme bon vous semble.

J’ai eu mon premier PC à 3-4 ans. Je jouais à Adibou mais j’ai vite lâché pour Rayman. Moi aussi je rêvais d’avoir des peaux de bananes à la place des cheveux.

 


Rien que de voir cette image, ça me fait quelque chose haha ! Y’avait des joueurs de Rayman parmis vous ?

Puis, j’ai eu ma première connexion Internet 32ko, sur Windows XP. Le premier jour où j’ai eu XP à 10-11 ans, j’ai bouffé toutes les cartouches de l’imprimante à imprimer les fonds d’écrans par défaut pour les coller sur le frigo de la cuisine. C’était un cadeau pour ma maman.

(y’avait des tulipes jaunes aussi, vous vous rappelez ?)

Mon père découvrait Internet en même temps que nous, le nez plongé dans des bouquins trop hypes genre « Maitrisez Internet Explorer 5.0 ! ». Ma première requête Google a été « POKEMON ». Je me revois le taper ! Peu de temps après, j’ai appris à télécharger des ROM pokemon et un émulateur GameBoy. Le geek naquit.

Mon père m’a rapidement crée une adresse chez Wanadoo : stephane987@wanadoo.fr. Classe pour une première adresse. Après, j’ai crée des adresses MSN honteuses : zak_the_angel@hotmail.com, ddp_raptor@hotmail.com…. Grosse période de troubles métaphysiques. Je veux pas être tout seul à balancer mes vieilles adresses, dénoncez vous aussi !

 

Ensuite j’ai traîné longtemps sur le tchat’ IRC de Jeux-video.com. Puis ce tchat a fermé. De toutes façons j’écrivais en SMS et tout le monde me taillait. Je suis allé sur Epiknet, où j’ai appris à écrire Français.

Puis un jour, j’ai voulu créer un site. « Papa, comment on fait les sites web ? » Il m’a répondu : « tiens mon fils, prend ce CD de Front-page 2000, c’est fait pour ça ». Yeaaaah !

 

Pendant un an, j’ai du faire une 50aine de sites que je ne savais, de toutes façons, pas mettre en ligne. Puis un jour, j’ai réussi à comprendre comment fonctionnait un client FTP et je suis allez chez Multimania, tenu par Lycos (RIP). Alleluja.

Je me rappelle encore de mon premier troll : des mecs d’Epiknet disaient « Mamadoo ça puxx ». J’ai compris qu’ils parlaient en fait de Wanadoo, et comme j’étais dans une période r3b3lz, j’ai trollé avec eux sur Mamadoo. Honteux.

Enfin, ma  plus grosse honte de geek : mon premier PC sous XP refusait de lire les CD-rom. Enfin… j’avais remarqué qu’il voulait bien lire le disque qu’on lui insérait si on l’insérait LE SAMEDI MATIN entre 10h et 12h. Alors, chaque samedi, je réfléchissais au disque que j’allais mettre et qui allait rester toute la semaine dans le lecteur jusqu’au samedi prochain. Puis un jour, ça n’a plus marché, et j’ai arrêté d’y croire. #madworld

Je crois que j’ai tout dis, le reste n’est pas vraiment intéressant : j’ai appris plein de trucs de geeks, et je suis là aujourd’hui.

En tous cas, rechercher toutes les images que j’ai posté ici a été un vrai bonheur ! Que de souvenirs… J’ai hâte de lire vos réponses.

A vous !

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La blogosphère Française : dites non à cet amas infect de mouches à merdehttp://www.mangetamain.fr/?p=1087http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20101006_185153_La_blogosphere_Fran_aise___dites_non_a_cet_amas_infect_de_mouches_a_merdeWed, 06 Oct 2010 16:51:53 +0000Lire la Suite ]]>Les individus qui partagent les mêmes centres d’intérêt interagissent ensemble. Sur Internet, les blogueurs interagissent depuis plusieurs années sous la bannière de la blogosphère.

Quand on ouvre son premier blog, on se sent seul. La blogosphère, c’est la première personne qui te tend la main. Tes premiers abonnés Feedburners, tes premiers commentaires, tes premiers FF : ça y’est, tu appartiens à la blogosphère Française. Well done !

Tu comprends vite que pour être lu, il faut lire. Répondre. Interagir. Première étape : trouver d’autres blogs ! D’abord, tu tombes sur des blogs comme le tien : pas trop de contenu, aucune régularité. La blogosphère, elle aime pas ça l’irrégularité. Ho, ça y’est, tu trouves des blogs avec un contenu régulier : korben, gonzague, lokan.

Tu comprends que Korben et Gonzague sont des vedettes. « Ah, d’accord, tous les gens qui sont devenus blogueurs avant moi les connaissent… Ils doivent être bien ces mecs là. ». (Bon et si t’es pas trop con, tu comprendras vite que Lokan est un loser plus qu’un blogueur.)

Bah oui, la blogarchie ça marche comme ça : les nouveaux utilisateurs arrivent dans un milieu créé par les anciens utilisateurs. Depuis le départ, le consensus de masse allait vers quelques personnes. Les nouveaux suivent le mouvement. Tu aimes et tu lis les blogs que tout le monde aime.

Puis, tu cherches à apprendre « des trucs de blogueurs ». Tu tombes sur des blogs de gourous. « 10 trucs pour apprendre à twitter », « 10 trucs pour apprendre à bloguer ». Des mecs qui t’apprennent à monter un blog c’est pratique : astuces, techniques etc. Mais des mecs qui t’apprennent à écrire, à penser, à utiliser ton temps,  qui t’apprennent aussi à interagir avec tes lecteurs…. mais… ? C’est ça la blogosphère ? On m’avait pas parlé de ça quand j’ai signé le contrat. On m’avait pas dit que des inconnus écrivaient de nouveaux dogmes chaque jour.

Ah d’accord, il y a donc des règles à respecter pour être un bon blogueur Français. D’abord, n’écris pas d’articles contre de l’argent. Pas le droit. Pas le droit de gagner de l’argent. Parce qu’en fait, dans la blogosphère, faut éviter au lecteur d’avoir un esprit critique. Ton job c’est d’être lu. Puis écouté. Puis suivi. Puis respecté. Le stade ultime, c’est quand tu dis un truc, tes lecteurs te font confiance et t’admirent. Ça s’appelle l’influence.

Quand tu lis un truc chez un zinzinfluent, tu dois tout gober. « Mais s’il fait dans le sponsorisé le mec, comment je sais si je dois gober ou pas ? Moi je gobe pas le sponsorisé, moi. ». Bah ouais, merde… Les articles sponsorisés enraillent le système. Je peux peut-être pas tout gober, si y’a des gens qui écrivent pour de l’argent, et pas pour défendre des convictions. Bon, ben je râle sur le sponsorisé ! Quel merde, le sponsorisé !

Les vedettes de la blogosphère aiment bien faire des podcasts. Du coup, leurs lecteurs-blogueurs s’y mettent aussi. N’est pas podcasteur qui veut ! Les néo-podcasteurs sont mauvais, pas drôles. ?Bon, c’est des potes à toi, tu dis rien. Allez, t’encourages même ! « Sympa ton podcast ;) ++ »

Puis, tu apprends l’existence des community manager 2.0. Ces mecs sont comme toi. Ils ont un compte Twitter, un compte Facebook et un blog mais depuis plus longtemps que toi. Du coup, ils t’apprennent à vivre de façon deux-point-zéro. Ah mais en fait, ce sont les gourous de l’autre fois, tu sais, ceux qui t’apprenaient à respirer l’air numérique. Ces mecs se sont auto-proclamés professionnels du web parce qu’ils utilisent des mots anglais que tu comprends pas. « Personnal branding, community management, SEO, e-reputation, power-user. » Ah oui, ce sont des pro, pas de doute.

Ho, un jour, tu tombes sur l’article d’un mec qui est en colère contre le web Français. Le mec, il taille tout le monde. Le mec, il critique sa race tu vois, il crache ses trippes de batard sur tout le monde ! Ben ptètre qu’il a pas tort lui. Puis tu vois que d’autres personnes le suivent. « Mais ouais, c’est ptètre lui qui a raison !!!! Fuck les Zinzinfluents !!!! ». Son article tourne grave, 120 RT. Ce mec n’a pas que des suiveurs. Y’en a qui disent que c’est un jaloux, un rageux. Ah ouais, ptètre. Ouais en fait le mec, il est juste jaloux. Pourquoi il taille tout l’monde ? Tss, nawak. Il veut le buzz et l’argent du buzz lui.

Retour à la case départ.

Le jour suivant, ton pote, le néo-podcasteur trendy de la blogogosphère, il fait un podcast qui est vraiment à chier. Mais vraiment. Genre le mec, il lance un plagiat de Secret Story et de Koh-Lanta dans le même podcast, imagine le tripe ! Là, tu craques. Le mec, tu le critiques. Mais t’es le premier qui ose faire ça; et vu que les autres ils préfèrent le sucer, tu passes pour le relou. Tu passes pour le CLASHEUR, le mec qui clash gratos.

La blogosphère se retourne contre toi : « non mé bb trOw bien ton podcast écout pa lautr conar ki c fér que clasher ^^ »

L’adrénaline monte. C’est bon de se sentir détesté pour une fois, d’habitude, tout le monde te lèche les couilles. Tu recommences, tu prends plaisir à critiquer les losers. Tes critiques sont justes, tu ne fais pas ça pour le plaisir de blesser. Y’en a qui acceptent tes critiques, y’en a d’autres qui te posent problème. Tu comprends que ceux qui les acceptent, ce sont pas ceux qui s’autoproclament « blogueurs » « podcasteurs ».

Tu commences à te faire tes propres idées, tu utilises internet à TA façon. Les gourous du web, tu commences à les emmerder poliment. Le mec qui te sort 10 conseils par jour pour utiliser ta connexion Internet, ton clavier, ta fourchette, ta copine…. heu bref.. Ouais bah ce mec, tu l’emmerdes.

Maintenant, sur ton blog, tu produis du contenu. Ça peut paraître un peu présomptueux, mais créer du contenu, c’est simplement presser le citron. Faire couler le jus. Sortir des trucs de ta tête, et les publier.

Tu arrêtes de suivre délibérément ces putains de conseils du « parfait blogueur » à la lettre. Un blogueur, c’est un mec qui a des trucs à dire et qui les dit. C’est pas un mec qui prostitue sa façon d’être pour réussir dans la blogosphère.

J’en ai vraiment marre en ce moment, de toutes ces saloperies de conventions inventées par des mecs qui s’auto-proclament professionnels du web, blogueurs ou influents. Critiquez, croyez, écrivez. Arrêtez de follower ce mouvement de merde.

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Les galères de la rentrée auxquelles vous n’êtes pas du tout préparé : Booba, René la Taupe, un escroc et du vomihttp://www.mangetamain.fr/?p=1056http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20100903_141245_Les_galeres_de_la_rentree_auxquelles_vous_n_rsquo_etes_pas_du_tout_prepare___Booba__Rene_la_Taupe__un_escroc_et_du_vomiFri, 03 Sep 2010 12:12:45 +0000Lire la Suite ]]>Un mois sans publier d’article : NON, je ne suis pas mort dans un pogo pendant un concert de Justin Bieber. C’est simplement que les vacances ne sont pas faites pour bloguer, nah !
Qu’on se le dise : MANGE TA MAIN! est dans la place !

J’ouvre le bal avec un article « conseils ». La rentrée, cépabiencépabo OK, mais que faire pour rendre ça plus beau plus bien ? J’ai la réponse : inspirez vous de la rentrée des autres pour assurer la votre.

Je me lance : voici ma journée de la lose à base de voleur, de vomi, de René la taupe et de B2oba. Ça donne envie hein ?

 

Le monsieur malhonnête qui me demande de l’argent

Ça faisait un mois que je n’avais pas pris le train pour aller en centre-ville. Le temps était splendide et j’étais content de retrouver mes copains. Je devais avoir la tête du mec niais. En plus, je portais une belle chemise : je devais avoir la tète du mec riche. Ben ouais, quand je porte une chemise, je me fais tout le temps accoster. La preuve :

- Eh salut jeune homme !
- Heuu, bonjour !
- Ehhh t’inquiètes mec c’est pas pour d’la baston que j’te parle !
(bah j’espère bien connard)
- Voila en fait je vends des cartes postales pour réintégrer les jeunes défavorisés dans une licence.
- Ah ok, fais voir tes cartes ?
- Tiens ! Avant on vendait du shit, mais on a arrêté ! (dit-il en rigolant. Lol mec.)

Et là, le gaillard me sort 5 cartes postales en papier probablement conçues sur Paint en 1995.

- T’as vu elles claquent hein ! Donc voila, si t’as un peu d’argent…
- Je vais voir ce que j’ai. C’est quoi comme licence ? C’est à la fac ?

Gros blanc. Le mec me regarde, sourit… non,en fait, il rit, il se fout de moi :

- Des études ahah mais non, une licence de FOOT !

Trop tard, j’avais sorti ma pièce de 2 euros. Tant pis, je me dis à ce moment là que j’accrocherai cette carte au dessus de mon écran d’ordi, pour penser à un jeune miséricordieux que j’ai probablement sauvé des griffes de la délinqua.. et heu… Comment ça non ?

- Ah désolé mec, une carte c’est 8€ ! Enfin je prends tes 2€ c’est cool mais j’peux pas te filer la carte t’as vu.. Merci pour le geste !

Et l’homme s’en alla, assez rapidement d’ailleurs. (t’façons il était plus baraque que moi alors bon…)
Stéphane fauché : 0 – Rentrée : 1.

Et merde… René la Taupe.

Je cours jusqu’au tram que je vois arriver au loin. Et merde, j’ai oublié de recharger ma carte TCL ! Je fonce au distributeur de tickets, fouille dans mes poches pour trouver ma pièce de 2 eu… Rha ! Va chier, vendeur de cartes postales !

Stéphane clandestin : 0 – Rentrée salope : 2.

Tant pis, je monte dans le tram sans ticket. Il est blindé, mais je vois une place libre au fond, dans un bloc de 4 places. Pourquoi personne ne s’y assoit ?  Je bouscule la moitié de Lyon confinée dans ce fucking wagon-sauna pour enfin arriver à ma place libre. En fait, elle était déjà occupée par une flaque de vomi qui jonchait le sol. Soit. J’ai dérangé tout mon wagon pour m’assoir là, je dois m’assoir là.

Stéphane pied-dans-le-vomi : 0 – Rentrée glamour : 3.


Ma voisine de droite commence à se tortiller bizarrement. Ho non, c’est peut-être elle qui a gerbé là, et elle va recommencer… ! nOoOOooooOOOOOOOON ! Elle se tortillait pour sortir son portable de sa poche, ouf, j’avais pas entendu. Sa sonnerie est assez moche et pénible, une sorte de musique de manège…. 5 secondes passent, elle a son portable en main. Bon connasse, tu décroches ou t’attends que je te vomisse dessus ?

Et là……………………. PAN. J’ai compris que sa sonnerie n’était autre que René la Taupe, et que la meuf en question ne décrochait pas son téléphone tout de suite pour écouter la chanson ! VÉRIDIQUE.

Stéphane gros gros gros : 0 – Rentrée mignon mignon mignon : 4.

Le retour, normal : rap français et morve au nez.

Pour le retour, rien d’aussi extra-ordinaire. En retournant à la gare pour rentrer chez moi, 3 des 5 personnes qui distribuent des journaux gratuits de petites annonces arrivent à m’en refiler. En prime, j’ai même droit à un flyer Planète Saturne. Youpitralala.

Je monte dans le train, je m’assois dans le wagon frigorifique. Ah oui je vous ai pas dis ! Les mecs de la SNCF ont toujours pas trouvé le bouton pour baisser la clim dans leurs trains. Donc même si c’est pas trop trop la peine, il fait dans les 4° dans l’ensemble du TER. Merci. Je suis ravi de payer 80€ par mois pour des retards et un rhume.

Stéphane gelé  : 0 – Rentrée polaire : 5.


Parmi mes 4 super journaux d’annonces, par lequel vais-je commencer ? Ho, TOP ANNONCE a l’air génial ce mois-ci ! Allez, c’est part……

* BOOORDEL…. QUAND ON RENTRE SUR LA PIIIIIIISTE…
ON EST V’NU TISER, CLAQUER DU BIFFFFFFFFF ! * (Boulbi de B20ba)

B2oba en personne vient de s’assoir à côté de moi, portable à fond, musique au také. Je n’arrive même pas à lire mes petites annonces tranquilles avec ce bordel.

MC Stéphane : 0 – DJ Rentrée : 6.

Allez, j’ose le dire : c’était une pré-rentrée de merde. Et vous ? Des anecdotes ?

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Désormais, c’est par email que je trouve mes copines et mes plans culhttp://www.mangetamain.fr/?p=977http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20100717_121548_Desormais__c_rsquo_est_par_email_que_je_trouve_mes_copines_et_mes_plans_culSat, 17 Jul 2010 10:15:48 +0000Lire la Suite ]]>

J’avais hésité à rédiger cet article mais là je craque, ça me fait trop rire ! Certains vont peut-être me dire que je suis tombé de la dernière pluie, mais voila : depuis quelques temps, je reçois un bon paquet de mails très…. explicites.

Aucune image crue ou choquante dans ce que vous lirez ici, cet article n’est pas  NSFW ! ;)

 

Tout a commencé un dimanche matin par ce mail :

Sarah, Lorene, je suis enchanté mais terriblement gêné par votre proposition… J’y réfléchis, et je vous re-contacte peut-être plus tard! Bisous mes chéries.

J’ai laissé courir ces deux bombasses, mais quelques jours plus tard je reçois un nouveau mail :

Bonjour Eva, bonjour Luc. Votre proposition m’intérèsse, vos copines Sarah et Lorene m’avait déjà bien chauffé il y a quelques jours… !

Bon cette fois je me crée une adresse mail fictive et je leur répond que la proposition d’un plan à 3 m’intérèsse fortement, je tape « BG » sur Google Image et je sors la photo d’un bel étalon noir que j’ajoute en pièce jointe de mon message.

Réponse, moins de 12 heures plus tard :

Je me dis que c’est un serveur mail bien agencé, qui détecte les réponses et renvoie un texte bidon automatiquement. A première vue, l’opération visait à promouvoir Erotendo.fr, un site échangiste.

Dans ma très grande naïveté mais aussi parce que je suis quelqu’un de consciencieux, je leur demande en réponse si tous deux ont bien fait les tests pour le VIH, je ne veux prendre aucun risque.

Réponse :


ROBOT SPAM FAILED ! Il m’a juste recopié la fin de la réponse précédente, pas juste !!!!
Mais j’ai vraiment envie de savoir moi. Je leur ré-envoie ma question dans un ultime mail. Et là, TADADADADADADA :

Houuu… L’orthographe fait un peu « on a engagé des polonais pour vous répondre » mais c’est assez ouf que quelqu’un ai pris la peine de me répondre personnellement. J’ai renvoyé ma question une troisième fois pour voir si le robot était programmé pour réagir à « VIH » ou non, mais cette fois aucune réponse.

Je repensé à mes deux bombes atomiques d’étudiantes, Sarah et Lorene de l’autre jour. Je décide de les recontacter. Un petit mail coquin pour pécho et voila la réponse :


Pas maaaaaaaaaaaaaaaaaaal les filles !!!
Sauf que cette fois le délire n’est pas le même qu’avec Eva et Luc. Cette fois, ce sont deux prostitués que l’on me propose, c’est pas très drôle. Flirtanonyme.com est un site d’escort-girl : je ne connais pas les nuances juridiques entre « prostitution » et « escorting » mais il est clair que ce mail racoleur n’est ni plus ni moins qu’une proposition de prostitution, le site affilié doit être de la même trempe.

Bref, je leur demande si à notre petit rendez-vous, je peux amener une pote à moi. (fallait trouver une question bidon rho, laissez-moi tranquille !!!!)
Cette fois, je n’ai pas eu droit à une aussi jolie réponse qu’Eva et Luc. Le robot m’a renvoyé un mail bidon, classique, avec les mêmes pièces jointes :

Merci Gmail de filtrer tous les spams méchants mais de me laisser les spams rigolo en tous cas !
Puis ce matin, je reçois un nouveau message (toujours pas filtré !! Étrange.) d’une certaine Miss Jane :

Opera.com c’est le site du célèbre navigateur web Opera Browser. La meuf doit vraiment être à bout pour aller pécho ses mecs sur ce site ! Mais ne vous inquietez, pas le lien « opera.com » pointe en réalité sur « saymehi.com », un site de rencontre online.

Bref, tout ces petits messages m’ont bien fait rigoler. Je me demandais si vous aviez reçu les mêmes récemment ? C’est la première fois qu’autant de nana veulent mon corps par email, ça fait tout drôle.

J’ai fait des recherches assez approfondies sur l’IP des serveur qui envoient ces mails, mais même en remontant assez loin je n’ai strictement rien trouvé. Pour une fois, les spammeurs se sont bien cachés !

Allez, si vous voulez les emails de tout ce ptit monde pour vous amuser lors de vos chaudes soirées d’été,  dites le en commentaire ;)

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Créer un sac pour son blog ou pour son profil Twitterhttp://www.mangetamain.fr/?p=961http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20100715_175031_Creer_un_sac_pour_son_blog_ou_pour_son_profil_TwitterThu, 15 Jul 2010 15:50:31 +0000Lire la Suite ]]>Cette année, et comme beaucoup d’étudiants, j’ai cherché un job pour l’été. N’ayant jamais travaillé de ma vie, je me suis contenté d’éplucher les annonces relou genre intérim, usines, ramassage de fruits…

Puis, par hasard, je suis tombé sur une annonce de la société Netstyler, qui cherchait un rédacteur web, référenceur, et utilisateur des réseaux sociaux pour promouvoir son nouveau site Internet. J’ai foncé, sans pour autant y croire à mort. Au final, j’ai été reçu en entretien puis accepté au poste ! La vie est belle, tout ça pour vous dire que même étudiant et sans expérience, on peut trouver un travail cool qui nous correspond.

Bref je ne vais pas vous raconter ma vie plus longtemps. Parlons plutôt du concept de Netstyler !

 

Ce site permet aux internautes de créer un sac ou de personnaliser un sac de A à Z grâce à une application java très simple d’utilisation. Vous choisissez votre image, votre texte ou vos motifs, vous placez ça sur un des 20 modèles de sacs disponibles, et vous le recevez chez vous par la Poste quelques semaines plus tard !

Je n’écris pas simplement cet article pour faire de la pub à Netstyler mais voila : je pense qu’à l’heure du web 2.0, à l’heure de toutes ces communautés numériques qui se créent et se rassemblement depuis l’avenement de Twitter et Facebook, il est primordial de consolider les relations virtuels par des choses très réelles.

C’est d’ailleurs le leitmotiv d‘Et si on parlait ? (ESOP) le projet associatif que nous avons monté Cyprien, Tommy et moi : rassembler des communautés et des passionés grâce à des badges dans les transports en commun.

Du coup, Netstyler me parle grave ! Les réseaux sociaux ont transformé les personnes en marque et les marques en personne. Au final, toute cette agitation a crée une bouillie de gens qui veulent se distinguer et diffuser leur image au reste du monde.
Même entant que simple petit auteur de blog, j’adorerai avoir un sac à l’image de MANGE TA MAIN! parce que j’aime bien ce nom et que je porterai sur moi un truc qui me ressemble vraiment !

En dehors du côté idéologique, c’est vraiment fun de pouvoir créer son sac de A à Z. On pouvait déjà créer ses teeshirt soit même sur quelques sites spécialisés, mais les sacs j’avais jamais vu.

 

Alors voila, si quelqu’un veut m’acheter ce sac « I’m a nerd » je dis pas non… :D Ah oui, sachez aussi qu’une fois inscrit sur le site, votre e-mail devient un code promo pour vos amis ou vos lecteurs.
Si vous mettez stephane.paton@gmail.com dans la case « code promo »  à l’achat, vous bénéficiez de 10% de réduction sur votre panier :o)

Enjoy ! Moi je pense bien faire gagner un petit sac sur ce blog d’ici la rentrée. Un sac Twitter, ça serait la classe ! <:o) Puis aux Zopiens qui lisent ce billet : il est fort probable que l’on distribue, à l’ouverture du nouveau site ESOP, quelques sacs custom en édition limité ! :-)

Pour finir, vous pouvez suivre @Netstyler sur Twitter ! (en plus c’est moi qui tweet dessus la journée, ça vaut de l’or…. ! :p)

 

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10 choses à publier sur votre blog pour devenir un VRAI blogueurhttp://www.mangetamain.fr/?p=906http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20100615_224313_10_choses_a_publier_sur_votre_blog_pour_devenir_un_VRAI_blogueurTue, 15 Jun 2010 20:43:13 +0000Lire la Suite ]]>En manque d’inspiration depuis une semaine, j’ai demandé à mes lecteurs Facebook de me filer un coup de main pour mon prochain billet. Plusieurs d’entres eux m’ont proposé de commenter l’actualité, chose que je refuse de faire. (Je le ferai mal, et vous n’êtes probablement pas là pour lire du remâché d’ailleurs !)

Du coup, j’en suis venu à me demander ce que je n’avais encore jamais blogué ici. Un truc facile à aborder, qui se lit bien, et qui est pas trop chiant à écrire. Puis, je me suis dis que publier mes pensées sur le sujet  serait une bonne idée.

Du coup, voici 10 choses à faire absolument sur son blog pour combler un manque d’inspiration pesant et d’une pierre deux coups, s’auto-proclamer blogueur Français.

 

1) Podcastez un déballage

La première chose à faire pour appartenir à la blogosphère Française, je pense que c’est de déballer un produit Apple. Je n’ai malheureusement rien à déballer en ce moment.. Pas d’iPhone 4G, pas d’iPad… Je m’excuse sincèrement de fournir un contenu de si piètre qualité sur mon blog.

Je vous ramène toutefois à mon article « 7 trucs pour réussir les déballages sur votre blog » qui, je le pense, est un déballage de la culture 2.0 actuelle.

2) Évitez la valeur ajoutée, par tous les moyens.

La valeur ajoutée d’un article, ou tout autre plus-value intellectuelle, vous rend indéchiffrable pour le lectorat Facebookien. Ainsi, en évitant de donner votre avis et en évitant de scabreux romans employant des termes trop complexes comme « scabreux » ou « Twitter », vous maximiserez vos chances  de faire vivre votre blog de l’autre côté de l’écran, c’est à dire auprès de vos amis et de votre famille.

Quelques bons exemples à suivre pour éviter la plus-value dans vos articles :

5) Faîtes un article « 10 trucs pour », « 10 façons de », « 10 astuces pour »…

Ce genre d’article permet non seulement de cacher un manque de talent rédactionnel assez profond mais il permet en outre de faire de l’audience sur son blog sans se fouler, sans chercher de titre accrocheur et sans apprendre à écrire de pavés agencés de façons claire et lisible.

En plus de cela, il est assez simple de tricher sur le contenu : il suffit de malencontreusement « sauter » un point pour en avoir un de plus et ainsi feinter sur la quantité de contenu. Mais entre nous, personne ne s’amuse à ça, ça fait vraiment blogueur bâtard.

Pour en revenir à la publication de billets style « 10 ways to », oui, ô mon père j’ai pêché plusieurs fois à ce jeu là. Et le fait est, aussi malheureux soit-il, que l’article le plus lu de mon blog (et j’en suis bien désolé crois moi !) est un article « 5 astuces Facebook pour blabliblablo« . Honteux je suis d’avoir usé du taine-ouèïze-tou (comprendre littéralement « ten ways to ») pour rédiger une note sur Facebook.

6) Organisez un concours pour faire gagner un encart publicitaire sur votre blog.

Quelques astuces, toutefois, pour donner plus d’attrait à votre initiative :

  • Cachez votre compteur Feedburner affichant « 5 abonnés aux flux RSS ».
  • Cachez le widget social affichant « 12 followers Twitter ».
  • Publiez, sur votre blog, de fausses statistiques.
  • Participez vous même sous divers pseudonymes pour donner du crédit à l’opération.

Et surtout, n’oubliez pas : proposez un encart dans le footer de votre blog, ou tout en bas de la page « à propos ». Il ne faudrait tout de même pas que vos quelques 20 visiteurs par mois se retrouvent, suite à une erreur de clic, sur le blog de la concurrence.

8) Sucez Gratifiez un peu la Twittosphère pour redorer votre image

Il est toujours bon de se faire des contacts utiles sur Internet, surtout quand on n’a pas un blog encore trop lu.

N’hésitez pas à remercier et à féliciter publiquement, dans un article dédié, une petite dizaine de blogueurs assez famous que vous chérissez de tout cœur, comme Keeg (le meilleur !), Jcfrog (le talentueux JCFrog….! *.* ) ou encore Dugomo, l’ange descendu du ciel pour apporter la bonne parole sur la toile ainsi que la magnifique & ô combien énigmatique InZecity. <3 <3 <3 <3 <3

Je ne préfère pas tomber dans ce piège bassement tendu du blogueur influençable, remerciant sans cesse ses idoles au point de passer pour celui « qui en fait trop ». Vos compliments doivent paraitre naturels, juste ce qu’il faut; n’est-ce pas.

9) Abordez des sujets clefs presque jamais déjà pas du tout abordés

Le blogueur doit être à la page. Il existe, dans le milieu du blogging, une liste de sujet « en vogue », gardée assez secrète par ses possesseurs. J’ai décidé de vous la dévoiler. Ces sujet sont des joker : lorsque vous êtes en panne, écrivez sur l’un ou sur l’autre, ça marchera toujours, même si votre contenu est nul :

  • Les options de confidentialité chez Facebook.
  • La notion d’influence sur Twitter. (kialaplusgrosse etc)
  • Un article dont le titre contient les mots « community management ».
  • … ou alors les mots « social media ».
  • Un article alternant successivement les expressions « social media », « media social », « community manager » et « web 2.0″, « SEO », « FanPage ».
  • Un article avec la photo d’un chat qui boit de la bière.

10) Pensez à l’article SEO/trackback à promouvoir sur vos social media.

Pendant les périodes de vide complet d’inspiration, n’hésitez pas à publier un article « fourre-tout », que vous blinderez de liens vers d’autres articles de votre blog. Ce genre d’article, bon pour votre SEO, et camouflé derrière une pseudo-conscience de blogueur bien assumée, passera complètement inaperçu des masses abruties qui vous liront.

Après tout, quand vous en serrez là, vous serrez un vrai blogueur Français et vous emmerderez un peu vos lecteurs, leurs avis et leurs critiques.

Tchao les nazes!

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« J’en ai marre de ces arabes au fond du bus et de leur rap de merde »http://www.mangetamain.fr/?p=847http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20100605_131510___J_rsquo_en_ai_marre_de_ces_arabes_au_fond_du_bus_et_de_leur_rap_de_merde__Sat, 05 Jun 2010 11:15:10 +0000Lire la Suite ]]>Hier soir, exceptionnellement, je ne pouvais pas prendre le train, alors j’ai pris le bus pour rentrer chez moi.
Comme à mon habitude je m’assois à l’avant et j’allume mon iPod pour me mettre un bon Run-DMC dans les oreilles. Le trajet dure une heure, alors sans mon iPod, je suis perdu.

A la fin du premier morceau, mon iPod s’éteint. Fuck, plus de batterie, c’est bien ma veine! Il ne me reste plus qu’à prendre mon mal en patience et espionner les conversations autour de moi pour me divertir et me moquer (rhoo!). Je me branche sur la conversation de la femme et de son ami qui sont juste derrière moi. Ils doivent avoir tout juste la trentaine.

 

- C’est bien calme le bus ce soir.  Une heure plus tôt, et c’était l’horreur..

- Ah bon ?

- T’as jamais pris le bus à 17h ? T’a tous ces mecs qui sortent du collège, là, qui mettent leur rap à fond à l’arrière et qui hurlent comme des bêtes. Toujours que des arabes d’ailleurs.

- Ah ouais, déjà y’a qu’eux qui écoutent du rap alors c’est vite vu.

 

Pincez-moi…. Je n’ai pas envie de lutter contre le cliché raciste de l’arabe voyou qui écoute du rap « nique-la-France-nique-la-police ». En tant que mélomane, ce qui me révolte le plus, c’est le cliché inverse : si tu écoutes du rap, tu es un arabe voyou.

Le rap dans la société médiatique Française

Quand on évoque le rap en France lors  d’une discussion ou d’un plateau télé, les intervenants se sentent tout de suite obligé de véhiculer les clichés qui lui sont solidement rattachés. Les « sisi la famille », les « wesh wesh tkt gros » et tout le touti.

La dernière évocation en date est celle de Denisot lors du passage d’Eminem au grand journal :

« De retour sur le plateau du grand journal avec Eminem, si si la famille! ».

Mais connard, tu t’es senti obligé ou quoi ? Pourquoi ça n’a choqué personne ? Eminem est tout sauf un rappeur « sisi la famille ».

Il y a les rappeurs wesh-wesh, et il y a les autres.

C’est à mon avis à cause des rappeurs wesh-wesh et d’un public complètement sous-cultivé que le rap s’est forgé cette image nauséabonde dans les médias et dans les mœurs Françaises.

J’ai demandé à mes followers sur Twitter les 2 ou 3 mots qui leurs viennent à l’esprit quand on leur parle de rap. J’avais largement commencé à écrire cet article avant de leur poser cette question, j’appréhendais donc leurs réponses. Et si elles allaient à l’encontre de ce que j’imaginais concernant le rapport de l’opinion publique vis à vis du mot « rap » ?

Voici la quasi-intégralité des réponses que j’ai reçu et que j’ai regroupé par thématique :

  • cité, délinquance, Sarcelles, violence, agressivité, vulgarité, misogynie
  • enflure
  • musique de merde, bruit, « Incapable de chanter », inaudible, inintéressant, « Mes pauvres oreilles !!! »
  • wesh, casquette, or, Nique ta mère ! (x2)
  • arabe, noir
  • NTM, R. Kelly, Eminem, IAM, Run DMC, Wu Tang Clan, B.I.G
  • Poésie, rythme, musique, urbain, hip-hop

Je ne m’étais donc pas trompé. Il existe bel et bien un mur d’ignorance entre le rap et les Français.

A quoi sert ce rap bouc-émissaire ?

Si les médias et les Français ont réussi à détruire les valeurs d’un style musical comme le rap, c’est certainement qu’il y a une bonne raison à cela. Le rap, tel qu’il existe aujourd’hui en France, sert-il de masque aux racistes, aux médias et aux beaufs, pour enfoncer encore un peu plus les arabes et les racailles ? Je n’ai pas vraiment d’éléments de réponses, et j’aimerai bien en trouver. Comment en est-on arrivé là ? Je vous laisser m’éclairer sur ce point en commentaire si vous vous en sentez capable.

 

« - Et toi, tu écoutes quoi ? – Bah heu.. j’écoute hum… »

Quand je rencontre une nouvelle personne, j’ai pour habitude de la questionner sur ses influences musicales. En retour, elle me demande ce que moi j’écoute. Et là,  c’est souvent un calvaire à formuler.

Si je dis que j’écoute du rap, je vais passer pour le sous-beauf qui écoute Skyrock, La Fouine, B2oba et tout la troupe Française. J’ai beau avoir un look rétro-vintage-Beatles, les gens ne sont pas encore prêt à comprendre que l’on peut écouter du rap intelligent et musical.

Alors, pour contourner le problème, je ne dis pas que j’écoute du rap, je dis que j’écoute « de la musique influencée par le hip-hop ». Le Français moyen croit dur comme fer que le hiphop est, au même titre que le rap, un style de musique. Combien de fois j’ai entendu « Ouai je préfère le hip-hop au rap… »

Le hip-hop est un mouvement culturel dont le rap est un des moyens d’expression. (le rap, le tag, la danse etc.) A titre de comparaison, vous avez déjà entendu quelqu’un dire « Moi j’écoute du hippie !! » ? Non, on écoute du rock, pas du hippie. Et on écoute du rap, pas du hip-hop.

Essayer de faire accepter et comprendre le rap

Ce ne sera pas chose facile, j’en conviens.

Tout comme il existe des gens passionnés par le rock et son histoire, il existe des gens passionnés par le hiphop et son histoire.
Si vous demandez à un « bébé rockeur » (comprendre ce terme comme « une personne arriérée qui écoute du rock commercial sans valeurs, sans ouverture d’esprit ». L’équivalent du beauf qui écoute b2oba, version rock.) de donner le nom du premier rappeur qui lui passe par la tête, il y a de fortes chances pour qu’ils vous balancent BOOBA, SNOOP DOGY DOG ou 50CENT.
Si vous demandez à un weshswesh (un rappeux sous-cultivé qui écoute de la daube en boite) le premier groupe de rock qui lui vient à l’esprit, il y a des fortes chances pour qu’il vous sorte Tokio Hotel ou Jonas Brother.

Tout est une question de culture et d’ouverture d’esprit. Plutôt qu’assimiler le rap à des abrutis de rappeurs Français dont on nous bombarde de clips à longueur de temps, essayez de comprendre que le rap n’est pas que ce style pour abruti qu’on essais de nous faire bouffer à chaque fois qu’on allume la radio ou la télé.

Pour vous aidez à y voir plus clair, voici mes trois morceaux de rap préférés, linkés à leurs lyrics pour les deux plus intéressants.

Run-DMC, les précurseurs du rap. Leurs morceaux sont très rock (ils ont même un album intitulé « King of rock » à juste raison!)

 

Flobots, une tête montante de la scène hip-hop. Les paroles de ce morceau sont incroyables. Voici leur clip sous-titré FR. (c’est mieux en VO, c’est un véritable roman, les mots prennent tout leur sens dans la langue originale…!)

Lupe Fiasco, l’anti-cliché du rap. Cette chanson est un pamphlet contre les rappeurs blingbling, misogynes et ultra-marketing. Voici les paroles.



Si certains veulent aller plus loin, j’ai publié une playlist de 12 titres avec moitié rap US qui défonce, moitié rap FR qui défonce.

Bref. J’espère que la prochaine fois que je parlerai RAP sur ma timeline, les mentalités auront un peu évolué. Je ne demande à personne d’aimer le rap, mais simplement de le respecter.

A bon entendeur.

 

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« Vis ma vie de blogueur » : 24h dans la peau d’un blogueur loserhttp://www.mangetamain.fr/?p=827http://sebsauvage.net/streisand.me/mangetamain/index.php?20100603_115235___Vis_ma_vie_de_blogueur_____24h_dans_la_peau_d_rsquo_un_blogueur_loserThu, 03 Jun 2010 09:52:35 +0000Lire la Suite ]]>Qu’on se le dise : bloguer n’est pas toujours un plaisir. Des fois, c’est la panne complète : on se sent vide, on n’a rien à dire et le peu qu’on balbutie n’intéresse personne. Un état fantomatique qui décourage à publier la moindre note. Twitter compris.

Au contraire, il arrive que certaines semaines soient aussi fertiles que du fertiligène. (Du bon billlleeeeeeeet…. Nanananaa (Ouai bah si tu comprends pas la vanne clique sur le lien fertiligène aussi, tss!))

Let’s play : 24h dans la peau d’un blogueur, épisode 1. [dans_la_peau_dun_blogueur-01x01_xVid_RiP_by_h4x0r42.mpeg]

 

Lundi matin, 6h. Le reveil sonne.

« Hummf…. Grrmmmff……. ». Le blogueur est ronchon.
Il consulte ses mails depuis son téléphone, comme chaque matin. Mais aujourd’hui, il n’en a qu’un :  celui-ci provient de son blog et lui annonce un nouveau commentaire. Bonne nouvelle ! Il l’ouvre avec hâte.

Vous  avez un nouveau commentaire, par Figakeqoh (gevi95xogu@gmail.com)
Hello I loooove your website ! By the way do you want Viagra right now ???? -50% !

Triste et humilié, le blogueur se dit qu’il écrira probablement un article pour dénoncer le spam et tailler ces bâtards de spammeurs. VENDETTA.

7h, sur le quai de la gare.

En route pour la fac ! Il attend son train sur le quai de la gare. Ahh, il voit la locomotive qui arrive au loin ! Et, quelques secondes plus tard, un cycliste qui attendait sur le quai à côté de lui se fait faucher par le train. VITE le blogueur saute sur son téléphone pour live-twitter l’accident ! Mais quel drame… Aucune phrase d’accroche. Aucune blague à faire sur la Twitpic. Catastrophe. Il ne twittera rien.

Une lueur d’inspiration lui vient à l’esprit : dès qu’il rentrera chez lui ce soir, il rédigera un billet sur l’incompétence des employés SNCF et sur les retards quotidiens des TER.

Entre midi et deux.

A table, le blogueur discute de ses hobbies avec une pote d’amphi. Les deux compères en viennent à parler d’Internet et l’amie pose une question récurrente :

L’amie relou : Mais en fait c’est quoi Twitter ?

Le blogueur : Bah si tu veux c’est heuu tu vois tu mets des messages de 140 caractères et humm ben y’a des gens, tes followers, qui voient tes messages et qui peuvent te répondre ou te retweeter.

L’amie relou : Ah ok c’est comme Facebook en fait.

Le blogueur : Nooon pas du tout… Facebook c’est.. c’est pas très utile tu vois.

L’amie relou : Non je vois pas.

Le blogueur : Beeen… Twitter tu échanges des info, des liens… Alors que Facebook c’est surtout pour raconter ta vie quoi.

L’amie relou : Ok.  Je vois pas trop l’intérêt, là, comme ça.

Le blogueur : Je… je… bheu… (le blogueur bave et devient rouge).. Ouai ok ben normal, Twitter faut un QI minimum. Toi t’es plutôt juste bonne à passer ta vie sur Paf Le Chien et FarmVille, connasse. Alors retourne poker tes blaireaux de potes Facebook-addict plutôt que me poser des questions à la con comme ça.

Sous la pression d’une dépression 2.0, le blogueur craque. Il vient de perdre une pote d’amphi, une fan Facebook, et une followeuse potentielle. Les statistiques sont en chute libre. Espérons que Google Analytics apporte de meilleures nouvelles.

16h, pas le temps de goûter, il faut bloguer.

« Vrmmmmmmmmmmmmmmt………. BIP. BIP. TUUUUUUT. » (c’est l’ordi qui démarre, fais un effort pff!)

Le blogueur dépressif fonce sur l’administration de son blog et commence à rédiger un article titré « L’impacte du spam sur les retard des trains TER. ». Il ne sait plus trop où il en est, mais ce qui est sur, c’est que l’article est corrosif. L’auteur se permet même un point godwin dès le second paragraphe, en corrélant le confort des wagons TER avec ceux des trains de Juifs lors de la dernière guerre. Du freestyle et de la haine.

Article publié.
Article twitté : « Mon dernier article, et c’est pas de la merde : http://co.to/ef68 – pls RT »

Il ne reste plus qu’à attendre…….. Premier RT au bout de 15 minutes par le bot @deMerde qui retweet systématiquement les messages contenant le mot « merde ». Une première victoire pour l’ami blogueur. Mais l’attente reste longue. Loooooongue….

Aaahhh, premier commentaire : on lui signale une faute d’orthographe dans le titre de l’article. Détruit de l’intérieur, il ne laisse rien transparaitre :

« Merci en effet, une coquille s’est glissée dans le titre de l’article. Bien cordialement. »

Autrement dit :

« Merci connard, mais les DM c’est pas fait pour les chiens ;). »

 

Il est 22h. Toujours aucune réaction malgré 4 auto-RT en 2h. Dépité, il se demande si un article sur « le manque d’inspiration » ne serait pas la seule solution pour se tirer de ce mauvais pas, pour lutter contre la malédiction. Pourquoi pas.

Il commence son nouveau billet : « Vis ma vie de blogueur : 24h dans la peau d’un blogueur loser ».

Vous connaissez la suite.

 

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