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Plongée dans l’apnée : des limites toujours repoussées

Tue, 29 Sep 2026 12:15:30 +0200 - (source)

La barre des 40 mètres est dépassée

Avec le dernier stage en mer de la saison, un nouveau record personnel est atteint. « Le stade de l’apnée récréative est bien dépassé », explique l’un des instructeurs. Vers quoi est-ce que l’on s’oriente après ? Un abîme de questionnements.

Croisé par -10 mètres, un super-héros aux yeux laser... - © Reflets - CC BY-SA 4.0

Troisième voyage vers ce petit caillou qu’est l’île de Capraia, planté entre Livourne en Italie et le Cap Corse. La mer y est particulièrement claire avec une visibilité de près de 30 mètres. L’équipe de One Breath, une école d’apnée italienne y organise le dernier stage de la saison. Il y a les habituels que l’on retrouve stage après stage, soudés, sérieux à l’eau, rigolards en dehors. Et de nouvelles têtes. Des débutants en profondeur mais plutôt bons en statique ou en dynamique. Des experts de la profondeur (un participant annonce 50 mètres). Et au milieu de tous ces italiens, un français, moi. Je comprends de mieux en mieux la langue, mais je ne la parle toujours pas. Les instructeurs parlent souvent français ou anglais. On se débrouille. Après deux stages cet été, l’un avec One Breath et l’autre avec Umberto Pelizzari, j’arrive avec beaucoup moins de certitudes et j’adopte, le dernier jour, l’idée de me laisser « porter par l’onde ».

C’est une recommandation permanente de Cossimo, l’un des instructeurs avec qui je discute tout le temps de méthodes de compensation. Avec lui j’essaye de comprendre pourquoi ma méthode m’emmène aux alentours de 36 mètres et la sienne bien au-delà. Je bute à 36 sur le mur du volume résiduel alors que sur le papier, je devrais pouvoir le dépasser. Cossimo nous conseille souvent de nous laisser « porter par l’onde ». D’être fluide dans l’eau. Trouver une sorte de plénitude et de clame complet, intérieur et extérieur avant et pendant la...


Accusé de terrorisme par l’administration Trump, l’hébergeur Autistici/Inventi tire sa révérence

Mon, 28 Sep 2026 10:05:58 +0200 - (source)

Une affaire qui en rappelle d'autres de Altern à Wikileaks

Sans avoir enfreint en quoi que ce soit la loi Italienne, l’hébergeur associatif prônant un internet libre et antifasciste, vient de mettre fin à ses activités. Une décision qui montre une fois de plus l’étendue du pouvoir impérialiste américain, mais aussi celui des grandes entreprises technologiques à son service.

Autistici/Inventi

« Je suis heureux d’informer les nombreux patriotes américains que je désigne ANTIFA – une organisation d’extrême gauche malade, dangereuse et désastreuse – comme une organisation terroriste majeure. Je recommanderai également avec insistance que les personnes qui financent ANTIFA fassent l’objet d’une enquête approfondie, conformément aux normes et aux pratiques juridiques les plus strictes . »

Le 26 août 2026, soit un an après cette déclaration toute en finesse du président Donald Trump, l’administration américaine a désigné le collectif antifasciste et antimilitariste italien Autistici/Inventati (A/I), comme une organisation terroriste internationale.

Leur crime consistant à avoir offert durant 25 ans une alternative aux outils numériques des bigtech et autres GAFAM. Fondé en 2001, ce collectif italien proposait des services d'hébergement, de messagerie par mail et de visioconférence à destination des activistes et hébergeait notamment depuis dix ans le site « noblogs.org », une plateforme de blogging « non commerciale, antifasciste et antisexiste » utilisée par des collectifs tels Sans Nom, l'Antifa Social Club Marseille ou encore Act For Freedom.

Cette interdiction émane directement d’une agence du département du Trésor américain, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), un organisme chargé entre autres de faire respecter les actions économiques et commerciales décidées par Washington, dans le cadre de sa politique étrangère et la notion fourre-tout de «...


Sur fond de menace de pollution du Rhône, l'État reprend la main sur une entreprise en liquidation

Fri, 25 Sep 2026 10:10:59 +0200 - (source)

Fibre excellence sous haute surveillance

L’État a décidé de faire intervenir l’Ademe pour sécuriser en urgence le site de Fibre Excellence à Tarascon. Il reproche aux liquidateurs de ne pas avoir remis en service certains équipements indispensables, notamment la station d’épuration et le réseau de lutte contre l’incendie dans ce site classé Seveso. Ces derniers contestent et affirment avoir engagé des mesures de sécurisation.

Copie d'écran du site web de Fibre Excellence avec une vue de l'usine du Rhône

A Tarascon Fibre excellence employait encore 270 salariés et produisait 250.000 tonnes de pâte à papier chaque année, principalement pour les emballages, les produits sanitaires et le papier filtre. La hausse du coût du bois et la baisse des cours de la pâte à papier en Europe ont largement participé à la mise en difficulté de cette entreprise qui existe depuis 1951. Elle a été mise en redressement judiciaire fin avril 2026 avant d'être mise en liquidation le 29 juillet. Mais les syndicats ont alerté sur une possible pollution du Rhône.

L’État a finalement confié à l’Agence de la transition écologique (Ademe) la sécurisation d’urgence du site de Fibre Excellence à Tarascon, a annoncé le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, vendredi 18 septembre. Cette décision intervient après plusieurs arrêtés préfectoraux demandant aux liquidateurs judiciaires de remettre en service certains équipements de sécurité, notamment la station d’épuration et les dispositifs de lutte contre l’incendie.

Dans un communiqué, le ministre accuse les liquidateurs de faire obstacle à l’exécution de ces mesures et dénonce leur « incurie ». Les intéressés contestent cette présentation. Ils affirment avoir engagé des opérations de sécurisation, avoir alerté les pouvoirs publics et avoir eux-mêmes proposé l’intervention de l’Ademe.

La décision du ministère intervient après plusieurs semaines d'un bras de fer entre la préfecture et les liquidateurs, ainsi qu’un...


Comment un agent russe a tenté de me recruter

Sat, 19 Sep 2026 15:30:50 +0200 - (source)

Une bonne tranche de rire

C’était il y a longtemps. Edouard Balladur et Jacques Chirac se tiraient la bourre pour la présidence. Loin de ces projecteurs, un agent des services russes faisait ce qu’il pouvait pour me recruter.

Une histoire d'espions

Édouard Balladur est mort à la fin de cet été. Cela a fait resurgir des souvenirs. Comme toujours, ils m'ont fair rire et je me suis dit que je devrais les partager avec nos lecteurs pour contrer la morosité tout à fait naturelle en ces temps de nouvelles plus accablantes les unes que les autres. Comme la crise climatique, la crise économique, l'IA qui va tuer l'humanité dans moins de dix ans et bien sûr, la mort de ce pauvre Edouard Balladur... Back to the future...

« Bonjour, c’est Machin Truc. Je suis le responsable pour la presse du premier ministre. Il se rend à Moscou les 1er et 2 novembre, ce serait bien que vous puissiez venir. Il y a aura des choses intéressantes qui se diront ». Je déteste les voyages de presse. C’est une manière d’acheter les journalistes. Les hôtels sont généralement somptueux, la bouffe agréable et l’on voyage dans des conditions privilégiées. Sur place, rien d’intéressant à part de la « communication », ce qui n’est pas ma tasse de thé. Mais Truc revient plusieurs fois à la charge. Il précise qu’il travaillait avant comme journaliste à la radio et qu’il sait quand il faut être du voyage. Cette fois, c’est sûr, ce sera important. « Et Edouard Balladur voyagera dans l’avion avec les journalistes, il y aura du off ». Par lassitude, je finis par accepter.

Pourquoi moi ? En cette fin d'année 1993, j’étais journaliste à L’Agefi, en charge des pays de l’Est. L’Agefi, c’était un journal ultra financier, destiné au top management des...


Nous sommes du même camp : il est l’heure de rejoindre la presse indépendante

Thu, 17 Sep 2026 09:00:00 +0200 - (source)

Un tribune de la presse indé

À l'initiative de La Presse Libre, cette tribune aborde le sujet qui fâche : sans le soutien des lecteurs qui décident de s'abonner, pas de contre-pouvoir aux Big Tech et aux médias des milliardaires qui donnent le ton de ce que doit être, selon eux, l'information. Nous avons d'autres points de vue et pour continuer à les proposer, nous avons besoin de vous. Car nous somme du même camp.

Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail. Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, “on” choisit à leur place.

Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.

Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous.

Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous. Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias...


Hell's r00ts 2.0, un livre pour décrire le monde (numérique) qui vient

Mon, 07 Sep 2026 11:44:43 +0200 - (source)

Réflexions sur le hack, l'intelligence artificielle, la politique...

Flash back : en 1996, je décide d'écrire un techno-thriller (Hell's r00ts) permettant de comprendre quelle forme pourrait prendre une guerre de l'information (qui marche). Il est finalement publié en février 2000, avec une licence de type Creative Commons, avant que Creative Commons n'existe... Il était temps de faire une mise à jour de ce manuel de destruction du capitalisme. Car l'environnement technique a profondément changé mais les perspectives restent aussi sombres.

Le fragment tourne encore...

À la fin des années 90, j'ai eu la chance de côtoyer des groupes de hackers qui ont façonné la cybersécurité moderne. L0pht Heavy Industries, ADM, le Cult of the Dead Cow, w00w00, Rhino9 — des noms que peu de gens connaissent aujourd'hui, mais dont les membres ont littéralement construit et déconstruit l'Internet tel que nous le connaissons. Certains d'entre eux sont devenus milliardaires. D'autres ont disparu. Tous partageaient finalement une conviction : le monde numérique était construit sur du sable, et personne ne voulait l'entendre.

En 1998, des membres de L0pht ont témoigné devant le Congrès des États-Unis. Ils ont expliqué aux sénateurs qu'ils pouvaient mettre Internet à genoux en trente minutes. Les sénateurs ont hoché la tête, l'air très intéressés.

Personne n'a rien fait.

Trente ans plus tard, certaines des vulnérabilités qu'ils décrivaient ont disparu, certaines sont apparues, d'autres existent toujours. Le protocole BGP, colonne vertébrale du routage mondial, fonctionne toujours sur un modèle de confiance plus ou moins aveugle hérité de 1989. Les systèmes SCADA qui pilotent nos ports, nos centrales, nos réseaux d'eau, sont toujours exposés. Le trading haute fréquence repose sur des algorithmes que personne ne comprend entièrement et que personne ne contrôle vraiment. Le HFT est un processus qui a fini de décorréler les marchés financiers de l'économie réelle.

L'idée de ce nouveau roman est née...


Masquée ou à découvert, l’extrême droite se répand dans le Loiret

Fri, 04 Sep 2026 15:40:58 +0200 - (source)

Les groupuscules radicaux s'installent

Avec la réélection d’un député et la conquête de deux villes du département la progression du RN inquiète de plus en plus dans le Loiret. Mais au-delà de l’étiquette officielle d’extrême droite des élus et des groupuscules propagent eux aussi les idées racistes et réactionnaires.

Drôle d'ambiance...

Orléans, préfecture du Loiret, a conservé la droite au pouvoir lors des dernières élections municipales. Serge Grouard, maire depuis 2001, n’a pas été inquiété par les partis d’extrême droite, aucun n’ayant accédé au second tour. Pourtant, il suffit de se pencher un peu plus sur les actions et déclarations du maire d’Orléans pour facilement se rendre compte que c’est aussi l’extrême droite qui l’a emporté à travers sa victoire.

En effet, l’islamophobie du maire d’Orléans est bien connue. Il y a déjà dix ans, en 2016, il écrit et partage publiquement une longue «lettre aux musulmans». Un texte dans lequel il déclare, à l’encontre de tout principe républicain, que nos concitoyens musulmans «ont plus de droits que de devoirs», et leur affirme que «Parce que vous êtes nouveaux sur la terre de France, c’est d’abord à vous de vous adapter à nous et non pas l’inverse».

Avant cela, en 2013, il refuse la création d’une école musulmane, au nom de la laïcité. Une valeur prétexte, qui ne lui importe plus lorsqu’il s’agit de participer ou de financer des évènements liés à la religion catholique. Serge Grouard a même fait voter une exception à la laïcité lui permettant de communier à la messe en écharpe républicaine à l’occasion des fêtes de Jeanne d’Arc.

Plus généralement, le maire d’Orléans est un adepte des sorties populistes et des plateaux de Cnews. Il déclare en 2024, lors de l’arrivée de sans-abris expulsés de Paris à l’occasion des JO, qu’ «Orléans n’a pas vocation à accueillir...


The Cure Tour 2026 : pas une ride, ou presque

Wed, 02 Sep 2026 18:21:50 +0200 - (source)

Le monstre sacré de la New Wave était partout cet été

Douceur, introspection, littérature, poésie, humilité... Les mots qui viennent à l'esprit lorsque l'on pense à Robert Smith sont une suite d'imaginaires positifs. La tournée du groupe vient de se terminer. Reflets a assisté à l'un des concerts. C'était grand.

Extrait de l'une des affiches de la tournée estivale 2026 - The Cure

Dans un effet de fumées, sur la scène sombre, apparaît une silhouette familière. Cheveux hirsutes, vêtements sombres, elle tient à la fois du lutin espiègle et de la créature de Frankenstein, mal à l’aise face au flot humain qui l’attend. Robert Smith, incarnation du groupe mouvant The Cure s’avance. Sa carrure imposante et son visage marqué par l’âge frappent celui qui a laissé le poète-chanteur sur le bord de la route de la vie il y 30 ans et le retrouve aujourd’hui. Peu à peu, les notes de musique s’égrènent et la voix familière emplit l’espace. Rien n’a changé, finalement. La même magie opère.

Auteur, compositeur, interprète, seule personnalité fixe et incontournable du groupe depuis sa création, il incarne The Cure. Lui qui ne se destinait pas forcément à chanter, déroule sa voix si particulière et absolument inchangée pendant près de deux heures et demi dans ce festival à Bordeaux, fin août.

Le monstre sacré a enchaîné les dates pour son Festival Summer 2026. Un tour d’Europe virevoltant, laissant planer au-dessus du public (qui commence lui aussi à souffrir des assauts du temps) les notes entraînantes de The Lovecats ou langoureuses de The Forest.

Depuis 1979 lorsque son premier album Three Imaginary Boys, The cure a marqué des générations. Le son du groupe est immédiatement reconnaissable, tout comme la voix de son chanteur.

Comme l’on reconnaît au premier couplet David Bowie, Mick Jagger ou Leonard Cohen, on identifie en un instant Robert Smith. Autre marqueur,...


Genève : le choix du délégué au numérique qui ne passe pas

Sat, 22 Aug 2026 17:54:19 +0200 - (source)

Il avait été condamné à six mois de prison pour une forme de cyber-harcèlement contre son ex-compagne

Mis en lumière par le journaliste indépendant Thibaud Mabut et repris par le journal Blick, Le passé judiciaire du candidat choisi fait tâche. Le futur délégué au numérique n'a ni les qualifications, ni les diplômes nécessaires pour le poste. Pire, il a été jugé en 2016 pour avoir envoyé des centaines de messages, passé des dizaines d’appels à son ex, envers qui il a proféré des menaces.

La polémique enfle dans le canton de Genève

Le Département des institutions et du numérique (DIN) semble pour l'instant s'entêter et maintenir la nomination d'un journaliste du journal Le Temps & du média en ligne Heidi News au poste de délégué au numérique du canton de Genève. L'affaire révélée par le journaliste indépendant Thibaud Mabut et le journal Blick, secoue le petit monde genevois.

Ce poste de délégué au numérique avait été créé en 2021 pour répondre à la complexité des dossiers stratégiques associés à la transition numérique (identité numérique, vote électronique, cyber-administration, souveraineté numérique, etc.). Son ancien titulaire était bardé de diplômes correspondant au poste.

Le DIN est dirigé par la conseillère d'État socialiste Carole-Anne Kast qui n'en est pas à son coup d'essai en termes de nominations controversées.

Le journaliste devra dans son nouveau poste rendre accessibles les enjeux numériques, vulgariser les orientations et projets du canton et en favoriser la compréhension par les différents publics. Gageons qu'il excellera dans la vulgarisation du concept de cyber-harcèlement. Car s'il ne dispose d'aucun des diplômes requis dans la fiche de poste (ni d'aucun diplôme ni expérience en informatique et en management), il a une expérience très personnelle. En 2012 et 2013, après sa rupture avec son ex-compagne, il lui avait envoyé des centaines de messages, passé des dizaines d’appels et proféré des menaces, comme par exemple celle d’...


Info.gouv.fr : attention vos données fuitent, étonnant, non ? (Non)

Wed, 19 Aug 2026 16:23:16 +0200 - (source)

Même si elles ne sont pas piratées vos données personnelles partent vers des boites privées

Nous vous le racontions dans un récent édito, Google en sait plus sur vous que votre moitié ou que vos parents. Même punition avec la plupart des plateformes et les data brokers. Ce qui est particulièrement énervant, c’est que même les sites publics « monétisent » vos visites. Exemple avec le site du gouvernement info.gouv.fr

Nos données personnelles fuyant dans l'immensité du cyberespac, circa 2025 (Allégorie)

Vous pensiez peut-être que lors d’une visite sur le site du gouvernement français, les données personnelles qui accompagnent votre « surf » ne s’éparpillaient pas aux quatre coins de la planète et plus précisément sur des serveurs et dans des lacs de données d’entreprises privées qui les utiliseront peut-être pour gagner de l’argent en les revendant ou qui risquent d'être piratés un jour ? Erreur.

Reprenons. Nous vous racontions dans un édito récent que lorsque vous chargez une page sur le Web, un certain nombre d’informations sont envoyées au serveur que vous consultez.

Par exemple, votre adresse IP qui est généralement géolocalisable, la version exacte de votre système d’exploitation, celle de votre navigateur, l’adresse de la page qui vous a amené là si vous avez cliqué sur un lien, la taille de votre écran (ce qui donne une indication sur votre device) et sa résolution (une information sur vos moyens financiers).

Si le site visité garde ces informations dans ses logs sans rien en faire à part de la mesure d’audience avec un logiciel dédié et hébergé par ledit site, pourquoi pas (c'est ce que nous faisons chez Reflets, et encore, vous pouvez désactiver cela dans votre espace personnel).

Mais que se passe-t-il s’il délègue la mesure d’audience à Google comme 80% des sites. Ou à un autre opérateur privé ? Que se passe-t-il si le site construit ses pages à la volée (lorsque vous la chargez) en utilisant des composants fournis par des entreprises tierces ?

Par...


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