Les trucs qui m'énervent... et je vais pas prendre de pincettes
Internet, informatique, logiciel libre, économie, politique, vie courante et tout le reste...

La lente dérive des fichiers

Jeudi 09 octobre 2008

On parle beaucoup de fichage, ces derniers temps, n'est-ce pas ?

Le fichage va forcément aboutir à des dérives. Et ça a commencé: 53 manifestants anti-guerre non-violents se sont retrouvés fichés dans la base des terroristes. Ah, tant qu'ils y étaient, ils les ont également entrés dans la base qui traque les traffiquants de drogue.

L'excuse de la police du Maryland ? Le logiciel ne permettait pas de saisir la catégorie précise "activiste", alors à défaut ils les ont classés dans la catégorie "terroristes".

Combien de victimes de ces fichages foireux allons-nous voir fleurir ? Quand ça fera assez de bruit pour qu'il y ait une protestation générale, il sera trop tard: On sera fiché de partout, à tort et à travers.

Délires technologiques

Mercredi 08 octobre 2008

Vous savez sûrement comment fonctionne une imprimante à jet d'encre: Une tête se déplace et projette de l'encre au bon endroit.

Vous avez peut-être entendu parler des imprimantes "3D", capables de déposer du plastic fondu pour créer des objets tangibles.

Il y a plus fou encore: Fabriquer des bâtiments de la même manière. En gros, une sorte d'imprimante 3D géante qui construit des murs en "imprimant" avec du béton.

Ça peut paraître fou, mais c'est techniquement réalisable et la société Caterpillar finance le projet. C'est peut-être pas si délirant que ça.

La Grande-Bretagne veut ficher aussi

Mercredi 08 octobre 2008

Pour faire honneur à la tendance fascisante des démocraties actuelles, la Grande-Bretagne ne veut pas être en reste et souhaite mettre en place un système permettant d'espionner la totalité des appels téléphoniques, SMS et toutes les traces internet du pays. C'est tellement jusqu'au-boutiste qu'on a du mal à y croire.

Le gouvernement envisage de dépenser 12 milliards de livres dans ce projet (soit environ 15 milliards d'euros). 1 milliard a déjà été débloqué pour la première phase du projet.

Tout ça au nom de quoi ? Le mot magique: la lutte contre le terrorisme, bien sûr !

Tiens justement: Un rapport récent très sérieux, aux USA, vient de conclure qu'accumuler plus de données n'aide pas à lutter contre le terrorisme. Mais aucun risque: Ce rapport sera probablement ignoré, et les démocraties continueront à dépenser des fortunes dans des projets liberticides et innefficaces.

:-) Des idées simples et innovantes

Mardi 07 octobre 2008

L'innovation, ce n'est pas forcément balancer des millions de dollars dans un projet. C'est parfois aussi des idées toutes simples.

GMail, le mail de Google, s'améliore régulièrement avec de bonnes petites idées:

  • Il peut vous afficher les dernières adresses IP et dates auxquelles vous vous êtes connecté(e). Si vous avez un doute sur la sécurité de votre mot de passe, ça le lève.

  • Si votre email parle d'un attachement, GMail vous prévient si vous essayez d'envoyer l'email sans attachement. Ça évite cette erreur bête.

  • Nouveau: Vous pouvez spécifier des plages horaires pour lesquelles GMail vous demandera de résoudre un petit problème de maths avant d'envoyer un email. L'intérêt ? Eviter d'envoyer un mail foireux pareque vous n'aviez pas l'esprit frais (quand on est trop fatigué, on peut vite faire des erreurs.)

Ces fonctions sont optionnelles, bien sûr, mais elles ne sont pas bêtes. Vous voyez, c'est tout simple, ça rend un service précis et n'importe quel programmeur aurait pu y penser. Et il n'y a pas besoin de millions de dollars pour faire ce genre de chose.

En informatique, même les tous petits peuvent innover (même si en l'occurence, ce n'est pas ici un "petit").

Nostalgie... et anecdote

Mardi 07 octobre 2008

Petit moment de nostalgie.

J'ai commencé l'informatique sur un Apple II+. En plus de programmer, j'ai bien sûr passé un temps considérable à jouer (hé... j'avais 7 ans). Je me souviens avec une petite larme de ces jeux, comme Aztec, un jeu d'aventure:

BlitzKrieg:

Choplifter (super-dur à jouer quand vous n'aviez que les paddles alors que le jeu est prévu pour joystick):

Dung Beetles (Pac-Man est un petit joueur !):

Panic:

Apple Cider Spider:

et tant d'autres.

Il y a aussi un jeu auquel je jouais. Il était produit par une petite entreprise, qui allait dans la même année signer un contrat avec IBM pour créer un système d'exploitation pour le tout nouveau PC:

Oui oui, c'est bien Microsoft :-), Microsoft Olympic Decathlon pour être précis.

 


(Dans cet écran, le jeu consistait à écraser alternativement les touche 1 et 2 le plus vite possible pour aller jusqu'à la ligne d'arrivée.)

Tout ça pour quoi ? Oh pour rien. Juste pour dire que les grosses, très grosses boites ont commencé petit (généralement), et qu'elles se sont bien éloigné de ce qu'elles étaient.

Ça dépote...

Mardi 07 octobre 2008

Je vous avais déjà parlé du problème des mises à jour logicielles sous Windows.

Justement, certains éditeurs commencent (timidement) à ouvrir leur propre dépôt Linux, comme - récemment - Google (pour Picasa et Google Desktop). Concrètement, quels sont les bénéfices ?

Pour l'utilisateur:

  • Accès au catalogue: Entrez juste l'adresse du dépôt, et vous avez à disposition le catalogue complet des logiciels présents dans ce dépôt, classés par catégories, avec leur description.

  • Simplicité d'installation: Il suffit de cocher le logiciel qui vous intéresse (par exemple dans Synaptic), et le système le télécharge et l'installe pour vous. Tous les modules nécessaires au bon fonctionnement du logiciel sont également téléchargés et installés.

  • Sécurisation: Un dépôt peut signer cryptographiquement les logiciels pour vous certifier leur authenticité.

  • Mise à jour: C'est le système d'exploitation lui-même qui se charge de vérifier la présence de mises à jour. Il vous prévient si de nouvelles versions sont disponibles, et l'installation se fait toute seule en quelques clics. Vous n'avez rien à aller re-télécharger.

  • Choix: L'utilisateur peut choisir ou non d'installer chaque mise à jour.

Pour l'éditeur de logiciels:

  • Sécurité: Vous éliminez le risque de voir des versions bidouillées de votre logiciel traîner sur des sites de téléchargement, puisque vous contrôllez votre dépôt.

  • Sécurité: Vous pouvez mettre en place des sites miroirs sans risque de bidouillage des programmes, puisque les fichiers sont signés cryptographiquement.

  • Réactivité: Vous pouvez proposer rapidement de nouvelles versions à vos utilisateurs (Ils sont informés généralement dans les 24 heures).

  • Information: Le système de mise à jour vous permet d'informer l'utilisateur des améliorations apportées par la mise à jour avant qu'elle soit installée.

  • Statistiques: Le téléchargement se faisant de manière centralisée, vous pouvez faire des statistiques sur l'installation de vos logiciels, les versions installées et la fréquence des mises à jour.

  • Simplicité: Vous n'avez pas à mettre en place un système de mises à jour complexes et développer un logiciel spécifique (que vous allez coller dans le démarrage de Windows - merci QuickTime, merci RealNetworks, merci Java, merci Acrobat): Il vous suffit de placer les mises à jour sur un serveur web.

  • Intégration: Vous ne perturbez pas l'utilisateur avec des installeurs différents: L'utilisateur utilise le système de mise à jour de son OS auquel il est habitué.

C'est donc un double bénéfice.

Je trouve très bien le fait de voir des éditeurs de logiciels exploiter enfin le système de mise à jour des distributions Linux, et j'aimerais que ça se développe (coucou, VLC, vous m'entendez ?). Sous certaines distribution comme Ubuntu, il y a même l'affichage d'une petite popup vous signalant la présence d'un nouvelle version.

En dehors de simplifier la vie des utilisateurs, c'est aussi un atout pour la sécurité puisque cela évite d'utiliser des versions obsolètes et dangereuses des logiciels (failles de sécurité liées à des bugs des logiciels). Cela permet également de parer à la lenteur de mise à jour des dépôts de certaines distributions (oui, je parle de Debian et Ubuntu).

C'est un atout formidable, d'autant que le système marche très bien.

Côté Windows, on est encore à des années-lumière de ça, malgré la présence du Windows Installer. Conséquence directe: les multiples failles de sécurité engendrées par l'utilisateur de vieilles versions de MSN, Internet Explorer... Dommage.

Passports RFID: Inutiles en l'état

Lundi 06 octobre 2008

Je vous ai déjà parlé des passports électroniques (équipés de puce RFID), aussi sûr que des passoires. Ils sont clonables. Entre le type qui clone le passport d'un bébé de 3 mois et l'autre qui fait un faux-passport d'Elvis, c'est déjà un gag question sécurité.

Mais les spécialistes rétorquent qu'avec les certificats, cela règlera le problème. En théorie, oui. Mais dans la pratique il semble que la majorité des appareils acceptent des passports avec certificat auto-signé. C'est un gag.

Un certificat électronique est censé prouver l'authenticité d'un document électronique (Genre: "cette information est signée par le gouvernement français"). Sauf que là, le hacker signe lui-même ses informations, et la machine accepte ça comme un passport valide.

Au final, les passports papier semblent plus difficiles à contrefaire...

Internet: Danger

Vendredi 03 octobre 2008

Arf. Après les failles DNS et BGP, voilà une nouvelle faille liée à TCP. Il semblerait qu'il soit très facile de planter n'importe quelle machine connectée à internet, que ce soit un ordinateur sous Windows, Linux, BSD, Unix, MacOSX ou n'importe quoi d'autres (Cisco, routeurs, firewalls...). Autrement dit: Potentiellement un beau bordel mondial.

Le découvreur de cette faille dit qu'il a réussi à planter 15 piles TCP/IP différentes avec sa méthode (dont il n'a pas publié les détails). Et ça ne nécessite pas un bombardement très intensif des machines.

Une fois encore, c'est un vent de panique et tout le monde travaille d'arrache-pied pour corriger ça.

Gloups.

Le CIO préfère l'argent au sport

Mardi 30 septembre 2008

Quels termes utiliser pour qualifier le CIO ?
Et pourquoi pas "Sale bande de rapaces" ? Ça me semble approprié.

Le CIO peut bien prôner le sport, le partage et la coopération internationale, si on juge par ce qu'ils font et non ce qu'ils disent, ce sont vraiment de sales rapaces. Y'a pas d'autres mot.

Déjà, ils attaquent bille en tête tout ce qui ressemble à des anneaux imbriqués.

Ensuite, oups, ils font disparaître de YouTube des vidéos qui contestent le régime Chinois.

Un autre exemple ? Lors des jeux d'Athène, le CIO a obligé le public à couvrir ou enlever tout T-Shirt portant le logo d'une entreprise qui n'est pas sponsor officiel des J.O.

Là le CIO a choisit une phrase pour célebrer l'esprit des futurs jeux olympiques d'hiver de 2010 au Canada: « Des plus brillants exploits » (« With glowing hearts »). Sauf que cette phrase fait partie de l'hymne national canadien, O Canada, vieux de 100 ans et dans le domaine public. Pas grave, le CIO se l'approprie en la déposant comme marque commerciale, et promet d'attaquer ceux qui s'en servent commercialement. Minable, non ?

Ah... le CIO s'est également arrangé pour faire passer une loi qui lui permet de vous attaquer si vous utilisez "2010" ou "Hiver" de manière un peu trop proéminente dans une phrase. Comme c'est pratique.

Je ne sais pas jusqu'où ils vont encore descendre, mais c'est clair que c'est le fric qui les intéresse, pas le sport ou l'esprit olympique. Pierre de Coubertin doit se retourner sans sa tombe.

DRM: Et on recommence !

Lundi 29 septembre 2008

Après Microsoft et Yahoo, voilà que Wal-Mart - la plus gigantesque chaîne de supermarché des Etats-Unis - ferme également ses serveurs DRM. Les clients qui ont "acheté" la musique chez eux ont une semaine pour graver la musique sous forme de CD, ou ils la perdront. Ils ne s'excusent même pas.

Ceux qui achètent encore de la musique numérique sur le site de la Fnac, Virgin ou M6Music sont des imbéciles... ou mal informés.

NB: C'est également le même genre de merdouille avec les jeux: La plupart utilisent des serveurs d'activation, et si les éditeurs décident de fermer ou qu'ils périclitent, vous perdrez le jeu que vous avez acheté: Même si vous avez encore le CD, le jeu refusera de démarrer ou de s'installer.

Maintenant imaginez toute notre culture sous DRM: Il suffit qu'une entreprise mette la clé sous la porte, et ce sont des pans entiers de culture qui disparaitraient (musiques, films, documentaires, livres...). C'est clairement innacceptable.


Mise à jour 10 octobre 2008: Finalement Wal-Mart fait machine arrière et laisse ses serveurs DRM ouverts.

Tant qu'il y aura des pigeons...

Vendredi 26 septembre 2008

Tant que vous trouvez des pigeons pour acheter vos produits, pourquoi vous gêner ?

Un simple câble d'alimentation ? Allez 1200€ ! (1800 dollars). Oui oui, le même câble que celui qui relie la prise de courant à votre ordinateur, mais en beaucoup plus cher.

Et vous savez quoi ? Il existe plein de produits de ce genre, des clés USB plaquées or jusqu'au lecteur DVD/BlueRay à 17000 dollars en passant par le logiciel à 999 dollars qui affiche juste une image.

Il aura toujours quelqu'un d'assez snob, riche ou stupide pour acheter votre produit. C'est consternant, mais après tout c'est la loi du marché, non ?

Comment ne pas protéger un jeu

Jeudi 25 septembre 2008

L'éditeur Electronic Arts (EA) a sorti son très attendu jeu Spore. Comme d'habitude, le jeu est équipé d'une horrible protection anti-copie, semble-t-il l'une des pires jamais conçues. A tel point, d'ailleurs, que sur Amazon.com il y a eu plus de 2000 critiques virulentes envers le jeu.

Curieusement - HOP ! - toutes les critiques ont disparu d'Amazon, ces derniers prétextant un problème technique. Ben boyons.

Histoire d'être encore plus minable, EA menace de bannir les joueurs qui critiquent le système de protection du jeu.

Donc, vous faites un bon jeu, et puis vous dépensez une fortune pour ajouter quelquechose qui en réduit la valeur, n'empêche malgré tout pas le piratage, emmerde copieusement tous vos clients, puis vous les menacez histoire de faire bonne mesure. C'est moi ou bien c'est complètement crétin comme politique commerciale ?

Tant pis pour eux, ils se prennent une class action de la part des consommateurs. Fallait pas faire chier.

Le parlement européen met le paquet... à la poubelle

Mercredi 24 septembre 2008

Finalement, la loi Hapodi pourrait être revue: Le Parlement européen s'est prononcé contre la coupure de connexion et aussi contre le filtrage généralisé d'internet.

Mieux que ça, les « états membres doivent s'assurer que les autorités compétentes ne puissent mandater une technologie qui faciliterait la surveillance des internautes, comme une technologie qui enregistrerait ou surveillerait les actions de l'utilisateur et / ou interfèrerait avec l'activité du réseau pour le bénéfice d'une tierce partie »

Donc non seulement ces possibilités sont rejetées, mais en prime les Etats doivent s'assurer qu'il ne sera pas possible de surveiller les internautes, interférer avec leurs communications, filtrer internet ou couper la connexion au profit d'intérêts privés (Lisez: industriels du disque et du cinéma).

Ouf ! On respire.

Bon, reste à voir dans la pratique comment sera transcrite en loi française cette directive européenne.

Le système des brevets

Mardi 23 septembre 2008

Vous le savez - je vous en parle régulièrement - il y a quelquechose de pourri dans le système des brevets.

Mais quand les employés eux-mêmes du bureau européen des brevets (EPO) se mettent en grève, on se dit qu'il y a vraiment un problème. Ils protestent contre la pression qu'on leur met pour accepter un maximum de brevets, et ainsi faire rentrer plus d'argent.

Y'a pas de quoi être surpris...

(Plus d'information chez TheRegister)

Le système d'exploitation de Google

Mardi 23 septembre 2008

Google voit grand, Google veut tout faire. Mais discrètement.

Google a embauché Guido Van Rossum, le créateur du langage Python (un langage de programmation en vogue, qui a servi à créer BitTorrent).
Google - promis promis - n'était pas en train de travailler sur son propre navigateur. Mais bon Chrome est sorti.
Google - promis promis - ne travaille pas sur un système d'exploitation... mais ils ont quand même sorti Android, un système d'exploitaton pour téléphones portables (SmartPhones).

Au contraire d'Apple qui vérouille totalement son iPhone (vous ne pouvez même pas installer votre propre programme dessus), Google opte pour la voie de l'opensource: N'importe qui peut développer un logiciel et l'installer sur son téléphone.

Google est une gigantesque machine commerciale, mais ils ont compris comment bénéficier du monde opensource: Stimuler le développement d'applications sur leur plateforme. Plus il y aura d'applications, plus leur système sera commercialement intéressant. Sans compter qu'Android est basé sur des couches opensource: Linux, SQLite, OpenGL (qui est maintenant opensource), Webkit, FreeType...

Et visiblement les premiers utilisateurs en sont très contents.

Que sont les SmartPhones, au final ? Des ordinateurs miniatures. Vue l'architecture d'Android, je ne vois pas ce qui empêcherait Google de porter son système d'exploitation sur PC.


PS: Pour préciser un peu les choses, le premier téléphone en question est le "Dream" fabriqué par HTC, équipé du système Android de Google et commercialisé par l'opérateur T-Mobile (sous la dénomination "T-Mobile G1") pour le prix de 179 dollars (environ 120€) avec 2 ans d'abonnement. Même si le système de Google est ouvert, le téléphone est SIMlocké à T-Mobile (tout comme l'iPhone l'est à Orange pour la France, et AT&T pour les USA). Ceci dit, T-Mobile accepte de vous le dé-locker au bout de 90 jours.

PS bis: Apple fait vraiment chier les développeurs. Déjà, vous devez payer pour avoir le droit de développer une application pour l'iPhone, et signer des NDA (contrat vous interdisant de diffuser certaines informations fournies par Apple). Ensuite, vous devez soumettre votre logiciel à Apple qui peut décider de l'accepter... ou non. Et sous un délai d'une semaine. Et même si Apple l'a accepté, il peut le retirer à tout moment. Et toute nouvelle version de votre logiciel doit être à nouveau soumise à Apple. Et Apple semble être en train de virer tous les logiciels qu'il n'aime pas, surtout ceux qui entre en concurrence avec ses propres applications.
Bref, si Google continue la politique d'ouverture d'Android, je connais un paquet de monde qui va quitter Apple.

PS ter: Voilà le site officiel pour le lancement du téléphone: PS bis: t-mobileg1.com

Usenet est en voie de disparition

Lundi 22 septembre 2008

Internet, ce n'est pas que le web. Il y a aussi Usenet.

Usenet est une sorte de groupe de discussion mondial, avec des dizaines de milliers de groupes. Les sujets vont de la politique à la musique en passant par l'aquariophilie, la cryptographie ou la médecine. Usenet (aussi appellé "newsgroups") est apparu 10 ans avant le web, et il est véritablement très riche. Il représente une masse d'information phénoménale avec des millions de discussions. Pour illustrer, il n'est pas rare que certains problèmes techniques que j'ai eu en informatique n'aient trouvé leur solution que grâce aux réponses des newsgroups.

En principe, chaque fournisseur d'accès tient à la disposition de ses clients un serveur Usenet, contenant plus ou moins de groupes. (En France, ceux de Free étaient parmis les mieux fournis avec plus de 30000 groupes). On y accède avec un logiciel spécialisé ou avec la plupart des logiciels d'email.

Pourtant toute cette richesse est sur le point de passer à la poubelle grâce aux bon soins des industriels de la culture. Pourquoi ? Parceque récemment, des musiques et films "piratés" ont été distribués dans certains groupes (principalement la branche alt.binaries). Par peur de procès, certains fournisseurs d'accès commencent à fermer certains groupes. Et par fénéantise, certains mauvais FAI se contentent de couper complètement leurs serveurs Usenet, comme vient de le faire Comcast (un FAI américain). Et il y a fort à parier que la pratique va se répandre.

Donc, à cause d'une poignée de groupes distribuant de manière illégale de la musique et des films, ce sont des centaines de milliers de groupes contenant des millions de discussions qui risquent de passer à la trappe.

Usenet risque de se réduire comme une peau de chagrin. Pour accéder à Usenet, il faudra alors payer (on trouve quelques services payant d'accès à Usenet), ou passer par Google Groups (qui n'est rien d'autre qu'une interface web vers Usenet).

Toute cette masse de connaissance qui passe progressivement à la trappe, c'est du gâchis.


PS: Un internaute (Patrice Chevée) me fait remarquer que certains FAI français ont déjà abandonné Usenet, comme le Neuf ou AOL. C'est moche.

Articles en CreativeCommons

Vendredi 19 septembre 2008

J'ai décidé de passer tous les billets de cette rubrique en CreativeCommons.

CreativeCommons ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, les CreativeCommons sont des contrats d'utilisation qui s'ajoutent au droit d'auteur ("copyright" chez les anglophones). Vous pouvez librement choisir de publier vos oeuvres (textes, images, musiques, vidéos...) sous CreativeCommons ou non. C'est gratuit, ça ne coûte rien.

  • Avec le droit d'auteur "standard", quelqu'un qui veut réutiliser une création a l'obligation de demander l'accord de l'auteur.
  • Avec les CreativeCommons, il y a une autorisation implicite: N'importe qui est libre de réutiliser une oeuvre tant que certaines conditions sont respectées.

Il existe plusieurs "conditions spéciales" spécifiques aux CreativeCommons qu'on peut combiner:

  • by (By) : Tout travail dérivé doit mentionner l'auteur original.
  • nc (Non-commercial): Utilisation non commerciale de l'oeuvre seulement (L'utilisation commerciale nécessite l'autorisation de l'auteur).
  • sa (Share alike): L'oeuvre dérivée doit être partagée sous les mêmes conditions.
  • nd (No derivative work): L'oeuvre peut être recopiée tel quel, mais pas modifiée (par exemple sur une photo, pas de recadrage ou de retouche).

L'auteur peut également stipuler des clause supplémentaires.

L'utilisation des CreativeCommon ne diminue en rien les droits d'auteur sur une oeuvre et n'empêche pas une exploitation commerciale.

Pourquoi ?

J'ai fait ce choix pour plusieurs raisons:

  • Cela facilite la diffusion d'information, puisque implicitement tout le monde peut reproduire mes textes. Donc ça peut aider les gens à être mieux informés.

  • « Standing on the shoulders of giants ». Notre culture, notre science et notre technologie se construit à partir de ce qui existe déjà. C'est une manière d'y contribuer, d'apporter sa petite pierre à l'édifice.

  • Vu que pour reproduire mes articles il est obligatoire de mentionner l'adresse de mon site, ça me fait de la pub ;-)

Mais...

Mais. Il y a toujours un mais.

Je ne suis pas avocat. Je ne peux pas être certain de bien saisir toutes les implications des CreativeCommons.

On trouve diverses critiques sur les CC, mais j'aurais pour le moment tendance à les considérer encore comme positives. L'avenir nous dira si c'était une bonne idée...

Anti-microsoftisme du jour

Vendredi 19 septembre 2008

Microsoft a donc décidé de dépenser 300 millions de dollars pour convaincre tout le monde que - si si - Vista c'est bien.

Premier jet: Campagne "Mojave" qui consiste à montrer Vista (mais ne pas laisser utiliser !) à des utilisateurs débutants et leur faire croire que c'est la prochaine version de Windows. Accueil mitigé.

Second jet: Campagne de pub prétenduement humouristique avec Jerry Seinfeld et Bill Gates (Tiens, il n'est pas censé s'être retiré de Microsoft ?). Gros flop.

Troisième jet: Campagne de pub « Windows. La vie sans les murs. » ("Life without walls").

Un ponte de Microsoft commente cette campagne: « A la base, le rôle de Windows est de permettre à chacun d'entre nous, en tant qu'individu, de vivre nos vies sans murs. Je veux pouvoir travailler quand je veux travailler, jouer quand je veux jouer. Je veux communiquer et échanger avec mes amis, ma famille et mes collègues ».

Sauf que quand je veux communiquer des documents avec mes collègues, ça ne marche pas parcequ'ils n'ont pas la même version d'Office (.doc/.docx...).
Sauf que quand je fais des schémas avec Visio, personne ne peut les relire sans acheter aussi Visio, parceque Visio est un format fermé et non documenté.
Sauf que pendant des années, Microsoft a refusé de communiquer le format de ses fichiers (Word, Excel...) et ses protocoles (partage de fichiers...) qui auraient permis l'échange "sans murs".
Sauf que quand je veux travailler, Windows me dit qu'il va se bloquer complètement si je ne l'active pas.
Sauf que si j'ai un problème matériel et que je suis obligé de changer de disque dur, de carte graphique ou de carte mère, Windows me traite de pirate et bloque l'ordinateur.
Sauf que quand j'achète des musiques sur internet, Windows m'interdit de les mettre sur mon baladeur MP3 ou sur un autre ordinateur.
Sauf que si je convertis mes propres CD en format numérique avec les outils fournis par Microsoft (WMP), je ne peux pas les échanger avec ma famille ou mes amis à cause des DRM, ni même les écouter sur un autre ordinateur m'appartenant.
Sauf que quand j'achète un PC, Microsoft a fait tout son possible pour que j'ai beaucoup de mal à en trouver avec d'autres systèmes d'exploitation.
Sauf que quand je veux communiquer avec mes amis ou ma famille, Microsoft utilise des protocoles et formats qui sont fermés et incompatibles (protocole fermé MSN, non-support du ssh...)
Sauf que quand j'achète un jeu Microsoft, Microsoft s'est arrangé pour que ça ne fonctionne que sous certaines versions de Windows.
Sauf que Microsoft attaque en justice ou menace ceux qui crééent des logiciels compatibles avec les logiciels ou formats Microsoft (FAT32, OpenXML, les 235 brevets soit-disant violés par Linux, .Net...)
Sauf que si je change d'ordinateur, Microsoft a fait ce qu'il faut pour que je ne puisse pas installer mon exemplaire Windows sur le nouvel ordinateur malgré le fait que je l'ai payé.


Mais à par ça, le but de Windows est de permettre une vie "sans murs", hein ? Curieux, parce qu'il me semble que Microsoft a justement dépensé beaucoup d'énergie à établir tout un tas de murs.


PS: C'est moi ou bien il y a vraiment quelquechose de limite malsain dans le fait que Microsoft utilise des pingouins dans ses pubs ? Y'a un message caché ?

PS 2: Vous connaissez peut-être la blague anti-microsoft classique: « In a world without walls, who need Windows and Gates ? ». Est-ce que la campagne de Microsoft est un clin d'oeil à ça ?

Edvige: La suite

Jeudi 18 septembre 2008

La République a écouté. La République a amendé Edvige, disent-ils. Fin des problèmes ? Pas vraiment.

Le nouvel Edvige prétend ne pas ficher les orientations sexuelles et informations médicales, mais conserve les "activités publiques" (sic), les "données relatives à l'environnement de la personne", les "photographies et comportement". Autrement dit un bon gros fourre-tout assez vaste pour y mettre n'importe quoi.

Et on continue à ficher les citoyens dès l'âge de 13 ans.

Ah oui, les préfectures pourront aussi monter leur petit fichier local, chacune de leur côté.

Diverses insultes me viennent à l'esprit, mais je me contenterai de dire que ce n'est pas digne d'une démocratie.

Anti-Microsoftisme du jour

Jeudi 18 septembre 2008

Bon je sais, c'est gratuit comme méchanceté, mais bon...

< niluje> windows est payant, pas linux, ça prouve bien que windows est mieux.
< Clex> Ben niluje, quitte ta femme et va aux putes.

(Source: bashfr.org)

Le grand méchant internet

Mardi 16 septembre 2008

Dans la série « Le Grand Méchant Internet »

Après les terroristes qui planquent des messages dans des images porno,
après les terroristes qui vendent des MP3 piratés pour financer les attentats,

toujours plus crédible, voici: Les terroristes qui utilisent WOW pour planifier leur attaque. Prochainement dans tous les mauvais cinémas.

Décidément, internet c'est un grand méchant. Faudrait vraiment fliquer tout ça. Quand on pense que ces terroristes pourraient aussi utiliser des lettres ou le téléphone pour communiquer, ou - pire ! - se réunir dans leur salle-à-manger. C'est affreux. Faudrait vraiment mettre des caméras chez tout le monde.

:-) Satisfaction du jour

Lundi 15 septembre 2008

J'ai pris l'habitude - quand j'arrive à régler un problème sur ordinateur - de faire une petite documentation et de la publier (sur mon site ou sur CCM). Déjà parceque ça me permet de résoudre plus facilement le problème s'il se re-présente, mais aussi parce que ça peut potentiellement aider d'autres personnes.

Je dis potentiellement, parceque souvent on se dit que la probablité que ça intéresse quelqu'un d'autre frise le zéro absolu. Et on se trompe.

Exemple: Ma page qui explique comment compiler des extensions C/C++ pour Python sans utiliser de compilateur Microsoft. Oui j'imagine bien que c'est du chinois pour la plupart d'entre vous, et franchement, j'étais certain que ça n'intéresserait personne à part moi.

Erreur !... ma page est citée dans presque tous les groupes de discussion Python, les forums et - comble de satisfaction - même mentionnée dans la dernière édition du livre "Python Cookbook" chez les prestigieuses éditions O'Reilly (ça fait plaisir).

Ne sous-estimez jamais la valeur d'une documentation, si petite soit-elle. Même si vous la jugez incomplète, imprécise, trop courte, insignifiante ou trop spécialisée, publiez-la. Elle aidera forcément quelqu'un un jour ou l'autre.

Aucune contribution n'est insignifiante. C'est quelquechose que les nouveaux contributeurs (Wikipedia, CCM...) ont du mal à saisir, et qui les fait souvent hésiter. Foncez ! Pas grave si vous faites des erreurs. Personne n'est parfait. Il y aura sûrement des internautes qui vous aideront à corriger vos erreurs. Et vous pourriez même apprendre des choses en même temps.

Non seulement publier des articles vous obligera à formaliser ce que vous pensez et clarifier vos idées, mais en plus cela d'aidera d'autres internautes et vous apprendrez de nouvelles choses grâce aux internautes qui corrigeront vos erreurs et complèteront votre article.

Nul n'est censé ignorer la loi

Dimanche 14 septembre 2008

Nul n'est censé ignorer la loi... sauf qu'en Californie, pour pouvoir consulter la loi, il faut payer.

Un type qui avait mis à disposition ces lois gratuitement s'est même vu attaquer en justice par l'état... pour violation de copyright (droit d'auteur) !

C'est pas déjà l'argent du contribuable qui a servi à édifier ces lois ?

Vraiment n'importe quoi.

:-) Utiliser internet pour monter un film

Samedi 13 septembre 2008

Vous êtes un réalisateur. Vous avez des idées, du talent. Vous voulez adapter le livre d'un auteur connu au cinéma, mais vous n'avez pas moyen de le contacter. Utilisez internet !

Mathieu Ratthe, un réalisateur canadien, a très envie d'adapter le livre "Le talisman" de Stephen King pour le cinéma. Plutôt que de tergiverser, il a une idée: Utiliser internet pour montrer son talent de réalisateur. Il a donc adapté une scène du livre en 4 minutes de film, tourné en deux jours.
Par là, non seulement il montre à l'auteur ce qu'il est capable de faire et la vision qu'il a de l'oeuvre, mais en prime il est encensé par les internautes.

Bien vu.

Le numéro que vous avez demandé n'est pas disponible actuellement

Mercredi 10 septembre 2008

Si vous vous demandez comment le phishing ça peut marcher aussi bien, j'ai la réponse.

Hallucinant.